De Tefia a La Oliva

Publiée le 11/10/2018
Où l'on remonte le temps, où l'on traverse l'Océan, où on rencontre une montagne sacrée, où il est question de pieds, où on mange une chèvre et où il est difficile de s'arracher de la plage! Et pour finir, un scoop !!!!!!!!!!

Un voyage dans le temps, et dans l'espace..................

Aujourd'hui, nos pas nous mènent à Tefia, minuscule village perdu au centre de l'île, cerné par le désert , les plaines de lave, et les montagnes aussi pointues que des pyramides!

Dans ce village à été construit, ou plutôt reconstruit, un éco-musée, il s'agit d'un hameau de 7 maisons, qui ont été reconstruites à l'identique, et dans lesquelles on a mis en scène des outils et des meubles datant de l'époque où il était vivant, dans le cas qui nous concerne, environ dans les années 40.

Les habitations voisinent et même cohabitent avec les espaces pour les animaux, mais aussi les lieux de travail, ateliers du menuisier, du fromager, du tisserand ou du potier, souvent les paysans qui vivaient ici étaient un peu tout celà à la fois.....

On prend conscience combien la vie devait etre rude, dure, et les hommes et les femmes qui vivaient ici devaient être eux aussi durs et rudes, âpres à la tache et savaient faire avec ce qu'ils avaient!

Les habitations sont construites avec un mélange de pierres volcaniques, de terre et de bouses séchée pour en faire une mortier.

Tout comme le four à pain, dont le corps et le foyer sont de pierre volcanique, parfaite pour la cuisson, et le dôme, fait de terre et de paille mêlées et durcies, pour pouvoir lui donner cette forme indispensable à une bonne répartition de la chaleur.

Les toits sont de pierre, et on sent bien que l'isolation était loin d’être optimale, et quand le vent soufflait fort, on devait l'entendre et le sentir se glisser entre le moindre interstice!

On sent bien sur les pierres, sur les murs des maisons, mais aussi sur les visages figés sur les photos que la dureté de cette vie et de la nature environnante à laissé des traces, creusé des sillons et marqué de son empreinte tout ce qui prétend survivre ou laisser une trace au milieu de ce désert.

Nous étions les deux seules personnes à visiter cet endroit, l'atmosphère était poignante, l'émotion présente à évoquer la vie de ce groupe de personnes, vivant loin de tout et de tous, reclus et aussi isolés dans cet endroit qu'ils auraient pu l'être sur une île déserte.

Nous avons aussi le sentiment, en plus d'être remontés dans le temps, d'avoir voyagé dans l'espace, les murs blancs, la forme des cabanes, le soleil et la lumière forte nous donnent le sentiment d’être au beau milieu du désert mexicain.

Impression qui sera aussi forte quand nous arriverons dans la ville de La Oliva quelques kilomètres plus loin.

Architecture coloniale espagnole pour cette ville qui fut capitale de l'île après Bétancuria et avant Puerto del Rosario. Les bâtiments typiques, blancs, et leur architecture coloniale nous emmènera de l'autre coté de l'Océan!

Cette ville était déjà un endroit de vie pour les aborigènes avant la conquête, et les pentes des collines couvertes d'une forêt d'oliviers sauvages qui lui a donné son nom.

Mais nous quittons La Oliva après nous être promenés dans ses rues pour Villaverde, village voisin où nous irons déjeuner

Le hameau
Le hameau
la cuisine
chambre
chambre
Un habitant
atelier
dans la chambre
Le hameau
Le hameau
four a pain
tissage
alentours
Le hameau
Le hameau
Mexique?
El molino
La Oliva
Maison blanche sur fond de pyramide

La chevre

Nous voici arrivés au restaurant El Horno ( le four) , petit resto sur la route de Villaverde, à la sortie du village, décor sympa, poutres et nappes à carreaux, ici on vous accueille en espagnol, de cet espagnol des Canaries, rocailleux et chantant à la fois, le serveur par le à toute vitesse, mais une fois le débit ralenti on arrive à communiquer!

On commande bien entendu la spécialité de Fuerteventura, la chèvre, en ragoût pour Lucie, chevre frite pour moi, quand les plats arrivent je me demande s'il n'y a pas une erreur, on pourrait manger a trois sur chaque plat! 

Le serveur avec un grand sourire m'explique que mon plat sera meilleur si je le mange à la manière traditionnelle, c'est à dire avec les doigts!! No problema !

Je vais aider Lucie à finir le sien, résultat, il en restera un peu dans le mien, ce qui me vaudra un sourire apitoyé du serveur, il a fallu venir dans ce restaurant perdu de cette île semi déserte, pour que ma réputation de bon mangeur parte en fumée!!!!!!! Madre de Dios !!!!

Après ce repas, deux cafés et un Ron Miel délicieusement parfumé à la cannelle, nous remontons en voiture, direction la plage de Sotavento aux pieds de l’hôtel, une heure de route tranquille à travers ces paysages fabuleux, nous ferons quand même une petite halte près de la montagne sacrée de Tindaya.

El Horno

Tindaya et les pieds des Majos

A quelques kilomètres de La Oliva, sur la route du retour, nous passons aux pieds de la montagne sacré des Majos, les aborigènes qui peuplaient cette île avant l'arrivée des espagnols.

Un sentier monte jusqu'au sommet, en passant par les pétroglyphes inexpliqués , laissés par les Majos. Malheureusement, il faut demander une autorisation pour grimper, c'est un site protégé et nous ne pourrons donc pas y aller. 

Mais voici un résumé de cette histoire étrange, sur la pente de cette montagne, coté ouest, donc vers le soleil couchant les archéologues ont découvert des gravures en forme de pieds, plus précisément en forme de paires de pieds ( ben oui, les Majos comme vous et moi en avaient deux!) . Mais plus surprenant encore, ces gravures sont toutes orientées vers la même direction, une direction bien précise. Celle ci ne correspond pas comme on aurait pu s'y attendre à un coucher de soleil précis ou un lever de lune précis, mais elles sont orientées vers le pic du Teide, volcan dominant l'île de Ténérife , à un peu plus de 300 kms de là !!!!!! Qui peut expliquer comment ce peuple, qui avait oublié comment naviguer et comment faire des outils en métal a pu calculer avec précision un point géographique aussi éloigné?? Le mystère reste total pour le moment.

Par contre il n'est pas difficile de comprendre pourquoi cette montagne solitaire, posée au milieu de la plaine de lave, qui à l'époque devait encore gronder et fumer leur est apparue comme une manifestation divine! On se sent tout petit à ses pieds

La montagne de Tindaya

Etre amoureux de la plage et un scoop !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Enfin, nous finirons encore une fois la journée à la plage de Sotavento, nous marcherons longuement sur cette plage, les pieds dans l'eau ou dans le sable, il sera difficile de la quitter quand l'heure viendra.

Comment ne pas aimer cet endroit d'une beauté incroyable, un endroit qui change de visage à chaque instant, suivant les marées, la lumière, le vent, le soleil ou les nuages, les reflets du soleil dansent sur la lagune, un nuage qui passe et ce sont des couleurs plus profondes qui éclatent , l'Océan hésite sans cesse entre le bleu profond, un turquoise lumineux, l'eau chaude et transparente invite à plonger, les touffes d'herbes de la lagunes émergent doucement au fur et à mesure que baisse la marée, c'est un spectacle vivant et continu.

Demain sera notre dernier jour, il faut bien rentrer pour repartir! 

D'ailleurs voici un scoop, spécialement pour vous, mon prochain blog de voyage se passera bien plus au Nord, en fin d'année, à 200 kms du Cercle Polaire Arctique, en Laponie, en compagnie des rennes, des chiens de traîneau et des aurores boréales! Là où le soleil se glisse à peine , et pour quelques heures seulement, au dessus de l'horizon! 

A bientôt!!!!!

La plage comme une île dans l'île
juste pour nous
comment partir?
sotavento
lagune
A bientot
2 commentaires

Laurent

caillou

Voilà un scoop pour certain, et. une confirmation pour d'autres. Mes week end prestige étant terminés depuis peu, on se voit bientot
Merci pour cette belle aventure, ces magnifiques récits. Merci pour ce partage tout simplement

  • il y a 6 ans

oliv58

Je serais de vous retrouver tous les deux tres vite. Encore une fois nous avons beaucoup a partager. A bientôt !

  • il y a 6 ans