Il fait chaud, il fait lourd, on en prend plein les yeux, le nez et les oreilles. Cela sature vite quand on n’a pas l’habitude. Il nous faut changer de standards, changer de langue, changer de monnaie et changer notre façon de penser. Colombo nous accueille avec ses embouteillages odorants et bruyants, son bord de mer prisé et venté. Un vent agréable, épais et chargé de sel qui insiste à se poser dans les petits restaurants qui longent la plage. Un train bondé longe la plage tout les quarts d’heure. Les premières rencontres a priori désintéressés ne le sont pas toujours. La première guest house en revanche ouvre les enfants sur ces discussions improbables entre un voyageur hollandais et une réfugiée Iranienne, entre un physicien suedo-indien et un allemand créateur d’animés….
Notre première journée fut riche en découvertes.
La grasse mat jusqu’à 11h fut nécessaire pour nous remettre de nos émotions et du décalage horaire. Nous commençons la visite de Colombo par un marché flottant désert et une déconvenue d’ampleur : cette ville n’est pas faite pour se découvrir à pied… Alors nous grimpons à l’arrière de 2 three wheels ou tuk-tuks pour deux heures de temples colorés, de marchés bondés et de mosquées fermées. Entre indouisme, bouddhisme, christianisme et islam, les srilankais tentent de jongler subtilement d’une religion à l’autre et nous avec. Il nous faudra encore qqes semaines pour comprendre les subtilités des fresques sculptées sur les temples.