Road Trip dans le désert de Gobi

Publiée le 20/09/2019
Du 13/09 au 19/09. L’incontournable de notre séjour en Mongolie : Le désert de Gobi.

Nous avons réservé un trip, avec chauffeur et guide, auprès d’une guesthouse. Nous pensions trouver d’autres personnes pour joindre l’excursion, cependant, nous ne sommes pas sur le programme classique, ni sur des dates très demandées. Ce sera donc un tour privé : le porte-monnaie fait la gueule, mais nous serons libres d’ajuster les visites, les stops photos, etc. Seuls maitres à bord.

Voici donc le récit, jour par jour, de notre semaine désertique.

Day 1. 13/09. Tsagaan Suvarga..

Oulan Bator, Vendredi matin, 9h00. Quelque part près de Peace Avenue. 2°C dans l’air, l’automne se manifeste sur la capitale.

Après avoir contournés une école, nous repérons de loin notre premier compagnon de voyage. Etant en « private trip », nous pensions avoir à faire à un 4x4 classique, mais surprise, l’UAZ russe se dévoile. Construit dans les années 60, ce minibus de 9 places est surtout un véhicule tout terrain utilisé à l’époque par l’armée russe, dans les conditions les plus extrêmes. Selon notre driver, le van est plutôt paresseux sur route, mais une fois sur les pistes désertiques, il se révèle performant et parfois même confortable. Aujourd’hui, il affiche 18 400 km au compteur. Pas de chiffre des centaines de milliers sur ces vieux véhicules. A chacun son estimation.

Notre van pour ces 7 jours

Le démarrage s’avère capricieux. Cela nous laisse le temps d’apprivoiser nos autres compagnons de route, humains cette fois. Le driver est une vieille connaissance : Lhagvaa (prononcez Logwa), 35 ans et chauffeur depuis 10ans est le mari de Hogy, gérante de la guesthouse dans laquelle nous avons passé nos toutes premières nuits à Oulan Bator.

Notre guide, Min – son vrai nom est Myagmardorj, imprononçable – est un jeune ingénieur de 25 ans, en cours de questionnements sur son avenir. Premiers sourires lorsque l’on comprend qu’il est ingénieur en Génie Civil, comme Tanguy.

5ème tentative, le van démarre finalement, ça promet. Après s’être faufilés avec succès à travers les embouteillages, les pauses techniques s’enchainent : courses, essence, péage. L’impatience grandit.

Nous étions prévenus, cette première journée sera longue. Arrivée sur les lieux de notre première étape prévue pour 16h00. Sur la route, le paysage défile, les troupeaux de vaches, moutons et chevaux également. A midi, pause déjeuner. Au menu, Gyulash. Du riz, des légumes et, pour changer, du mouton. Peu à peu, les steppes verdoyantes et vallonées de la Mongolie centrale laissent place à de grandes plaines, de plus en plus plates, dont la végétation se rapproche du jaune ou de l’ocre par endroits. Premiers troupeaux de chameaux, nous sommes enfin aux portes du désert de Gobi.

Paysages verdoyants du nord de Gobi
Paysages désertiques de Gobi

15h30, peu après avoir franchis la petite ville de Mandalgovi, nous bifurquons à gauche. Le chauffeur passe en mode « Off Road ». Des airs de déjà vus pour nous. Les souvenirs du 4L Trophy refont surface. 

Pour ceux qui n'ont pas vu notre vidéo du 4l Trophy ou ceux qui veulent la revoir

Clique Ici

20km plus tard, les formations du Tsagaan Suvarga surgissent de l’horizon. Tsagaan Suvarga, cela veut dire les Stupas blanches en référence aux constructions bouddhistes (voir article de Kharkhorin).

Arrivée sur Tsagaan Suvarga

Il y a plusieurs millions d’années, cette partie de Gobi était une mer. Ces structures formées avec le temps par l’érosion, sont les anciens fonds marins. Les couches rocheuses aux couleurs différentes sont en réalité les dépôts sédimentaires successifs découverts par l’effet du vent #BacSVT =)

On arpente ce site pendant un peu plus d’une heure. De nouvelles couleurs apparaissent sans cesse, le soleil couchant les intensifie. C’est magnifique. Ce mot reviendra tous les jours de ce trip !

Tsagaan Suvarga
Anaïs contemple le paysage
Le Corcovado ?

Ce soir, comme tous les soirs, nous dormirons chez une famille nomade. Pour le coup, nous sommes en plein désert, et nos hôtes sont éleveurs de chameaux. L’accueil, comme partout, se fait avec le Süütei tsai. Petite spécificité locale : ce sera au lait de chamelle. Toujours pas convaincus.

Min nous expliquera que le Süütei tsai peut se faire avec le lait de chameaux, de vaches, ou de chèvre. Mais pas de juments. Le goût salé vient de l’eau puisée dans le sous-sol : celle-ci est très minéralisée.

Outre le bon repas concocté par Min – il est guide, cuistot et interprète –, l’autre bonne surprise de la soirée est la rencontre de deux Français, avec qui nous avions partagés un petit déjeuner chez Gaya l’autre jour. Ils sont sur la fin de leur tour. Leurs récits nous mettent l’eau à la bouche pour la suite. Assez surprenant de se retrouver ici au milieu de rien.

Les chameaux, la lune et rien d'autre !

Le repas du soir, partagé avec Min et Lhagvaa, nous permet d’en apprendre plus à propos du désert de Gobi, son histoire et nos visites. Mais également sur la vie quotidienne des Mongols. Ce soir, pêle-mêle, quelques infos intéressantes :

Les sports préférés des mongols sont le judo et la lutte, ainsi que la boxe.

L’hiver les températures descendent jusqu’à -25°C, voire -40°C la nuit. La plupart des nomades dont les bêtes ne survivent pas viennent habiter à Oulan Bator, et ne repartent jamais. D’où la surpopulation de la capitale.

Time to sleep.

Day 2. 14/09. Yolyn Am.

Debout 7h30. Petit déj : Œufs, Jambon, Pain, Nutella (le vrai, au grand dam des 2 Français, nos voisins de yourte). Min is god <3.

Départ 9h00. Secoués de bon matin par la piste, nous croisons nos premières gazelles. Insaisissables. Min nous explique que la région de Gobi regorge d’animaux sauvages, dont de nombreuses espèces sont en danger : Antilopes Saïga, Léopards des neiges, Ours de Gobi (il n’en reste qu’une 20aine).

Ce matin, Lhagvaa a laissé sa place de DJ à Min. La pop mongole on connait, merci. Grande surprise quand il passe ses musiques Françaises, au nombre de 2 : Nirvana de Doc Gynéco, et un titre de Angèle. Mélange improbable. Min nous confie adorer aussi le rappeur « Le Fouène ». La Fouine, en fait.

Cela tombe bien, nous avons préparé pas mal de playlists pour notre long périple. Aussi, plus tard, Tanguy jouera sa playlist de rap Français. Ma Benz de NTM et La vallée de Dana de Manau ont trouvé leur public.

Nous retrouvons l’asphalte dans la matinée. Toujours autant de troupeaux sur la route. Et, au milieu de nulle part, un bébé brebis égaré. Au loin, Min repère une yourte et un troupeau. Mission sauvetage, on embarque la bête.

Sauvetage réussi !!

Quelques kms plus loin, même scénario, mais avec un jeune chameau perdu au milieu de la route. Nous ne pourrons pas l’embarquer cette fois.

Midi, arrivée à Dalanzadgad, plus grande ville du désert. 20 000 habitants. Magnifique panorama en arrivant sur la ville.

Arrivée sur Dalanzadgad

Au menu, hachis parmentier de … mouton. Au fait, on a pris le pli pour s’alimenter sereinement en voyage : Limiter les crudités, surtout si la peau est encore dessus. L’expérience =)

Par contre, tu as bien l’air con quand t’essayes d’éplucher la tomate qui est dans ton assiette et que les regards interrogatifs des locaux se posent sur toi.

14h00, entrée dans le Gobi Gurvansaikhan National Park, du nom des montagnes environnantes. Depuis Dalanzadgad, nous nous rapprochons des montagnes. Finalement, après avoir franchi les portes de l’espace naturel protégé, nous entamons une descente périlleuse vers le canyon de Yolyn Am. L’UAZ est dans son élément.

14h30, A nous de jouer. Dès le départ de la randonnée, rencontre avec notre premier vrai troupeau de Yaks. Certains sont impressionnants.

Yaks

Le canyon de Yolyn Am tient son nom des gypaètes barbus (Yol en mongol) qui y résident. Nous en apercevons, mais trop loin pour nos talents de photographes amateurs. Le canyon est balayé par les vents. En son centre, une bonne partie de la rivière ne voit jamais la couleur du soleil. Il fait très froid ! La glace ne fond pas avant Juillet ici.

Bluffés par la beauté du paysage, et par la hauteur des falaises qui nous surplombent. Nous resterons, malgré le froid, une bonne partie de l’après-midi.

Entrée dans le canyon
Canyon
Canyon
Canyon

Nouvelle soirée chez des nomades, dans la plaine, surplombée par les montagnes. Ces camps sont touristiques et moins authentiques que lorsque nous étions dans la famille près de Kharkhorin. Par contre, bonne surprise, la yourte est chauffée !

Départ tôt demain, les dunes nous attendent.

Vue depuis notre yourte !

Day 3. 15/09. Khongor Dunes.

Ce matin, réveil 6h00. « No more roads » nous prévient Lhagvaa. On ne le sait pas encore, mais nous ne retrouverons l’asphalte que dans deux jours. Ça va secouer.

Nous roulons toute la matinée sur des pistes cabossées. Impossible de lire, ou d’écrire nos impressions. Le temps peut paraitre long, mais il suffit de regarder dehors pour se sentir loin de tout et ne plus y penser. Vers 10h00, nous longeons les premières dunes de sable. L’arrivée se rapproche. 

Tanguy pose avec l'UAZ

Pas si vite. Min nous apprend que les dunes de Khongor font 100km de long, par 20km de large par endroit. Le point le plus impressionnant, l’endroit où nous nous rendons, est à l’extrémité opposée. Même une fois la grande dune en vue, il restera une bonne heure de piste pour l’atteindre.

Midi, nous y sommes enfin.

Khongor Dunes
Agame à tête de crapaud très présents dans le désert de Gobi

Nous sommes chanceux, puisque, en ce weekend de Septembre, c’est le festival annuel des Dunes. Au programme, courses de moto et voitures dans le sable, en mode Paris-Dakar. Pause déjeuner devant ce spectacle.

Déjeuner devant la course de vioture
Course de voiture
Voiture retournée

Après ce spectacle, direction le pied des dunes principales, où une course vient de se terminer. Le but, gravir la dune de gauche, longer la crète puis redescendre la seconde dune. La dune fait 300m mètres de haut – 3 fois la dune du Pilat –, avec des inclinaisons à 75°. Le vainqueur réalise le parcours en 12 minutes. Noté, nous tenterons de faire mieux ce soir lorsque nous la gravirons à notre tour.

En attendant, nous nous installons dans notre camp pour la nuit prochaine, chez de nouveaux éleveurs de chameaux. Ils nous proposent une balade digestive.

Les yourtes ici ne passent pas l’hiver, conditions trop extrêmes. L’activité d’éleveur de chameaux est mineure par rapport aux revenus liés au tourisme.

Balade en chameaux

17h00. Il est temps de filer vers la dune si nous voulons être en haut pour le coucher de soleil. Arrivés au pied, Min nous annonce le temps moyen pour la montée : 1 heure !? Ouch, ça va être hard.

Anaïs et Min prennent de l'avance dans la montée
Pas si simple !

Au cours de la montée, Anaïs, à bout de souffle, lâche un « Sa Race ! C’est dur ». Min se retourne : « What is Sa Race ? ». C’est maintenant son expression française favorite. Pas très classe, mais très marrant, surtout lorsque l’on rencontre d’autres Français. La traduction mongole : Pista. Plus tard, on lui apprendra des expressions plus correctes. Le « bon appétit » et le « parfait » sont bien enregistrés.

Au final, 48min 24sec pour atteindre le sommet. Pas trop mal. Sans faire trop de pauses, la demi-heure est jouable. Cerise sur le gâteau, Min sort des bières (presque) fraîches de son sac pour fêter cette victoire ! Min is god (bis) =)

Tanguy récompensé

On apprend que l’été, il peut faire jusqu’à 40°C. La montée ne peut pas se faire pieds nus tellement le sable brûle.

Nous resterons au sommet jusqu’au coucher du soleil. Le temps notamment d’apercevoir une personne se faire prendre en photo avec un drapeau breton. Ni une ni deux, Tanguy part à sa rencontre : Un rennais de Cesson Sévigné ! Le monde est petit. Nous passerons nos derniers moments sur la dune avec nos compatriotes. Min, au lieu de les saluer, leur adresse un magnifique : « Sa Race ! », tout fier.

Quel chauvin ! #LesBretonsSontPartout
En haut de la dune
En haut de la dune
En haut de la dune
En haut de la dune
En haut de la dune

Il fait froid, le soleil a disparu sous l’horizon, nous amorçons la descente. Le dernier en bas fera le repas !

Au final, Tanguy finit dernier après un coup de traitre d’Anaïs. Min, en grand professionnel, fera tout de même le repas : Pâtes, sauce tomate, fromage. Pas très mongol, mais assez réconfortant.

Nouvelle belle soirée avec nos acolytes, qui vient clôturer la meilleure journée de ce séjour mongol.

Quelques nouvelles informations glanées sur les Mongols : Ils apprécient beaucoup les Russes et les Coréens, par contre les Chinois n’ont pas la cote ici. 

Day 4. 16/09. Bayanzag, Flamming Cliffs.

Ce matin, petit déjeuner sans salé, va falloir faire les courses ! Heureusement le nutella fait le job pour nous. Lhagvaa mange, de son côté, le reste des Khuushuurs dans du thé.

Aujourd’hui douche, Yes ! Au bout de 4 jours ça fait du bien. Les douches sont situées dans une petite ville, dont le nom nous échappe, elles servent aux locaux qui vivent dans les yourtes : 0,60€ les 30 minutes. L’eau ne coule pas à flot, mais elle est chaude c’est déjà ça.

Ce midi, nous mangeons dans la mairie de la ville. Au menu, du poulet ! Décidément journée incroyable : Douche + Pas de moutons. Combo gagnant.

On recroise nos bretons après manger. Min les salue : « Sa Race guys ! »

14h30, nous découvrons notre yourte pour la nuit, avec vue sur une forêt de Saxaul. Ce sont des petits arbustes, dont le nom mongol est Zag. D’où le nom du site « Bayanzag », qui veut dire riche en Saxaul.

La forêt, que de belles plantes ....
Forêt de Saxaul
Forêt, en fond les Flammings Cliffs

L’appel de la forêt nous emportera plusieurs heures. Le soleil commençant à décliner, nous nous rappelons au souvenir de notre guide pour nous diriger vers les fameuses falaises enflammées. Et effectivement, là encore, un magnifique paysage s’offre à nous. 

Flammings Cliffs
Flammings Cliffs
Flammings Cliffs
Flammings Cliffs

A l’instar de la veille, nous trainons dans les parages jusqu’au coucher de soleil. Le rouge des falaises se faisant plus intense lorsque les rayons du soleil sont rasants. Le nom de Flammings Cliffs a été donné par le paléontologue Roy Chapman Andrews, qui a découvert par ici les premiers os et œufs de dinosaures, dans les années 20.

Flammings Cliffs
Flammings Cliffs
Flammings Cliffs

De retour au camp, nous ne nous éternisons pas ce soir. Demain, longue journée encore. 7h de piste au programme.

Day 5. 17/09. Baga Gazriin Chuluu.

Comme prévu, encore un réveil matinal, en vue des longues heures de route nous attendent. Pas grand-chose à voir, si ce n’est d’immenses plaines rocailleuses à perte de vue.

Restaurant de luxe à midi : Min sort ses ustensiles à l’arrière du camion. Après manger, on a tous besoin de se dégourdir un peu : Volley. Tout ça au milieu de nulle part, c’en est irréel.

L'équipe au complet
Volley

Tout à coup, au milieu de l’après-midi, surgissent de nulle part, des formations rocheuses imposantes. Là encore, il reste une bonne heure de piste avant d’atteindre l’objectif. Alors que le désert a laissé place à de nouvelles plaines plus vertes, le canyon de granit détonne et donne du relief au paysage.

C’est parti pour une grimpette dans ce dédale de roches, propices à de belles photos. Peu après avoir pénétré le canyon, nous croisons les ruines d’un ancien monastère, détruit par les Russes, qui ont massacrés la plupart des lamas méditant dans le temple.

Faille
Roches

Sur les sommets rocheux, des ovoo (cairns) servent de support aux tissus à prières. Ils sont constitués d’un tas de pierres, avec au centre un bâton censé permettre de communiquer avec les esprits. Dans les pratiques chamaniques, des offrandes sont réalisées au pied des ovoo.

Ovoo

Après avoir arpentés une partie de Baga Gazriin Chuluu, nous nous arrêtons devant une grotte dans laquelle vivraient des loups pendant l’hiver.

Grotte

Ce soir, nouveau camp de nomades, un peu plus loin derrière les monts rocheux. D’autres formations sont proches du camp. Elles sont moins impressionnantes mais nous permettent de tester nos capacités en escalade. L’objectif : se poser sur un rocher haut perché, lire et se reposer.

Un peu de grimpette

Mais avant cela, nous sommes invités à entrer dans la yourte principale du camp. Le chauffeur nous dit que nous sommes chanceux, en rigolant, bizarre.

Et là, le choc, il y a une bonne 20aine de mongols agglutinées, un mouton grillé à qui il manque deux pâtes, pas mal de bouteilles de vodka, de l’aïrag. Un mariage.

Alors que les chants s’élèvent dans la yourte, nous sommes invités à tout goûter. Compliqué de refuser. Nous sommes quelque peu mal à l’aise, surtout au moment où l’on nous donne un bol de soupe couleur rouge sang, avec des morceaux de moutons. Enfin des morceaux de gras de mouton, pas un seul morceau de viande là-dedans ! Lhagvva est ravi et enchaîne les vodkas, Min est lui moins enchanté. Après s’être extirpés, il nous confiera ne pas apprécier les vieilles coutumes de la campagne. Il mène une vie plus « occidentalisée », à Oulan Bator.

La soirée finira assez tôt pour nos hôtes, il faut dire qu’ils tournent à la vodka depuis le petit matin. Notre chauffeur aura une bonne gueule de bois au départ le lendemain.

Demain, nous retrouvons l’asphalte, et sortons de Gobi.

Day 6. 18/09. Terelj National Park.

Gobi, c'est fini ♬


Réveil difficile pour notre chauffeur ce matin. Cependant, nous partons (presque) à l'heure.

Aujourd'hui, nous remontons vers le Nord Est, direction le Terelj National Park. Nous passons en une journée des pistes désertiques aux vallées arborées.  Après une dernière heure de piste, la route est là, nos derrières n'ont plus à s'en faire :)

Avant d'atteindre la route, nous croisons de nouveau des gazelles. Insaisissables, encore. Pourtant elles courent normalement moins vite à cette époque de l'année. Le rude hiver qui les attend les oblige à stocker de la graisse. Au printemps, elles sont plus vivaces et peuvent courir jusqu'à 65 km/h.

Ce nouveau long trajet est encore une fois l'occasion d'en apprendre plus sur ce pays surprenant et ses habitants. Nouvelle leçon de culture mongole :

Ici service militaire obligatoire, 1an. Et pas question de l'esquiver, ils sont fiers de leur armée et de servir leur pays.

Autre funny fact : nous roulons tranquille quand, en pleine steppe, un chantier. Ils construisent une statue de Bouddha d'une 20aine de mètres de haut. Min nous explique que pour limiter l'expansion et la pollution à UB, l'état lance la construction de villes nouvelles non loin de la capitale. Ici donc, dans quelques années, vivront plusieurs milliers d'habitants. Les villes nouvelles commencent toujours par la construction d'un Bouddha selon notre guide.

Une ville en construction près de UB

Enfin, toujours à propos de la capitale : les femmes enceintes se font prescrire des arrêts maladie hors de la capitale pour éviter que leurs bébés ne subissent les effets de la pollution. L'hiver c'est irrespirable.

Après manger, nous rencontrons des paysages plus montagneux, nous sommes proches du Parc National. Le nom de Terelj veut dire Rhododendrons. 

Premier jour ici, nous découvrons la vallée de Turtle Rock, un énorme rocher en forme de tortue, les anglophones auront compris sans l'explication :) 24 mètres de hauteur, nous l'avons gravi jusque sous la tête de l'animal.

Grosse tortue
Grosse tortue

Direction ensuite le fond de la vallée, dans lequel est niché le centre de méditation d'Aryaval. De loin, ses escaliers ressemblent à une trompe d'éléphant.

Aryaval
Aryaval
Aryaval
Aryaval

Ce soir camp grand luxe : des prises électriques ! Parfait, l'appareil photo à bien besoin d'être rechargé. Dernière soirée du trip, au top au coin du poêle à bois.

Day 7. 19/09. Terelj National Park.

Dernière nuit froide malgré le chauffage au moment de dormir. Le feu ne tiendra qu'une partie de la nuit. Le soleil vient nous caresser le visage à la sortie de la yourte.
Le bonheur.

Ce matin, balade à cheval avec nos hôtes. Nous remontons la rivière pendant 2 bonnes heures. À mi chemin, un spectacle étonnant : les restes d'un décor de film au pied d'un mont rocheux. C'est un remake d'un camp de barbares à l'époque du grand Gengis Kahn. 

Balade à cheval

Nous continuons dans le même registre avec la visite de la plus grande statue équestre au monde. Gengis - toujours lui - trône à 40 mètres de haut sur les plaines mongoles.

Gengis
Gengis
Deux beaux gosses

Cette statue est érigée en 2008 en l'honneur du 800ème anniversaire de la création de l'empire mongol par le héros national. Pourquoi ici ? La légende raconte que l'empereur aurait trouvé ici, en rentrant d'une de ses conquêtes, une cravache en or (que l'on retrouve sur la statue)

Gengis

Retour sur UB après le déjeuner. Dernières heures de route pour se remémorer cette semaine durant laquelle on en aura pris plein la vue. 
Superbe expérience 👍
Le voyage continue, les souvenirs resteront.


La Chine nous appelle ! 

Nouvelle mission avant de pouvoir se reposer : réussir à acheter nos billets de train pour Zamyn Uud en Mongolie, puis de bus pour Erlian à la frontière Chinoise. L'occasion de liquider nos Tugruks restants. En effet, la monnaie mongole ne sort pas du pays, impossible de l'échanger ailleurs qu'ici.

Chose faite : Départ Vendredi 20/09 16h30, Arrivée à Erlian Samedi matin. Nous aviserons là bas pour le moyen de rallier Pékin. Objectif , arriver dimanche matin au plus tard dans la capitale Chinoise !

En espérant ne pas se faire recaler à la frontière.


Allez, Bayartai !

1 commentaire

BouliJunior

Et pendant ce temps là, les Jaunes et Verts ont poutré les Rouges et Noirs !!!!

  • il y a 4 semaines