Pékin, ville sportive

Publiée le 27/09/2019
Du 21/09 au 25/09. Après 3 semaines (déjà !) passées en Mongolie, il est temps d’avancer vers le 2nd chapitre du voyage. Changement de cap, direction la Chine. Nous passons du pays le moins densément peuplé au monde, au pays le plus peuplé au monde, tout simplement.

Long Way to Beijing

Billets facilement trouvés à la gare d’Oulan Bator pour la première partie du trajet. Départ ce Vendredi 17h00 de UB, direction Zamyn Uud. Train de nuit en « Slow sleepers », puisque les couchettes de 6 sont déjà remplies au moment où nous achetons le billet. Nous commencerons donc tranquillement, surtout que nous ne sommes que tous les deux dans la cabine, cool. Pas loin de 700km de trajet, arrivée prévue le lendemain à 7h20. Tout ça pour 13€ !

Pour info, pour les trains de nuits, plusieurs catégories :
  • Hard seaters : Siège classique. Le moins cher, mais pas confortable non plus pour passer une nuit.
  • Hard sleepers : La catégorie intermédiaire, une couchette dans des compartiments de 6, généralement sans portes.
  • Slow sleepers : Un peu plus cher, cabines de 4 couchettes, parfois climatisées.
  • Après suivant les trains, des cabines privées existent. Voir même des places « debout » pour le tarif le moins cher.

Après une nuit pas si mauvaise, L’arrivée se fait dans les temps à Zamyn Uud. 

Direction le Sud Est

Nous n’avons que 10min pour trouver notre bus, qui nous fera passer la frontière. Là encore, trouvé sans problème, mais petit stress dû au timing serré. Finalement le bus ne partira qu’une heure plus tard, le temps que les mongols engloutissent des petits déjeuners spéciaux : Bouteille de lait avec des pâtes dedans. 8h30 donc, départ vers la frontière. Passage de frontière sans encombre, même si nous faisons patienter les autres passagers du bus. Nos vérifications ont pris plus de temps que les leurs, et le chauffeur venait nous presser à la sortie du poste frontière. Au final, nous arrivons à Erlian à 11h30. 3h00 pour 10km !

Il faut maintenant trouver comment se rendre à Pékin. A peine sortis du bus, les rabatteurs sont là. Nous prenons le temps d’aller à la gare, mais pas de trains aujourd’hui. Ça sera donc un bus de nuit, départ 16h00, arrivée prévue Dimanche 7h00 à Pékin. Enfin c’est ce qu’on a cru comprendre grâce au traducteur téléchargé sur nos portables. Ça a l’air de pas trop mal fonctionner.

Autant le train couchette ne représentait pas une expérience inédite pour nous, mais le bus couchette si. Petite appréhension donc. Après s’être déchaussés – c’est la règle dans ce type de bus – nous prenons place sur nos lits attitrés. Confort et propreté à revoir. 

Bus tout confort

Mais surtout, petite frayeur à l’arrivée au premier péage. Un policier monte dans le bus. Il check quelques passeports chinois : tout est ok. Il lève la tête vers le fond du bus, donc vers nous. Il se met à parler très fort, et fermement, mais on ne capte rien. Pas plus nous que les 2 autres étrangers du bus (Une allemande et un argentin). Il est flippant avec son masque qui lui couvre le visage. Il nous fait descendre – il faut donc se rechausser – et nous amène jusqu’au poste. Là, finalement, l’ambiance se détend, malgré la présence dans la pièce de dizaines d’armes de guerres et autres instruments de torture. Simple vérification de passeports. On est reparti.

Finalement pas une si mauvaise nuit, encore. Ceci malgré les arrêts fréquents par de nouveaux policiers, sur les dents. Peut être 4 ou 5 arrêts sur l’ensemble du trajet. A priori, les vérifications, déjà nombreuses en temps normal, sont plus fréquentes du fait de l’imminence du 70ème anniversaire du régime communiste, le 1er Octobre. On en fera les frais à Pékin.

L’arrivée se fera vers 6h00 du matin le Dimanche. La nuit n’a pas été horrible, mais le cumul de celle-ci avec celle dans le train la veille commence à nous peser. Il est trop tôt pour déposer nos sacs chez Dan Dan, notre logeuse à Pékin. Du coup, direction le McDo pour un petit déjeuner pas trop chinois, mais réconfortant, et pour un brin de toilette nécessaire.

Pékin n’a qu’à bien se tenir, nous sommes là ! Après 37h00 de trajet …

Petit aparté sur les « manières » des Chinois. Nous en avions entendu parler, et nous n’avons pas mis longtemps à le constater. Ici, on se racle la gorge, on crache, on pète et on rote sans se faire discret. Et pas forcément en extérieur : Le sol du hall d’attente de la gare routière peut en témoigner. Va-t-on s’y faire ? 

Nous déposons nos sacs chez Dan Dan en fin de matinée ce Dimanche, avant de repartir découvrir le quartier, et manger. Premier choc dans le restaurant, nous commandons 2 plats et une assiette de riz au soja. La serveuse nous dit « Not too much ? ». Non, « very hungry ! ». On se demande pourquoi cette question de sa part, jusqu’au moment de recevoir les plats. Avec la taille des portions, nos 3 plats pouvaient nourrir 6 personnes, pour 10€ à peine. Du coup, doggy bag. Ça nous fera les 3 prochains repas.

Grosse faim

En Chine, au restaurant, la coutume est de commander énormément de plats. Ils ne les finissent jamais, car cela pourrait mettre mal à l’aise le restaurateur, ou l’hôte. En effet, ce dernier aurait peur que vous n’ayez pas assez à manger, d’où la taille des parts. C’est comme cela qu’on a vu, en une heure au restaurant, des kilos de nourritures gaspillés.

14h00, nous sommes crevés, les restes du long voyage de ces deux dernières nuits. Petite sieste, et coup de mou pour Anaïs. Pékin attendra Lundi.

A l’assaut de Beijing

Comme expliqué plus haut, la semaine de congés annuelle des Chinois – du 1er au 7 Octobre – approche à grand pas. Cette année est encore plus spéciale puisque c’est aussi le 70ème anniversaire du régime. Cela va nous contraindre dans la visite de la capitale puisque les trains sont tous complets à partir de Vendredi, jusqu’au milieu de semaine prochaine et on n’a pas franchement envie de rester ici 10 jours ! Nous devrons donc quitter Pékin Jeudi soir, en train de nuit, vers Pingyao. Pas de bol, seuls les hards seats sont disponibles.

Tout ça nous laissera 2 jours pour visiter Pékin, et 2 jours pour la muraille de Chine.

N’oubliez pas, ici, souriez car vous êtes filmés 🎥 Les caméras sont partout. Les contrôles des sacs aussi sont partout : chaque entrée de métro, chaque site touristique. Impressionnant.

Premier point noir, encore dû aux festivités à venir, la Cité Interdite porte bien son nom lors de notre passage. Celle-ci est fermée jusqu’au défilé militaire du 1er Octobre. Tant pis, nous la visiterons de l’extérieur ! Premier point de vue depuis le parc Jinshang, juste au Nord de la cité.

Entrée du parc Jinshang
La Cité Interdite !
En bas du parc, l'entrée Nord de la Cité

Nous arrivons à nous faufiler ensuite devant la porte principale, avec Mao qui nous surveille. En plus des caméras, ça fait beaucoup !

Mao

Nous essayons d’en voir plus en passant par les jardins, dont l’ombre des arbres nous soulage de la chaleur déjà bien présente ce matin. Au final, on arrive devant la 3ème porte, qui est la réelle entrée. Ce n’est que l’entrée mais c’est déjà imposant.

Jardins de la Cité Interdite
Anaïs devant l'entrée principale

Nous en restons là pour la fameuse cité interdite. Sur notre faim. De quoi nous donner envie de revenir un jour ?

Nous continuons la visite en traversant la place Tiananmen. Sur le chemin, nous passons à travers quelques hutongs : quartiers typiques chinois faits d’habitations en brique grise, et bâties sur un système de cours intérieures. 

Hutong
Hutong

Tiananmen : Plus grande place du monde (40ha). C’est effectivement très grand, mais nous ne sommes pas charmés.

Tiananmen
Non ces gens ne font pas la queue ...

Fin d’après-midi. Direction un endroit plus calme et frais. Le Temple du Ciel. C’est ici que se faisaient les rites et sacrifices pour rendre hommage au Ciel, et le prier de donner de bonnes récoltes. 

Temple du Ciel
Temple du Ciel
Temple du Ciel

Second point « manières » des Chinois : Ils nous prennent en photo, dans la rue. On en avait entendu parler également, mais c’est déconcertant. A priori, ils n’ont pas l’habitude de voir des européens.

Ils font ça de façon plus ou moins discrète. Certains nous demandent l'autorisation mais très peu. 

Tous les sites sont à côté dans le centre de Pékin. Sauf qu’on n’avait pas vraiment bien apprécié les distances. Au final, on finit la journée avec 30km au compteur selon le podomètre. Notre plus grosse journée depuis le départ. Dodo, pour repartir de plus belle demain.

Palais d’été, canard laqué et sport local

Après les 30km d’hier, on a décidé de faire plus light (on finira à 15km tout de même) quitte à zapper quelques visites. L’important reste de profiter. Ce matin direction le Palais d’été de Pékin. Situé à l’extérieur du centre-ville, il était la résidence des empereurs de Chine, en été, pour s’éloigner de la chaleur de Pékin. Même bénéfice pour nous : Les 30°C des rues pékinoises ne nous manquent pas !

Le palais d’été est donc un grand jardin impérial s’articulant autour du lac Kunming. Il est parsemé de temples entre lesquels nous nous baladons. Il restera notre plus gros coup de cœur dans la capitale chinoise.

Palais d'été
Palais d'été
Palais d'été
Palais d'été

Après cette matinée tranquille, retour dans le centre pour déguster le tant attendu canard laqué de Pékin. Bon mais (très) gras : Il faut en effet manger la peau grillée pour que le goût soit au top.

Canard laqué

Pour la fin de journée, nous visitons le temple des Lamas. Magnifique temple tibétain, au calme.

Les croyants viennent y brûler 3 bâtons d’encens devant chacun des lieux de prières, le parc est donc tout enfumé, ce qui donne une atmosphère spéciale à ce lieu.

Temple des lamas
Temple des lamas

Nous tombons en pleine prière. Une 30aine de lamas sont ici, en train de prier et de chanter. L’atmosphère est toujours aussi magique.

Temple des lamas

Pour finir la journée en beauté, petite déambulation dans de nouveaux hutongs, pour tomber sur l’esplanade entre la tour de la cloche et la tour du tambour. Sur l’esplanade, deux Chinoises jouent à un jeu qui ressemble à du badminton, mais au pied. Allez, on s’y met !

Pas facile au début, surtout pour Anaïs. Les innombrables années de football de Tanguy lui ont permis d’appréhender plus facilement ce sport. Après quelques loupés pour tous les deux, les échanges se font de plus en plus sympas avec ces deux chinoises professionnelles.

PS : Regardez la vidéo jusqu'au bout ;)

Ce sport s’appelle en fait le Jianzi. De quoi compenser le canard laqué 👍

Après cette séance de sport, nous rentrons nous reposer, demain la muraille de Chine est au programme.

1 commentaire

BouliJunior

Alala, ces chinois ...

  • il y a 3 semaines