Etape 3 : Chiang Rai, ou la fin du trip nord-thaïlandais

Publiée le 21/02/2018
Après 3 jours bien reposant dans la région de Pai, nous abordons nos 4 derniers jours dans le nord de la Thaïlande à Chiang Rai.

Jeudi 15 février 2018

Nous passons la quasi-totalité de notre journée dans les transports afin de rallier Chiang Raï depuis Pai. Premier stop à Chiang Mai, où nous profitons d'une escale de 4h pour nous restaurer dans une grande chaîne de fastfood américain qui commence par Mc et qui finit par Donald (200 baths chacun le menu chacun, soit 5€, le prix que l'on paye généralement pour 2...)

Ensuite, nous décollons pour 3h30 de bus pour Chiang Raï, sieste pour Pierre et podcast pour Coralie. A l'arrivée, nous découvrons le marché de nuit local, où des groupes de musiques essayent de mettre l'ambiance face à un public désintéressé... La reprise d'I will always love you de Whitney Houston aura tout de même le mérite de percer quelques tympans, forçant les spectateurs à lever leurs regards de leurs assiettes. Gros regrets en revanche: en ce jour de Nouvel An chinois, on ne remarque aucune activité particulière le célébrant... Nous qui nous attendions à quelques festivités assez sympas à vivre, on reste un peu sur notre fin...

Vendredi 16 février 2018

Nous rejoignons le temple bleu depuis notre auberge de jeunesse à pied, afin de faire travailler nos gambettes (les 6h30 de transport la veille auront eu raison de nos popotins respectifs).

A l'arrivée, nous sommes ravi par le spectacle: un temple thaïlandais plutôt classique, mais aux couleurs et motifs intérieurs superbes ! Nous nous reposons ensuite dans un petit parc situé entre le parc et le fleuve qui traverse Chiang Raï, sans bruit, à l'ombre... Là zénitude totale !

Les 6 kms retours seront en revanche un peu plus compliqués, car en plein cagnard et longeant une route bien fréquentée. Le café glacé et le jus de citron frais de l'arrivée seront d'autant plus appréciés !

La fin d'après midi sera consacrée à l'organisation des 2 jours restants sur Chiang Raï, et la prise d'information sur le passage au Laos et la croisière sur le Mékong qui nous attendent dès lundi. On aura l'agréable surprise de manger dans un super restau, pas cher et qui nous sert une excellent soupe kao soi. Cette soupe mélange curry, lait de coco, noodle et quelques épices dont le mélange est tout simplement exquis !

"C'est un temple bleu, accroché à la colline... On y vient à pied, on ne frappe pas"

Samedi 17 février 2018

Nouvelle journée sportive, puisque nous décidons de nous rendre au temple blanc (la principale attraction touristique locale) en vélo. Les 12 kms qui nous séparent du temple sont grées sans trop de difficultés (nous avions commencé notre entraînement au lac Inle), malgré là aussi l'absence de "vraie" piste cyclable, qui nous oblige à côtoyer voitures et camions... Pas le meilleur chemin, mais on se console avec les vélos qui, bien que vieillissant, sont quand même nettement plus pratiques que ceux utilisés qu'au Myanmar.

L'arrivée au temple blanc se fait entre admiration et déception: admiration face à l'architecture et la beauté du lieu qui valent définitivement le déplacement. Déception face à l'afflux de touriste, qui nous paraît assez incroyable (les photos promotionnelles sur lesquelles il n'y a pas de touristes ne seraient donc pas contractuelles... !!). Au final, on s'en sort plutôt bien en visitant les lieux sur les coups de midi...

Bien que partis volontairement en milieu d'après midi, on grogne sur le retour à cause de la chaleur accablante (décidément !). Un smoothie banane/kiwi à tomber par terre et un café glacé constitueront de nouveau un doux lot de consolation. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, on mangera de nouveau dans notre restaurant de la veille au soir.

Comité d'accueil devant le temple blanc... Nous après 3 semaines sans fromage
En réalité, il y a beaucoup plus de monde (sur la gauche mais on ne le voit pas !)

Dimanche 18 février 2018

Fin des journées "sportives" à pied ou à vélo, puisque c'est désormais 50kms qui nous séparent du triangle d'or où nous nous rendons (pragmatiques, nous louons gentiment un scooter).

Cette région est située à l'extrême nord du pays, et voit se rencontrer la Thaïlande, le Myanmar et le Laos. Elle est connue pour avoir abriter pendant très longtemps des champs d'opium (voir par ailleurs), et d'autres de production de thé. De notre côté, nous rejoignons la colline Doi Tung afin d'y visiter le Palais Royal de la reine mère ainsi que ses jardins.

Bien nous en a pris : les jardins sont très très beaux, et le Palais Royal (qui est en réalité un chalet suisse format XXL) est magnifique. L'audio-guide français nous permet de mieux comprendre l'adoration des thaïlandais pour leur famille royale, et les spécificités du palais en question (voir par ailleurs). Nous en sortons très contents et surtout très instruits (nous qui avons eu la bonne idée d'oublier le routard de Thaïlande en France...).

Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons à notre ultime cascade du nord Thaïlande afin de nous rafraîchir un peu. Au final, on restera mitigé sur Chiang Raï: la ville en elle-même a un intérêt limité, et les alentours ne nous ont pas paru exceptionnels. Seules les visites du temple blanc et de la colline Doi Tung auront vraiment été marquant... 2 jours plutôt que 3 auraient été suffisant.

Le gîte en bois

La Reine Mère

La visite de sont Palais Royal nous en aura beaucoup appris sur la famille royale et sur sa personne. Née en 1900 dans une famille pauvre, elle fait la rencontre du roi aux États Unis, alors qu'elle y travaille comme infirmière. Celui ci tombe sous le charme et décide alors d'écrire à sa propre mère afin de lui lister les raisons pour lesquelles il devrait l'épouser (une union entre une fille du peuple et un roi étant bien évidemment impossible !).

Plus tard, et alors que son époux meurt quand elle a 29 ans, elle élèvera leurs 3 enfants afin de les préparer aux exigences de la fonction royale. Elle est particulièrement appréciée dans le nord de la Thaïlande pour avoir investit la colline Doi Tung, et y avoir impliquer la population locale dans la culture du thé, de la terre et la confection de textile. Cette politique aura eu le mérite d'éradiquer en grande partie la culture de l'opium, alors très présente dans la région.

Elle réside une partie de sa vie en Suisse (ce qui explique le palais construit sous forme de chalet), où vit d'ailleurs son petit-fils qui est lui-même amené à occuper la fonction royale suite à la mort de son père en 2016. Elle même décède en 1995.

1 commentaire

François

RonronEtYoyo

Impressionnantes ces photos !

  • il y a 1 an