La nuit fut chaude et mauvaise mais c est en forme que nous nous reveillons ( bizarrement). Ne sachant pas de quoi la journée sera faite coté repas, on opte pour se faire un bon petit dej salé ( mais sans cheddar evidemment puisque d aucuns preferent se le manger en douce).
Une bonne douche plus tard nous voila sur les motos.Le ciel est un peu voilé et la temperature retombée à 14.Ca ne durera pas...
On embarque un gros sac avec maillots de bains ,sandalettes et eau et hop direction Bonifacio, tout au sud de l ile.Comme d hab pas question de prendre les grandes routes, on prend les chemins de chevres...d ailleurs à part des chats on ne croise aucun des animaux dont la legende corse peuple les petites routes du maquis..pour l instant...Adieu veaux vaches cochons - sauvages - ? A voir, autant rester prudents...toutes ces petites routes qui serpentent dans la montagne sont plutot en excellent etat et ca c est une bonne surprise.Peu de circulation, de multiples virages et au detour de superbes vues, parfois sur la mer...On voit egalement beaucoup de chenes lieges qui sont visiblement mis à contribution de leur prodigieuse écorse...
On rallie Bonifacio en 1h20.Grosse bourgade, hyper touristique , connue pour ses celebres bouches ( pas celles à nourrir, celles dans les falaises).La ville a bien changé depuis notre memorable passage en fevrier 91 ou 92, là oû le vent marin a failli nous renverser nous et notre moto de l époque....Maintenant la ville haute, parée d un haut et solide rempart, comporte de multiples parking dont certains interdits aux motos qui ont les leur propres. Apres quelques hésitations nous nous garons donc mais nous retrouvons quelques minutes plus tard Thierry et Josefa qui nous proposent de suite de nous garer dans le parking privé de leur hotel.Ainsi fut fait....
Et c est parti pour une découverte de la vieille ville à pied.Il est aux alentours de 9h30, pas trop de monde...De faisons de longs stops pour discuter ( toujours quelques choses à dire ou raconter, c est ça l avantage des rencontres toutes fraiches...et comme ils sont au moins aussi bavards que nous...) bref , nous cheminons tout en admirant ce paysage de falaises blanches et de mer bleue...on dirait un peu Etretat...mais sous 24 degres ( donc pas vraiment Etretat)....Heureusement, la brise marine nous rafraichit..Elle va meme nous permettre d aller marcher le long de la falaise nous eloignant ainsi du centre...Au loin on voit maintenant que la circulation se densifie...et que les bouchons se forment...Nous profiterons donc d un espace assez isolé - le touriste n est pas marcheur c est bien connu- pendant quelques kilometres d une sympatique balade tout en continuant nos echanges verbaux...
Puis nous revenons vers la vielle ville et nous nous retrouvons maintenant dans une foule pas compact mais bien fournie, qui deambule dans ces rues étroites bordees de hautes maisons de pierre aux escaliers interieurs vertigineux ...Comme dans toutes ces villes touristiques, beaucoup de restaurants proposant une authentique cuisine corse, avec force fromage et charcuterie ( qu on trouve particumierement salée)....Il parait que si toute la charcuterie vendue sous cette baniere etait vraiment corse, les cochons rempliraient tout l espace disponible sur l Ile...bref, nous preferons nous arreter à un bar ( blablater ca donne soif).
Puis il est temps pour nos amis de reprendre leurs affaires à l hotel, et d en trouver un autre pour le soir, ailleurs sur la route menant à Bastia, qu ils doivent rallier samedi soir pour prendre leur ferry de retour ( nous ce sera une semaine apres).
Thierry et Josepha ( qui bizarrement se fait aussi appeler Pepita🤔) ne sont pas de grands rouleurs et sont presque - j ai bien dit presque - admiratifs de nos 12 000 kms par an à moto...Aussi ils optent pour un hotel à Porto Vecchio situé à 29 kms de Bonifacio...Ils nous proposent de les accompagner dans cette direction...ok mais on rallonge un peu le trajet en ne prenant pas la route directe leur dit on. Banco, c est parti pour...40 kms 😃
Ils nous suivent donc d abord sur de grandes routes bien roulantes puis sur de toutes petites bien virolantes...Ils adorent nous diront ils au premier arret...parfait!
10 kms avant Porto Vecchio j avise sur notre gauche une grande terrasse à l ombre qui semble etre un restaurant.Il est 14h l heure d une pause...Cela s averera etre le restaurant d un golf, salle tout en fraicheur et courant d air frais ideal pour un bon repas! Le patron est tres sympa et nous dejeunerons joyeusement dans ce tres bel et verdoyant environnement....
16h30 arrive, il est temps de laisser nos amis filer ( il leur reste 4 kms...) vers leur hotel doté d une piscine, dont ils nous proposent de beneficier mais nous déclinons cette offre genereuse car nous il nous reste 62 kms et surtout 1h30 de route....avec passage d un col à 850 metres - on part du bord de mer- et de minuscules routes en lacets...Pas de temps à perdre à aller barboter!
Une nouvelle fois, nous apprecions beaucoup ce trajet ( montagnes, garrigues, vue sur le golf de Porto Vecchio au loin) , sans circulation et dans la fraicheur de l altitude. Que de villages isolés où il ne fait pas bon d oublier le pain...pas de commerce autour et une route tellement sinueuse....On arrivera vers 18h30 à Sartene, pour realiser qu on n a absolument pas utilisé le contenu du sac à dos trimbalé toute la journée...logistique à revoir...