Cette étape est marquée encore une fois par la lenteur... Si je n'ai pas eu de courbatures, j'ai bien mal à l'épaule et au genou. Mais pas celui de l'année dernière. L'autre. Ma technique est de le solliciter au moins, en allant lentement. Ce qui fonctionne. J'ai moins mal.
Cette étape est marquée également par mon arrivée au canal du midi. Quelle joie! Enfin, les chemins de halage et les platanes rêvés! Il y a aussi des raidillons. Traitres. Le premier m'a eue. J'ai posé pied à terre, d'autant plus que j'évite absolument de forcer sur les genoux. Pour les suivants, j'ai adopté une technique. Eh oui.
Et sinon... les grands riens du voyage! Lorsque j'ai besoin de régler ma selle, je sollicite une force masculine car la mienne ne suffit pas. Le monsieur que j'ai arrêté était cycliste. Il m'a parlé de cyclotourisme. Bon. Moi je ne trouve pas que je sois une cyclotouriste. Enfin. Nous avons réglé ensemble la selle. Il m'a donné ses tuyaux pour les douleurs... Du flector... J'attends l'ordonnance de mon médecin. J'étais tellement contente que j'ai chanté pendant une heure et que je n'ai pas eu mal de toute l'étape. Et puis il y a eu cet autre monsieur qui m'a arrêtée pour me montrer le tunnel de Malpas. Une merveille. Le tunnel. Le monsieur était très gentil et très exalté. Il portait un tee-shirt rouge.
Et Capestang.... C'est vraiment très agréable. L'accueil au camping, à la médiathèque d'où j'écris.
Départ : 6h23
Arrivée : 10h46
Vitesse moyenne : 8,7 km/h
Distance parcourue : 38,3 km
Distance cumulée : 261,6 km
Dénivelé positif : 500 m (?)
Animaux croisés : très peu d'animaux. Un lapin. Un héron pourpré. Magnifique.
12h30. Camping municipal de Capestang. Une femme en maillot de bain une pièce bleu métallique se dirige vers les toilettes. Elle a dans sa main un rouleau de papier toilette. Elle a aussi son téléphone. Mais ça, on ne le sait pas encore. Elle regarde d'un oeil dépité la personne qui la suit. Elle préfèrerait être seule. La personne qui la suit aussi. C'est la vie. La femme en maillot de bain une pièce bleu métallique entre dans les toilettes et ferme la porte. Cinq secondes passent. La femme commence à chanter. Puis c'est son téléphone qui chante. à son tour Dans la chanson, il est question d'honnêteté et de grandes valeurs humaines. C'est une chanson rétro. On entend d'autres bruits aussi. Puis la femme sort, se lave les mains et disparait.
Il n'y a pas de papier toilette au camping.