Nous quittons Hout Bay, au Sud de Cape Town, au petit matin du 1er janvier 2026. Un état grippal nous a exempté de réveillon. On est donc sur pied alors que toute la baie dort encore.
Une petite brise nous pousse vers Dassen Island, quelques dizaines de milles plus au nord. Mais nous n'y voyons absolument rien. Un épais brouillard s'est installé au dessus de la veine de courant. Et même le tanker énorme que l'on frôle n'apparait pas. Seule sa corne de brume et son AIS nous indique sa position.
Ces conditions de navigations sont nouvelles pour nous et on est bien contents quand en fin de matinée le brouillard se dissipe enfin.
Dassen Island est une réserve marine naturelle. Il nous est interdit d'accoster mais nous pouvons ancrer dans la baie et pour une fois les conditions météo nous sont favorables.
Le nombre d'oiseaux sur l'île est impressionnant et surtout les espèces y sont uniques. (Pingouins, Pélicans blancs, Cormorans)
En dinghy on se promène au-dessus de la forêt de kelp. Ces hautes algues que l'on distinguent dans la transparence de l'eau, peuvent atteindre jusqu'à 17 m de haut. Je suis bien tentée par un snorkeling mais la température de l'eau autour de 13°c m'en dissuade.
Nous quittons Dassen Island après 2 jours d'exploration et longeons la côte Africaine en direction de la ville de Saldhana. C'est là que nous pourrons faire les formalités de sortie pour quitter l'Afrique du Sud.
Le courant froid qui longe l'Afrique du Sud à cet endroit est riche en plancton. De ce fait les baleines sont nombreuses et nous avons eu droit à un magnifique festival de sauts.
Sauts que j'ai pu prendre en photo, car je sais (enfin) me servir du mode rafale de mon appareil ... Après 3 ans de voyage il serait temps !
Quelques jours plus tard nous quittons Saldahna, dernière étape Sud Africaine, pour l'île de Sainte Hélène.
Les premiers milles en direction de l'ïle de Saint-Hélène sont chaotiques car il nous faut aller chercher les vents de l'anticyclone du même nom. Enfin, après deux jours moitié moteur moitié voile, nous nous calons sur les vents portants. Et là démarre la croisière …
Cela fait si longtemps que nous n'avions pas eu des conditions de navigation agréable : 10-15 nœuds de vent au portant. Les derniers albatros du voyage nous accompagnent. Ils ne battent jamais des ailes et sont majestueux. Mais lorsqu'il décollent depuis la surface de l'eau c'est vraiment amusant tellement ils sont pataux et encombrés par ces ailes immenses.
Nous atteignons Sainte Hélène frais et dispos tellement la nav a été cool.
Cette île m'intrigue et j'ai hâte d'aller voir à quoi elle ressemble.
Ici le temps s'est arrêté. Pas de distributeurs de billets, il faut aller à la banque pour retirer des livres sterling. La banque est d'époque elle aussi comme dans les westerns, on s'attendrait presque à voir les bandits arriver en diligence pour faire un hold-up.
Nous visitons l'île en voiture guidés par un couple d'habitants (Laura et Steven) que nous a déniché l'office du tourisme. Ils nous montrent toutes les curiosités et nous racontent les anecdotes qui vont avec. Ils sont tellement adorables qu'ils nous ont même prévu une petite collation en milieu de matinée. On se souviendra longtemps de cette rencontre.
Impossible de passer à Saint Hélène, sans visiter la maison où est mort Napoléon.
En fait de prison, il s'agit plutôt d'une grande maison avec une vue splendide et un très beau jardin.
Après 3 jours, on a fait le tour. Nous repartons de Sainte-Hélène direction le Brésil. Là encore, les conditions météo sont super top.