Antoine et Ghislain sont encore en solo pour cette étape. Christine suit la ligne de train pour nous retrouver le soir. Elle n’a plus de fièvre mais n’est pas encore en état.
En fait ce sont de gigantesques aciéries qui produisent une quantité considérable de lames d’acier pour les voitures, les bateaux, etc. Environ 20 millions de tonnes par an. Mais cette industrie, utilisant des masses de charbon, faisait partie des plus polluantes. Depuis 2020, les Suédois travaillent à la rendre moins néfaste, en produisant l’acier avec le recours à l’hydrogène. Il faut en revanche énormément d’électricité, pour laquelle ils font appel aux centrales hydroélectriques de la région, et aux éoliennes dont le nombre est considérable. Désormais et depuis peu, le caractère ultra-polluant de cette industrie fait partie du passé.
Mais si l’essentiel est atteint en ce qui concerne la pollution industrielle de la fabrication de l’acier ; en revanche, rien de tel du côté de l’odorat ! Les habitants, en fonction du vent, doivent supporter une odeur douceâtre et écœurante, fort prononcée, qui vient flatter leurs malheureuses narines durant des heures.
Nous en avons fait une petite expérience.
Mais c’est un moment où le vent rabat les effluves malodorantes sur la ville… et le temps de 45 minutes de pause, nous comprenons la nuisance et plaignons les habitants qui doivent supporter cela régulièrement et plus longtemps. Nous retrouverons la même industrie et les mêmes inconvénients du côté de Luleå.
Umeå est un moment de transition dans ce voyage. Christine s’est remise de sa bronchite, finalement assez vite et ce n’était pas donné d’avance - nous avons un peu craint la façon dont cela tournerait - et nous abordons maintenant les régions les plus septentrionales de la Suède. C’est un nouvel épisode majeur de cette première partie de voyage qui commence.