Ben Ledi

Publiée le 21/08/2017
879 mètres écossais

Avant de rentrer dans le vif du sujet, minute culturelle :

Notre première étape (ces quelques jours) se situe dans les Trossachs, premier parc National d’Écosse, déclaré comme tel depuis seulement 2002. Soit un peu plus de 50 ans après la première évocation de la chose. C'est qu'il y a des priorités en Écosse : réintroduire un parlement écossais à Édimbourg. Ça ne plaisante pas. Même si ma chose fait sourire, c'est bel et bien grâce à ce parlement que les parcs nationaux écossais peuvent bénéficier de l'appellation. Bien qu'il soit reconnu que l’Écosse possède les plus belles montagnes du Royaume-Uni et les côtes les plus nombreuses et les plus sauvages; bien que Victoria et Babeth se soient extasiées devant ces paysages merveilleux, JAMAIS la couronne n'a commencé quelque chose pour les préserver. C'est donc grâce à ce parlement, qui a voté le National Park (Scotland) Parks Act en 2000 (Act qui donne tous pouvoir aux scots pour préserver leur patrimoine naturel) que les Trossachs sont protégés, entretenus, etc...

Les Trossachs, ce sont 186 000 hectares de forêts, de lacs et de sommets. Ils sont le lieu de villégiature favori des habitants de Glasgow, et paradis des cyclistes/VTTistes. Ils sont bordés à l'ouest par le Loch Lomond qui est le loch le plus important du Royaume-Uni (37km de long et 8 km de large et à l'est par le loch Lubnaig.

Loch Lubnaig, que nous longeons dès que nous quittons notre nid pour nous rendre à Callander (pour faire les courses, avoir un peu de réseau aussi, des fois), en passant par le hameau de Balquhidder qui, malgré son emplacement isolé, possède une ancienne cabine téléphonique reconvertie en bibliothèque libre – on y dépose des livres et on en prend aussi (je ne l'ai pas fait), 

les livres ne vous trahissent jamais

Et cette bibliothèque côtoie la tombe de Rob Roy, la légende locale. 

Qui est cette légende ? Minute culturelle bis :

Rob Roy, alias Robert (on s'en doutait) MacGregor (là, je vois pas la logique avec Roy), maquignon d'une vingtaine d'année, devenu chef du plus farouche clan écossais, les MacGregor, puis hors la loi et  que la légende présente aujourd'hui comme un Robin des Bois Highlander. Les écrits sont nombreux à son sujet. 

Fin des minutes culturelles.

Aujourd'hui, nous sortons de Callander, juste un peu, pour nous rendre au point de départ  de la randonnée qui devrait nous mener au sommet du Ben Ledi : 879 mètres écossais, (détail qui a son importance). L'ascension se fait à travers bois, puis au milieu de la bruyère, pour finir sur de l'herbe, entre les rochers. Le chemin n'est pas balisé, il faut suivre celui laissé par les randonneurs. C'est comme ça ici, Marianne nous a prévenus : il y a le départ de la randonnée, ensuite chacun se fait son propre chemin.

Je fais la voiture balai, avec Gohan, Piqolo navigue entre l'avant de la troupe et nous, Chewee et Leïa grimpent à leur rythme. Petit à petit le panorama se dévoile, le temps se lève. La montée n'en finit pas, pas de plat. Des pierres sont disposées comme des marches, les jambes sont un peu plus cassées, les grognements un peu plus intenses (« dans le Cantal c'est plus facile » dixit les paddawans....).  

des marches.....

Nous progressons, ça marche, ça râle, et ça ne voit même pas les champignons au milieu du chemin

champiiiiiiiiii

Mais ça avance quand même. La découverte du panorama adoucit un peu la grogne. Après un peu plus de 2 heures de montée régulière, nous pensons être arrivés au sommet.... même pas, il faut monter encore ! Des négociations nous font gagner 30 minutes de grimpette supplémentaire, mais ce seront les dernières. Entre deux cimes, un sitting est organisé, les goûters/gourdes sont dégainés, c'est la fin. Qu'à cela ne tienne, nous le voyons le sommet, nous irons en haut !!

Une cime de plus, et ce n'est toujours pas le sommet convoité. Un plat, encore une cime et nous le voyons enfin !!! Le paysage autours de nous est à couper le souffle. Le Ben Ledi domine la région de Callander. La vue porte jusqu’au Loch Katrine, et on peut même apercevoir le Wallace Monument (à Stirling).

vue
panorama

Si la montée ne s’est pas faite sans douleur, la descente n’est pas triste non plus. Mais l’humeur est plus détendue.

le chic du randonneur
la descente en crabe

Nous arrivons sans dommages à la voiture et retournons dans notre gîte pour une dernière soirée. Comme une jolie surprise, après les biches qui nous ont accueillies en nous traversant sous le nez à notre arrivée, ce soir, c’est un cerf blanc que nous pouvons admirer au milieu d’un pré.

tranquille
majesté
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