Elle prendra le train jusqu’à la fin de l’étape. Mais le train ne s’arrêtera pas avant Njurundabommen, juste au sud de Sundsvall. Or nous n’avons roulé que 32 kms depuis ce matin. Cela veut dire qu’il reste à accomplir 110 kms pour Antoine et Ghislain, car Antoine tient à réaliser intégralement son premier road trip à vélo.
Quant à nous il s’agit de rouler, rouler, rouler…
Or ces cinquante derniers kilomètres se font sous la menace de plus en plus précise de l’orage.
Et finalement éclate sans qu’il soit possible d’apporter des photos. Finalement beaucoup de tonnerre, de l’eau, mais pas un déluge..
Finalement au terme de 144 kms, notre record - un peu épuisant - vélo chargé, nous retrouvons Christine qui, à son arrivée à Njurundabommen, s’est chargée de trouver un hôtel. Ce n’est pas tout simple durant ce week-end de Midsommar. Elle trouve enfin un hôtel de famille comme on n’en fait plus sauf dans les endroits reculés de l’Europe. Voyez.
Il faut se rendre à l’évidence : Christine a trop de fièvre et doit reprendre le train. Elle le prendra plusieurs jours d’affilée, et obtiendra de l’Amoxicilline dans un centre de santé. Cela veut dire aussi qu’il n’est plus question de camper durant quelques jours.
Le soir à Härnosänd, nous retrouvons Christine qui ne va guère mieux. Demain, elle se rendra directement en train à Örnköldsvik, 125 kms plus au nord. Les garçons la rejoindront en deux jours.
Que nenni ! Nous nous retrouvons sur l’autoroute, avec disparition de la bande d’arrêt d’urgence dès l’entrée du tablier du pont et…. des travaux qui ont bloqué une des deux doubles voies. Tous les véhicules circulent sur une seule double voie, il n’y a pas de bande d’arrêt d’urgence et le vent souffle 💨 à la perpendiculaire avec des rafales de 50 kms/heure (sic !).
Nous avons cru à plusieurs reprises, Antoine et moi, que notre dernière heure sonnait.
Heureusement nous nous sommes agrippés aux vélos et la vitesse des véhicules étant limitée par les circonstances (en gros ça roulait à 70 à l’heure et les routiers étaient attentifs : ils dépassaient à basse vitesse, limitant les remous dont nous craignions qu’ils nous jettent sur les barrières. Nous avons fini la traversée…
On sent que les réglementations sont sensiblement moins présentes au nord de la Scandinavie. Ou peut-être plus simplement que la place du vélo n’y est pas encore pensée. Charme et danger de ces contrées.
Mais qu’arrive-t-il en ce moment à Christine ?
Autorisé aux vélos et itinéraire conseillé par Google maps.
Commence alors un véritable parcours du combattant à travers un parc qui s’avère un maquis et n’est pas du tout adapté aux cycles.
Souffrant des tempêtes et des scolytes, en d’autres termes du réchauffement climatique, de nombreux arbres sont tombés et morts.
À chaque fois que l’un d’entre eux est sur le parcours, il faut retirer l’ensemble des sacoches et porter les vélos par dessus.
Au terme de 4 heures d’efforts pour avancer de… 6 kms, nous voyons enfin ….