Mardi 14 octobre 2025
Salim ayant été embauché par les Japonaises, il m'a envoyé un collègue qui m'emmène à la compagnie de bus. Là, tout le monde est aux petits soins pour moi. Le bus est très bien, avec la clim un peu trop froide comme toujours, une écharpe s'impose. Il part à l'heure et arrive à l'heure, à 15 H comme prévu.
Je prends un tuk-tuk jusqu'au Nilambag Palace Hotel, un ancien palais du Maharadjah. Le bâtiment est impressionnant et surtout l'immense parc qui l'entoure. Et que dire de la piscine ronde entourée de colonnes !
Je m'installe tranquillement dans l'annexe où les chambres sont grandes, très simples et surtout bien meilleur marché que dans le palais.
Au dîner, je peux tout de même profiter de la magnifique salle à manger du palais. En regardant le menu, j'apprends que le Gujarat est un état "sec" où l'alcool est interdit. Je crois me souvenir que c'était déjà le cas il y a 45 ans.
Mercredi 15 octobre 2025
Je fais appeler un tuk tuk par la réception pour aller au temple de Takhteshwar, dédié à Shiva, situé sur une colline d'où l'on a une belle vue sur la ville. Le tuk tuk ne peut pas se garer près du temple, le conducteur va m'accompagner au sommet .
En redescendant, j'admire les murs peints représentant Shiva.
Nous allons ensuite sur le marché où mon tuk tuk m'abandonne. j'en trouverai facilement un au retour car tout le monde connaît le Nilambag Palace. Je vais déambuler dans une rue commerçante au milieu d'une foule dense. C'est bientôt la fête de Diwali, les vendeuses de décorations chatoyantes sont nombreuses. J'adore flâner ainsi dans les quartiers populaires.
Je vais me reposer tout l'après-midi, profiter de la piscine et me coucher tôt car demain mon réveil sonne à 5 H. Je vais visiter le site de Palitana, un ensemble de temples Jaïn situé au sommet d'une montagne. Il m'avait émerveillée en 1978 lors de mon premier voyage en Inde. Il a malheureusement été touché par le tremblement de terre de 2001 qui a frappé le Gujarat et je souhaite voir ce qu'il en reste actuellement.
Jeudi 16 octobre 2025
J'ai commandé une voiture avec chauffeur pour aller à Palitana. Elle arrive avant 6 H. Le chauffeur est un vieil homme qui ne parle pas un mot d'anglais et qui n'est pas très aimable. Nous partons dans la nuit. Il faut compter 2 heures de route, rythmées par les coups de klaxon de mon chauffeur. A cette heure, il n'y a pas trop de circulation et la route est excellente.
Nous arrivons vers 8 heures. Je me dirige vers l'entrée des escaliers qui mènent aux temples. J'ai droit à une fouille complète de mon sac. Les appareils photos sont interdits, ce qui m'oblige à retourner au parking pour le laisser dans la voiture. On m'a par contre laissé mon téléphone. Il faut croire que les photos prises avec un téléphone sont autorisées. Je ne vais pas m'en priver.
J'ai pris mes bâtons pour gravir les 3300 marches qui mènent au sommet de la montagne. Au départ, je suis harcelée par les "dolis" qui veulent me faire monter en chaise à porteurs. Il n'en est pas question et ils finissent par se décourager. Je peux enfin marcher tranquille en admirant le paysage.
Les escaliers sont impressionnants mais les marches ne sont pas hautes et demandent un minimum d'efforts. Il ne fait pas encore trop chaud et l'on peut faire des pauses à l'ombre tout le long du chemin. La plupart des pélerins montent comme moi avec un bâton. A une série de volées de marches succède de temps en temps un passage en terrain plat.
A peu près à mi-chemin, se trouve une série de petits temples qui paraissent tout neufs.
Tout à coup, en atteignant un sommet, une forêt de temples apparaît sur un autre sommet qui semble encore assez éloigné. J'ai un moment de découragement, heureusement passager. J'atteins enfin le niveau du temple d'Adinath après 2 heures de marche.
Je tenais à faire cette excursion pour constater l'étendue des dégâts du tremblement de terre de 2001. Il y a encore beaucoup de travaux de restauration en cours. Certains temples paraissent tout neufs, ont-ils été restaurés où reconstruits ? J'avais visité Palitana en 1978 et j'avais peur de retrouver le site complètement détruit. Je suis plutôt rassurée, il est toujours splendide.
Je passe une heure au sommet, mais il faut bien redescendre A nouveau, je suis harcelée par les dolis. La descente est moins chère que la montée, ce qui est normal (entre 15 et 20 euros au lieu de 30). Cette somme est à partager entre 2 ou 4 porteurs. Ce n'est pas cher en comparaison de l'effort fourni. Néanmoins, je ne peux pas me résoudre à accepter.
Je retrouve mon chauffeur vers 13 heures et nous rentrons à l'hôtel. Je suis rompue, je vais dormir un peu et profiter ensuite de la piscine.