En quittant Nuwara Eliya, nous n’avions pas encore pris conscience que nous étions dans les cordes. La descente sinueuse parmi les cascades et les champs de thé nous enchantait encore. Le bus aux sièges déchaussés et à la conduite sportive un peu moins. L’arrivée à Kandy dans son effervescence de bruits, d’odeurs et de couleurs nous a un peu agressés. L’averse intense qui a suivi nous a douchés. Mais c’est la longue route compliquée vers notre guest house qui nous a achevés.
Perchés sur les hauteurs de l’ancienne capitale Sri-lankaise, avec des seaux de pluie qui tombent à intervalles réguliers, on se dit qu’on en demande peut-être un peu trop aux enfants. Que ce voyage soit une initiation à l’aventure, c’est bien, mais leur offrir un peu de confort c’est aussi très important.
Alors nous changeons les plans, nous remettons Kandy à plus tard (ou jamais) pour filer vers les plages du Nord et le soleil.
Cette mise à jour nous redonne le moral et on se remet à profiter du lieu et de ses avantages. La guest house perdue et froide devient un lieu de rencontres improbables avec le sosie indien de Pierre Niney, de découvertes inattendues et de discussions tardives.
En voyage, il faut toujours essayer d’écouter ses envies. Bien nous en a pris, dommage pour Kandy !