Je reviens tout juste de ma dernière escapade, et j'ai encore les saveurs du Périgord en bouche et le vert de ses paysages dans les yeux. Parfois, on cherche le dépaysement à l'autre bout du monde, alors qu'il se cache juste là, à quelques heures de route. J'ai passé 3 jours au Pays de Bergerac, et je vous le dis tout de suite : c'était une bouffée d'oxygène, un retour à l'essentiel. C'est la France généreuse, authentique et pleine de charme. Allez, je vous ouvre mon carnet de notes et je vous raconte tout, dans les moindres détails !
J'ai quitté la ville et son agitation. Progressivement, les autoroutes ont laissé place à de jolies routes de campagne. Le genre de routes où on a envie de baisser la vitre pour sentir l'odeur de l'herbe coupée et du foin chaud. Le paysage s'est transformé en une succession de douces collines, de vignobles impeccablement alignés et de belles maisons en pierre dorée. C'est là que le voyage commence vraiment.
Pour ce séjour, j'avais envie de me faire un petit plaisir. J'ai donc déniché une chambre d'hôtes de luxe qui était bien plus qu'un simple lit. C'était un véritable havre de paix. Imaginez : le silence absolu, juste le chant des oiseaux au réveil, une vue sur un parc magnifique et l'odeur du café frais qui monte des cuisines. Les propriétaires, charmants, m'ont tout de suite donné leurs petites adresses secrètes.
L'après-midi, sur leurs conseils, direction le Château de Monbazillac. Quelle claque ! Ce château, posé comme une couronne sur sa colline, domine un océan de vignes. J'ai adoré la fraîcheur des vieilles pierres à l'intérieur. Et la vue depuis la terrasse est à couper le souffle. On voit toute la vallée de la Dordogne qui serpente au loin. La visite s'est terminée par une dégustation du fameux vin liquoreux. Ce goût de miel et de fruits confits... un pur délice !
Mon anecdote du jour : le soir, les propriétaires de ma chambre d'hôtes m'ont parlé d'un petit marché de producteurs dans un village voisin. J'y suis allé par curiosité. Quelle ambiance ! Des guirlandes lumineuses, de la musique, et des grandes tablées où tout le monde se mélange. Je me suis installé à côté d'une famille du coin. On a partagé une assiette de magret grillé et de pommes de terre sarladaises qui cuisaient dans d'immenses poêles. Ces pommes de terre revenues dans la graisse de canard avec de l'ail et du persil, c'est une tuerie ! On a discuté, on a ri. C'est pour ces moments de partage si simples et si vrais que j'aime tant voyager.
Le deuxième jour, j'ai mis mon chapeau d'explorateur du temps. La région est un véritable trésor pour les amoureux d'histoire. Elle regorge de bastides, ces villages fortifiés du Moyen Âge. J'ai commencé par Monpazier, qui est officiellement l'un des « Plus Beaux Villages de France ». Et ce titre n'est pas volé ! Je me suis garé à l'extérieur et j'ai franchi l'une des portes fortifiées. J'ai eu l'impression de basculer dans une autre époque. La place centrale, avec ses arcades qu'on appelle ici cornières, est d'une harmonie parfaite. Je me suis assis à la terrasse d'un café, j'ai fermé les yeux et j'ai imaginé l'agitation des marchands il y a 700 ans.
Pour bien organiser ma journée et ne rater aucune pépite, j'avais jeté un œil sur le site de l'office de tourisme. Il est très bien fait et m'a aidé à découvrir tous les trésors de Bergerac et ses alentours. Grâce à ça, j'ai aussi poussé jusqu'à Issigeac. C'est un village médiéval complètement différent, un joyeux labyrinthe de ruelles tortueuses et de maisons à colombages qui penchent un peu. C'est un charme fou !
Ce que j'ai moins aimé ? Forcément, des lieux aussi beaux attirent du monde. Mon petit conseil de vieux baroudeur : visitez ces villages le matin, à la fraîche. Entre 9h et 11h, vous les aurez presque pour vous tout seul. Vous entendrez vos pas résonner sur les pavés, et la magie sera encore plus forte.
Pour mon dernier jour, j'avais besoin de calme et de nature. J'ai donc rejoint les quais de Bergerac pour une balade en gabarre. Ce sont ces bateaux traditionnels en bois, à fond plat, qui transportaient autrefois les marchandises sur la Dordogne. C'est une expérience que je vous recommande les yeux fermés. Le bateau glisse sans un bruit sur l'eau. On se laisse porter. Le guide, un passionné, nous a raconté mille histoires sur la vie des bateliers, les guerres, les châteaux qu'on aperçoit sur les berges. C'est une façon si douce de découvrir le paysage.
Avant de prendre la route du retour, une dernière étape s'imposait : le marché de Bergerac. C'est une institution ! Les étals débordent de couleurs et d'odeurs. Des montagnes de fraises, des paniers de cèpes, des pyramides de noix du Périgord... J'ai fait le plein de bonnes choses. Mon coup de cœur absolu, c'est ma rencontre avec un petit producteur de fromage de chèvre. Il m'a fait goûter son cabécou, qui était d'une douceur incroyable. On a discuté pendant dix minutes. Il m'a parlé de ses bêtes, de son travail, avec une flamme dans les yeux. C'est ça, la vraie richesse d'un terroir.
Alors, ce week-end en Pays de Bergerac ? C'était bien plus qu'une simple visite. C'était une parenthèse, une reconnexion. J'ai adoré la beauté des paysages, la richesse folle du patrimoine et, bien sûr, la gentillesse des gens et la générosité de la cuisine. C'est la destination idéale pour couper avec le quotidien. On y mange bien, on y dort bien, on s'y sent bien.
Si vous cherchez un endroit qui a une âme, où chaque pierre, chaque plat et chaque sourire raconte une histoire, alors n'hésitez plus. Foncez découvrir ce petit coin de paradis.