Vers Luleå… après le beau temps, la pluie…

Publiée le 05/07/2026
Deux longues étapes vers Luleå (plus de 200 kms au total), qui commencent avec un temps superbe et finissent avec de petites mésaventures.

Il est 5 heures, Bursträsk s’éveille….
Toujours un peu matinal, Ghislain n’a pas sommeil et fait le tour du 🏕️

Il faut dire qu’une telle luminosité ne simplifie pas le sommeil, malgré le masque de rigueur, et Ghislain qui ne sait pas bien le fixer le retrouve toujours au bout de son nez. Alors il sort de la tente.

Mais bientôt l’horloge de l’église indique l’heure du départ.

Nous n’avons pas d’objectifs particuliers pour cette journée. Nous allons de l’avant en songeant surtout à nous assurer que le retour à la santé de Christine est bien consolidé.

Il fait beau et la journée commence très bien.
Avec ces lumières inimitables des pays scandinaves.
La pause café est toujours bienvenue.
Nous nous sentons dans le grand nord….
Nous trouvons également des choses un peu étranges comme ce bâtiment simili art nouveau.
Construit par un amateur qui a voulu en faire….
Et qui a voulu donner une tonalité auguste à son petit domaine.
Charmante entrée, par le cimetière, dans le bourg de Skellefteå.
Son église qui fait penser à une église américaine.
Pendant que Christine et Antoine font les courses du pique-nique….
Puis dans le même village tranquille de Kågedalens, un peu à l’arrière de la route…
Et l’après-midi nous roulons, nous roulons….
Puis nous retrouvons la forêt.

Il est déjà 18 heures 30 et nous avons fait 90 kms. Mais Christine est toujours en forme. Quel est son secret ?

Sans doute ce dopant 🔞 que les Suédois apprécient et qui porte bien son nom !?
Bref, elle fait toujours la course en tête.
Il y a encore quelques passages délicats, mais qui ne nous arrêtent pas.

Cependant au bout de 110 kms il faut nous poser et nous reposer. Nous avons repéré un camping qui semblait avenant sur Google Maps, mais la réalité nous fait déchanter.

Le camping soi-disant avenant est un parking à camping-cars interdit aux campeurs.

Il est 20 h 45. Il faut trouver un lieu de bivouac dans un environnement peu adapté. Finalement au village de Jävre, 6 kms plus loin, nous sonnons à une porte en demandant l’autorisation de s’installer sur un espace tondu devant une vieille baraque servant de remise.

Permission accordée. Ainsi nous nous installons sur un bout de gazon accolé à l’E4 que nous retrouvons sans cesse, puisqu’elle traverse elle aussi la Suède du sud au nord, mais avec laquelle nous aurions souhaité moins d’intimité.

De ce côté-ci, à 22 h 30, cela paraît plutôt chouette.
De ce côté-là, au petit matin, c’est déjà moins bien.
Et à peine avons-nous le temps du petit-déjeuner qu’il se met à pleuvoir….
Il faut se dépêcher.
No comment…
Nous plions tout le nécessaire dans le petit hangar.
Roulons 25 kms pour prendre un premier café à Piteå.

Quand soudain Christine s’aperçoit…

Que dans la presse de ce matin, elle a oublié un sac de tente.

Nous décidons ensemble de son retour à Jävre tandis qu’Antoine et Ghislain continuent l’itinéraire prévu pour ce jour. Car il est important pour Antoine de ne pas prendre le bus ou interrompre le cours d’une étape. C’est son premier road trip et il tient à l’accomplir entièrement.

Christine replie donc les 25 kms.

Et retrouve le sac.

Du coup elle fait une troisième fois le même trajet, en trouvant une variante - avantage des répétitions -  et rejoint Piteå où elle parvient à monter dans un bus qui accepte de prendre un vélo et ses bagages, ce qui n’était pas simple à obtenir et ce pourquoi elle a dû déployer tous ses talents de négociatrice.

Car dans une station de bus d’autant plus déserte qu’on est dimanche matin….
Montera-t-elle ?
Négociation gagnée.
Et pendant ce temps-là…..
Et il faut dire que quand le temps se met à la pluie…
… la température tombe à 13 degrés environ.
Le midi, pique-nique dans une station essence abandonnée…
… en compagnie d’un hérisson.
Mais pour se réchauffer un peu…
Ils vont faire un tour au Loppis qui se trouve juste en face de l’ancienne station

Le Loppis est une sorte d’institution informelle suédoise : chacun peut à tout moment vendre à sa guise ses affaires en l’indiquant dans la rue. C’est une sorte de droit au vide-grenier permanent. Et beaucoup de suédois le pratiquent, et même ils peuvent se réunir en une sorte d’association locale qui organise le Loppis pour tout un village. Les deux grands-mères que vous voyez sur la photo ci-dessous sont responsables du Loppis local.

L’une est derrière le comptoir, l’autre devant.
Mais pour nous c’est reparti. Et sous la flotte encore.
Tandis que Christine est dans le bouchon que vous voyez.

Elle aura plus de 3 heures de retard à l’arrivée…

Mais nous la retrouvons au camping de Luleå…

Où nous dînons d’une soupe de poisson au restaurant du camping : les deux végétariens ont accepté de faire une exception. Cela valait tout de même le coup de tâter de la soupe de poissons suédoise que Ghislain leur vantait et qui était, ma foi, bien appétissante et roborative après ces deux journées un peu éprouvantes.

Nous approchons maintenant des 2000 kms (1877 parcourus exactement).

Les prochaines étapes seront-elles plus courtes ?

2 commentaires

Duoflo

Que de souvenirs,vous allez nous ramener !!quel courage,bravo.on suit votre périple de loin sous 35 degrés 🤣🤣mais toujours avec joie😘😘😘😘😘

  • il y a 1 jour

JeanDanielM

Bravo les amis et bravo à toi Christine qui a eu 2 étapes médicalement difficiles ! Heureusement avec celle-ci on voit que tu es de nouveau en pleine forme, capable d'ajouter allègrement 50 km pour un sac de tente et d'utiliser tes talents de négociatrice pour monter dans un bus. Bonne suite de voyage

  • il y a 1 jour