Retour en Arménie...

Publiée le 05/11/2026
Sans le point d'interrogation puisque je suis arrivée à destination. Le voyage Tbilissi- Gyumri une catastrophe,. L'étape la pire du voyage. Le minivan dans lequel j'avais réservé une place, je ne l'ai jamais trouvé.

Tbilissi-Gyumri un casse-tête georgien

Je pensais  prendre le train. Je connaissais. J'avais déjà fait le trajet dans l'autre sens. Levtrain arrive à Gyumri 3h. J'oublie. Retour à l'option bus. J'avais déjà fait. Un bon choix d'autant que le départ est sur la place à 200m de chez Nato. Au bureau de réservation pas de minibus . Seulement l'été. La georgienne est très désagréable, on peut même dire qu'elle m'envoie paître. Je reviens à la charge en  sortant mon téléphone : Il y a un minivan  qui part de la place à 13h. C'est une compagnie armenienne, que je me débrouille avec la compagnie armenienne. J'appelle Dom à Gyumri. Elle vérifie l'information avec les Arméniens. C'est une compagnie sérieuse. Elle prend mon billet, 50€  c'est cher mais l'affaire est pliée.

Le billet est très pro
Le jour j, un peu de ménage pour alléger la tâche de Nato
Un dernier portrait d'Edouar avec le chat
Un dernier câlin à Nato que  je reverrai en décembre ou en janvier..
Je pars tranquille dans les temps
Avant de déboucher sur la place

Quelle place sur La place ?

C'est une intrication d'espaces entre métro, square, parkings avenues au trafic dense...Je demande au glandeur de service au parking dans sa guérite où est l'adresse indiquée sur le billet en lui montrant le plan il ne connait pas (C'est fou comme les habitants des villes ne connaissent pas le nom des rues, ni les chauffeurs de taxi d'ailleurs et lorsqu'ils n'ont pas internet, c'est une errance sans fin) Idem au bureau juste en face où l'on m'envoie paître pour la 2e fois (on me voit arriver d'un air exaspéré). L'heure tourne. Je joue ma dernière carte en prenant un taxi. Il regarde le plan, l'adresse. Il est perplexe. S'embarque dans des petites rues derrière. Décide d'aller au bureau qui serait la bouée de sauvetage, un peu crevée à mon avis. Revient penaud. Le minivan vient de partir, juste là devant le bureau. Vrai, pas vrai...une histoire géorgienne.

Que faire?

Rentrer au Monastier ? Retourner chez Nato?Accepter le deal avec le chauffeur  qui  me propose de me conduire à la frontière pour 40€ (1h1/2 de route). Puis de traverser la frontière à pied pour  prendre un minibus direction  Gyumri pour 3fr six sous. Je choisis la dernière option en me disant que nous arriverons sans doute avant le minivan de l'entreprise arménienne et que je pourrai m'expliquer avec le chauffeur. Enfin,Je me fais un film.

C'est parti
En route, une conversation débridée
La sortie de Tbilissi, ville de contrastes.

Edouar

Edouar travaillait dans l'industrie comme ingénieur (technicien supérieur ?).Le salaire dérisoire l'a incité à la reconversion dans le métier. Il parle anglais, connaît la France où il a eu une amoureuse, Enfin  il est ouvert d'esprit et curieux (je l'intrigue). En fait, ce n'est qu'une apparence .Père de 4 filles, il va avoir du fil à retordre avec ses idées d'un autre temps  :la femme vierge pour le mariage, si heureuse dans sa cuisine.....lorsque je lui ai demandé pourquoi l'homme ne devait-il pas être vierge avant le mariage la conversation s'est emballée. Enfin nous étions à fond dans les questions de sexe, sans réserve. Le voyage jusqu'a la frontière à paru très court.

Dans la région frontalière, les azeri
À la frontière Georgie -Armenie

De mini van , il n'y en avait pas.Les douaniers m'ont confirmé qu'il n'était pas passé. Je pouvais espérer et donc attendre sur le trottoir d'en face devant la guérite. J'ai attendu. Regardé défiler les voitures qui désespérément allaient sur Erevan ou quelques ville proche. Beaucoup de grognons. A la frontière , on fait profil bas. Un tour un peu plus loin, les minibus en attente de voyageurs. Rien pour Gyumri, Tout pour Erevan. Que faire dans cette galère?

Le taxi

Le chauffeur est historien, reconverti dans le métier. En tant qu'enseignant il gagnait 200 dollars par mois.  On comprend pourquoi il y a beaucoup de taxis dans ces contrées lointaines.

La route est belle dans la lumière déclinante
Alaverdi, Krashen, Shirak...
Bonjour, me revoilà.

Vazo et Dom

J'ai rencontré Vazo a l'Academie des arts de Gyumri lors de mon premier voyage en 2021 lorsque je courais derrière les moutons. Lors d'une exposition avec d'autres artistes arménien au Festival Est Ouest à Die en 2000 ,  il a rencontré Dominique. Il ont fait leur vie ensemble entre Die et Gyumri.

Je referme le blog avant de me consacrer à mes amis et leur porter les petits carnets, aller aussi de ci delà vers des régions que je connais pas. J'espère pouvoir réaliser quelques carnets en plus.dans le bel atelier que Vazo me laisse avec ses crayons et ses couleurs. L'endroit invite à la création. Merci à Issy Christine, Georges, Manu,, Jurassic, Frédérique, Boulba, Fontcouverte, Evelyne  et tous les discrets  qui m'ont accompagnée  le long de cet improbable voyage (vous êtes une quarantaine en tout, une belle  équipe!). Si certains souhaitent des nouvelles, je répondrai volontiers à un petit message WhatsApp. je vous embrasse et à l'année prochaine au Monastier.

PS Une précision, nous avons 3h de décalage horaire. 10h du matin à Gyumri 7h du matin chez vous, si vous êtes chez vous.

3 commentaires

issy43

Une derniere etape comme un bouquet final d emmerdes et de déconvenus...mais au bout il y a l amitié! Bravo et à bientot.

  • il y a 7 heures

christine

Dernière étape compliquée mais tu es arrivée ; c’ est ce qui compte!
Triste que le blog s’ arrête...

  • il y a 3 heures

jurassic

Oui, c'est dommage que ça s'arrête. On va être inquiets encore que l'Arménie maintenant n'a plus de secret pour toi. On whatsappera! Bise

  • il y a 2 heures