Aujourd'hui... Aujourd'hui, c'était dur. Les données techniques le montrent. Il y a eu du vent. De face. Alors... oui, vent de face... c'est laborieux. Et puis, aujourd'hui... c'est dimanche. Le dimanche est toujours un mauvais jour pour les itinérants du matin. Car le dimanche matin est plein de fêtards alcoolisés... Par exemple, ce matin, à 6h00, des pneus de voitures crissaient et on entendait des coups de frein à main et des klaxons... Vous pensez bien que j'ai décalé mon départ. Jusqu'à ce que soit libérée la piste. La piste après ça était déserte. Les animaux sont arrivés un peu plus tard. Et les promeneurs et les cyclistes aussi. C'est à cette occasion que j'ai compris que les hommes avancent plus rapidement que les femmes. Quand les cyclistes m'ont doublée. Et pour certains, aussi chargés que moi.
Enfin... Bref... Je suis à présent chez ma tatie. Elle comprend que j'ai pu penser à elle le premier jour.
Départ : 6h25
Arrivée : 12h43
Vitesse moyenne : 7,2 km/h (incroyable!)
Distance parcourue : 62,8 km
Distance cumulée : 152,8 km
Animaux croisés : écrevisse, crabes, lapin, chevaux, taureaux, flamands roses dont un en plein vol, martins pêcheurs, rouges-queues, chardonnerets élégants, moineaux, mouettes, guêpiers,et d'autres oiseaux dont je ne connais pas le nom, limaces, escargots.
Pauses : deux. Une pause baignade au Grau du Roi. C'était extraordinaire. J'ai demandé l'autorisation d'attacher mon vélo à une paillotte. J'ai attaché mon vélo. J'ai pris mon téléphone, mes clés. Je suis allée sur la plage. Je me suis déshabillée. Je suis entrée dans l'eau (comme une nymphe). Je suis ressortie. Je me suis rhabillée. Je suis repartie. Ouah! L'autre pause était une pause Mars et ça repart. Pour repartir. Et ça a fonctionné.
Le courage de l'écrevisse.
L'humaine a vu l'écrevisse. Elle l'a prise pour un scorpion géant. Elle a fait un détour. L'écrevisse a vu l'humaine. En vélo qui plus est. L'écrevisse a arrêté sa course. Elle a relevé ses pattes de devant.. On a pu croire qu'elle se prosternait. Il n'en est rien. Elle était prête à attaquer.
Le marché : soudainement, à la Grande Motte, un marché s'est dressé autour de moi. Il y avait des centaines de personnes. Des jeunes et des vieilles. Avec des poussettes, avec des caddies. J'ai dû descendre de mon vélo.