En vol pour Venise

Publiée le 25/05/2022
Une longue journée de voyage

De Troyes à Venise

Nous profitons de la sélection de trois œuvres de Michel pour le projet ARTBOX en marge de la Biennale de Venise, pour aller découvrir cette ville. Contrairement à mon habitude, je n'ai pratiquement rien préparé de ce séjour de 5 jours, l'idée étant surtout de flâner et nous immerger dans cette ville bâtie sur l'eau.

Notre vol est à 18 h 50, mais Easyjet conseille d'arriver 3 heures à l'avance. Comme nous n'avons qu'une confiance modérée dans la capacité de la SNCF de respecter ses horaires, nous prenons le train de 10 h 45, qui arrive à 12 H 20, gare de L'Est. Bien sûr, il arrive à l'heure ! Notre brasserie préférée dans la gare a été réquisitionnée par la Croix Rouge, pour accueillir les réfugiés d'Ukraine, nous semble-t-il. Nous sortons et optons pour la Brasserie de la Gare de l'Est. Nous sommes impressionnés par le ballet des serveurs, qui ont l'œil à tout et ne font jamais attendre. En plus, c'est bon !

Nous nous rendons à pied gare du Nord, achetons nos billets et nous dirigeons vers les quais. Super, il y a une rame sous 4 minutes et c'est un train direct. (c'est fou comme tout se déroule bien quand on n'est pas pressés !) Peu de monde dans le train, surtout des employés de l'aéroport. Idem pour le hall 2B, il ne reste rien de la foule d'avant le Covid... 

On ne me l'avait jamais faite, celle-là !

Première formalité : passage de la sécurité. C'est toujours un moment stressant, car on doit quitter des yeux ses biens les plus précieux, y compris son passeport. Vite, je me débarrasse de ma bouteille d'eau, à peine touchée et nous sommes dirigés vers le couloir 5. Les smartphones, ordis, tablettes doivent être mis dans un bac distinct, il faut mettre en évidence ses produits liquides et crèmes de moins de 100 ml et parois enlever ses chaussures. Je dépose mes biens sur le tapis roulant, ils avancent tout doucement et je me dirige vers le portique de détection de métaux. Un garde me demande d'enlever aussi a veste, je la mets dans un nouveau bac, quelques mètres après le reste. Je passe de l'autre côté, récupère mon sac, puis mon ordi qui a pris un chemin différent. Et j'attends ma veste. Et j'attends... Je signale son absence aux employés, on me dit que si ça ne fait pas une demi-heure, c'est normal. Heu, il n'y a pas tant de monde, quand même. Je fais des allées et venues, je retourne vers le portique et fait part de ma mésaventure. Ils sont préoccupés par la panne du scanner et je me dis que c'est peut-être ma veste qui bloque. Que nenni ! Du coup, on me conseille d'aller voir au bout des autres tapis roulants, il arrive que certains bacs soient déposés de l'autre côté. Rien au numéro 3, mais mon attention est attirée par un bac esseulé qui attend au bout du numéro 1 !!!! Comment est-il arrivé là ? Mystère, mais je suis soulagée, car nous voyageons très légers pour éviter de mettre un bagage en soute et je n'ai pas d'autre veste...

A l'aéroport

Nous avons largement le temps de prendre un goûter et de nous pencher sérieusement sur la façon dont nous allons rejoindre l'appartement que nous avons loué dans le quartier de Castello. Trois possibilités s'offrent à nous :

Prendre un bateau-taxi privé, qui nous emmènera au quai le plus proche en 30 minutes environ ;Prendre le bateau de la Blue Line, pour un trajet d'environ 1 h 20 jusqu'à San Zaccaria ;Prendre un bus jusqu'à Piazzale Roma, puis le vaporetto 5.1 toujours jusqu'à San Zaccaria.Un peu avant l'heure de l'embarquement, on nous rappelle que le port du masque est obligatoire et que seuls les FFP2 étaient autorisés. L'information m'avait échappé (à supposer que je l'aie eue...). J'avais bien pris des masques chirurgicaux en plus de mes masques tissus, mais pas des FFP2. Heureusement, Michel en a sur lui. Nous voyons de nombreux voyageurs rebrousser chemin pour aller vite en acheter.

L'embarquement est très long, à cause d'un retard dans le débarquement des précédents voyageurs. Du coup, nous décollons avec 30 minutes de retard et nous n'arriverons qu'à 21 h au lieu de 20 h 30. Aie, le prochain bateau Blue Line est à 21 h 20 et le suivant 1 h après seulement.

A Venise

Le vol se passe bien, juste un passage de turbulences orageuses. Nous réussissons à obtenir les deux derniers sandwiches panini, ils n'ont manifestement pas eu le temps de réapprovisionner. Ai-je précisé que nous voyagions avec Easy Jet ? Dans l'ensemble, nous en sommes satisfaits, mais il faut être conscients que nous recevons un service minimum.

Dans l'aérogare d'arrivée, la Blue Line est bien fléchée, mais quand nous arrivons à l'entrée du couloir qui mène à l'embarcadère, on nous annonce 10 minutes de trajet. Ouille, ouille, ouille, il est 21 h 16 ! Je me dis que c'est mort, mais Michel interroge une famille qui court dans cette direction et qui nous confirme qu'ils vont tenter leur chance. Alors, on se met aussi à courir, et 1 mn après, le temps de trajet est passé à 8 mn. Nous atteignons notre but à 21 h 22 et il reste encore une longue file de voyageurs. J'achète nos 2 tickets (15 € chaque) et nous nous présentons en avant-derniers au ponton. Ouf !

Vers 22 h 45, nous débarquons et nous voilà partis dans les ruelles pour rejoindre notre apart à 600 m. Même pas de souci avec le code de la porte, ni celui de la boite à clés, nous prenons possession des lieux et ne tardons pas à nous mettre sur le lit - pas sous la couette, car il fait très chaud !

Venise de Nuit
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