Transition vers Umeå

Publiée le 04/07/2026
Deux journées intermédiaires qui nous font entrer dans une autre Suède, très calme et qui se désertifie. Christine finit de se remettre et commence à nous réaccompagner un peu.

Immeuble typiquement scandinave à Örnsköldsvik que nous quittons ce matin du 24 juin.

Antoine et Ghislain sont encore en solo pour cette étape. Christine suit la ligne de train pour nous retrouver le soir. Elle n’a plus de fièvre mais n’est pas encore en état.

Quant à nous, nous roulons…
Contemplant le style campagnard suédois.
Ici une grange à l’ancienne avec de véritables poutres posées à l’horizontal.
Une autre, que la modernité a rattrapé.
Et une maison tout confort, offerte à la lumière.
La même, de côté.
La route continue avec de fréquentes traversées de rivières.
Et des rivières dont chacune paraît être aussi large que la Seine.
De temps en temps, de grandes usines le long des côtes.

En fait ce sont de gigantesques aciéries qui produisent une quantité considérable de lames d’acier pour les voitures, les bateaux, etc. Environ 20 millions de tonnes par an. Mais cette industrie, utilisant des masses de charbon, faisait partie des plus polluantes. Depuis 2020, les Suédois travaillent à la rendre moins néfaste, en produisant l’acier avec le recours à l’hydrogène. Il faut en revanche énormément d’électricité, pour laquelle ils font appel aux centrales hydroélectriques de la région, et aux éoliennes dont le nombre est considérable. Désormais et depuis peu, le caractère ultra-polluant de cette industrie fait partie du passé.

Mais si l’essentiel est atteint en ce qui concerne la pollution industrielle de la fabrication de l’acier ; en revanche, rien de tel du côté de l’odorat ! Les habitants, en fonction du vent, doivent supporter une odeur douceâtre et écœurante, fort prononcée, qui vient flatter leurs malheureuses narines durant des heures.

Nous en avons fait une petite expérience.

Car fatigués et affamés par la demi-journée de roulage…
…et pique-niquent sur la placette devant la supérette

Mais c’est un moment où le vent rabat les effluves malodorantes sur la ville… et le temps de 45 minutes de pause, nous comprenons la nuisance et plaignons les habitants qui doivent supporter cela régulièrement et plus longtemps. Nous retrouverons la même industrie et les mêmes inconvénients du côté de Luleå.

Nous reprenons la route.
À portée de petits golfes marins.
En croisant de temps en temps de belles églises.
Ou …. en traversant des autoroutes….
Pendant ce temps-là….
Christine arrivée par le train…
À peu près vide !
Et l’apéro est agréable à la cuisine.
Le lendemain matin Christine réenfourche le vélo.
Et ça roule bien.
Sur des routes toujours aussi désertes.
Avec quelques surprises en chemin.
Et des rencontres singulières qui attestent…
À Hörnefors, Christine nous laisse pour rejoindre Umeå par le train.
Nous continuons près des marais sous un ciel qui change en permanence.
Tout proche d’Umeå, un petit monument…
Enfin nous arrivons à Umeå…
Où nous retrouvons Christine pour le dernier hôtel de la période.
Les gaufres pleines de confiture sont réconfortantes !
Et quand le soleil luit, la lumière sur Umeå est très belle, même la nuit !

Umeå est un moment de transition dans ce voyage. Christine s’est remise de sa bronchite, finalement assez vite et ce n’était pas donné d’avance - nous avons un peu craint la façon dont cela tournerait - et nous abordons maintenant les régions les plus septentrionales de la Suède. C’est un nouvel épisode majeur de cette première partie de voyage qui commence.

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