Péril en la demeure

Publiée le 26/06/2026
Les 4 jours qui ont suivi (20 au 23 juin) ont été marqués par des péripéties de différents ordres…. Nous en avons vu un peu de toutes les couleurs. Bref, péril en la demeure.

Nouveau départ en ce samedi 20 juin.
Les autoroutes sont vides.
Les chemins tout autant.
Certes il faut parfois passer des grillages fermés.
Cependant en début d’après-midi…

Elle prendra le train jusqu’à la fin de l’étape. Mais le train ne s’arrêtera pas avant Njurundabommen, juste au sud de Sundsvall. Or nous n’avons roulé que 32 kms depuis ce matin. Cela veut dire qu’il reste à accomplir 110 kms pour Antoine et Ghislain, car Antoine tient à réaliser intégralement son premier road trip à vélo.

Christine a pu monter dans le train.

Quant à nous il s’agit de rouler, rouler, rouler…

En rencontrant parfois des cyclistes suédois très sympas
En admirant en passant quelques monuments typiquement suédois.
Et surtout il faut l’indispensable pause reconstituante.

Or ces cinquante derniers kilomètres se font sous la menace de plus en plus précise de l’orage.

Qui s’annonce….
Qui précise ses menaces…

Et finalement éclate sans qu’il soit possible d’apporter des photos. Finalement beaucoup de tonnerre, de l’eau, mais pas un déluge..

Et après la pluie …

Finalement au terme de 144 kms, notre record - un peu épuisant - vélo chargé, nous retrouvons Christine qui, à son arrivée à Njurundabommen, s’est chargée de trouver un hôtel. Ce n’est pas tout simple durant ce week-end de Midsommar. Elle trouve enfin un hôtel de famille comme on n’en fait plus sauf dans les endroits reculés de l’Europe. Voyez.

Entrée
Salon
Cuisine
Et la famille fondatrice !
Après la nuit, Christine décide de retenter le départ.
La route est champêtre.
Mais pas seulement…
Et après la rencontre d’un Breton à vélo…
À Béthanie, centre ecclésial vide à ce moment où nous prenons notre pique-nique…

Il faut se rendre à l’évidence : Christine a trop de fièvre et doit reprendre le train. Elle le prendra plusieurs jours d’affilée, et obtiendra de l’Amoxicilline dans un centre de santé. Cela veut dire aussi qu’il n’est plus question de camper durant quelques jours.

Il est d’ailleurs très heureux que Christine soit dans le train, car 2 heures plus tard….
Et il faut se cacher comme on peut sous les arbres.
Mais le mauvais temps n’empêche pas de rencontrer…
… d’étranges bolides sur les routes.
Et des « trucks » géants comme on en fait qu’ici en Europe.

Le soir à Härnosänd, nous retrouvons Christine qui ne va guère mieux. Demain, elle se rendra directement en train à Örnköldsvik, 125 kms plus au nord. Les garçons la rejoindront en deux jours.

La journée commence de nouveau de façon très champêtre.
Or après avoir cheminé, comme souvent, sur de petits sentiers…
Et être passés dans des paysages vaguement Heidi…
Voici que se dessine au loin un superbe et immense édifice, un pont géant.

Que nenni ! Nous nous retrouvons sur l’autoroute, avec disparition de la bande d’arrêt d’urgence dès l’entrée du tablier du pont et…. des travaux qui ont bloqué une des deux doubles voies. Tous les véhicules circulent sur une seule double voie, il n’y a pas de bande d’arrêt d’urgence et le vent souffle 💨 à la perpendiculaire avec des rafales de 50 kms/heure (sic !).

Nous avons cru à plusieurs reprises, Antoine et moi, que notre dernière heure sonnait.

Heureusement nous nous sommes agrippés aux vélos et la vitesse des véhicules étant limitée par les circonstances (en gros ça roulait à 70 à l’heure et les routiers étaient attentifs : ils dépassaient à basse vitesse, limitant les remous dont nous craignions qu’ils nous jettent sur les barrières. Nous avons fini la traversée…

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Et nous nous sommes arrêtés au restaurant d’autoroute juste après….
… et avons discuté avec deux aimables Suédois.
La journée redevient ensuite beaucoup plus sereine….
À l’image de ce long fleuve tranquille…
Et de ce beau clocher….
… qui nous conduisent jusqu’à notre B&B à Ullånger après 66 kms.

On sent que les réglementations sont sensiblement moins présentes au nord de la Scandinavie. Ou peut-être plus simplement que la place du vélo n’y est pas encore pensée. Charme et danger de ces contrées. 

C’est reparti mardi 23, pour une étape qui s’annonce cool et belle.

Mais qu’arrive-t-il en ce moment à Christine ?

Elle prend le train…
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…qu’elle a préféré à ce véhicule un peu douteux….
… et contrainte de demeurer en pause…
Elle se remet, mais peu à peu.
Pendant ce temps là la journée du 23 avait donc bien commencé…
… dans un paysage très ouvert et très calme.
…. Une mouette garde farouchement ses petits….
Mais pour nous tout s’annonce au mieux à l’entrée du parc national.
D’abord c’est très beau.

Autorisé aux vélos et itinéraire conseillé par Google maps.

Bref nous regrettons que Christine ne soit pas avec nous…
Quand soudain tout se complique…

Commence alors un véritable parcours du combattant à travers un parc qui s’avère un maquis et n’est pas du tout adapté aux cycles.

Souffrant des tempêtes et des scolytes, en d’autres termes du réchauffement climatique, de nombreux arbres sont tombés  et morts.

À chaque fois que l’un d’entre eux est sur le parcours, il faut retirer l’ensemble des sacoches et porter les vélos par dessus.

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Et même parfois porter le vélo à travers les roches…
Ce terrain nous invite à un nouveau genre de sport en vélos chargés.
Et c’est surtout à pieds, poussant et portant les 35 kilos entre les roches.
Et globalement c’est une espèce d’enfer vert.
Nous cherchons à en sortir, mais c’est encore loin !
Mais au moment où cela devient vraiment dur…
Deux jeunes Allemands viennent à notre secours et nous aident à porter les sacoches…

Au terme de 4 heures d’efforts pour avancer de… 6 kms, nous voyons enfin ….

… la porte de sortie !!!
Nous nous remettons de nos émotions en mangeant…
Et nous sommes heureux de retrouver Christine à Örnsköldsvik !
Et Antoine, épuisé mais finalement pas malheureux, vous dit à bientôt pour la suite.
1 commentaire

JeanDanielM

Etape difficile pour vous. Espérons que Christine va se remettre en forme rapidement et pourra rapidement accompagner ses deux compagnons vickings à vélo. Bon courage Jean-Daniel

  • il y a 3 heures