Hot water / FISH RIVER CANYON / KALAHARI (450 km)

Publiée le 28/12/2017
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paysage grand

les vélos

<<Combien de kilomètres avez vous parcourue ? >> 4000 ? C'est énorme et <<pourquoi faite vous ça ? >> La réponse fuse tout sourire <<par amour !>> Perché sur son vélo, Clara,  jeune italienne, m'inflige une leçon d'humilité et de fraicheur. Malgré la poussière de la piste, la chaleur, l'inconfort du vélo, mademoiselle, teeshirt blanc impeccable, vous explique, avec un accent italien, que effectivement la piste est difficile, le paysage est monotone  le vent de face une horreur et qu'il vaut mieux ne pas oublier de boire. Respect. Et voila son compagnon qui arrive, pareil nickel sur lui. Il est affuté comme pour un tour de France, pas une once de graisse. Des sacoches émerge le vélo avec frein à disque partout, GPS, pompe, pédales automatique, lumière, rien ne manque. Italien, lui aussi il me demande de les prendre en photo. Vue les kilomètres qu'ils doivent s'avaler, ils repartent, d'un bon rythme. Le soir on les retrouve  à la source thermale d'eau chaude (65°) de Ai-Ais devant leur tente, tout en fraicheur et détente.  Clara vient vers moi et timidement, avec son français hésitant, me dit << par amour ! pour  Giovani je suivis lui, jusqu'ici  ! >>.  Le lendemain, la sortie du camp les surprends en train de pousser les vélos, Ha ! aller au bout  de soit même, quelle aventure.

Sable mou, tôle ondulée, Clara pédale, Clara trace sa route.
Giovani est  plus rapide et roule à son rythme, son fou ces Ritales.
breve rencontre

Hot water et grand canyon

Surprenant pays sans eau, mais pas tant que ça, car elle coule à Ai-Ais. Alors, l’homme ne s’y est pas trompé il a construit, autour de la source, un centre thermale. Jacuzzi, massages, eau chaude, tout ça en plein désert. Formidable nature car dans cette eau brulante (65°) des roseaux se développent. !!. Mais l'aventure de cette source continue en creusant le Fisher river canyon.

65°
La végétation s'est adaptée et prospère dans de l'eau 'chaude'

Les yeux façon fish eyes**

La vision qu'offre le canyon et spectaculaire. Vous savez ce qui vous attends, mais ça dépasse votre imagination, votre champ de vision. Nous avons le souffle coupé en arrivant au bord du canyon, c'est immense. Le vide nous attire mais, interdiction de descendre sans guide. Alors on va se poser en bordure et prendre le temps de s'imprégner du spectacle. Les couches de sédiments, les traces de mouvements tectonique, les éruptions tout est inscrit dans les strates des falaises. Une lecture à ciel ouvert qui nous fait remonter bien loin dans le temps. 

** fish eyes : objectif super grand angle vision à 180° degrés°


fish river canyon
GR canyon
fish river
plante du désert

Orage sur le grand canyon

Le barbecue s'active à fournir de la braise, et il là joue facile car la tempête se lève. Et quelle tempête, un concerto grosso (grand concert) ! La salle est comble, les tentes bien arrimées le spectacle commence. A peine audible, une brise, l'adagio (lent) ne laisse rien présager de la suite. tel l'automne, les feuilles virevoltent, les serviettes perchée sur leur fil, sèchent, la température baisse à peine. C'est un bel canto (beau charme) qui s'ensuit, séduisant, mais en plus musclé, accompagné de vibrations profondes qui font frissonner  les tentes. Curieux, les feux ouvrent leurs yeux de braise et regardent le désert qui à pris des couleurs de projecteurs écarlates  et l'allégro (vif, gai ) est déjà là, avec ses myriades de grains de sable, ses premiers entre-chocs de nuages, ses baguettes de maestro qui rejoignent le firmament. Un firmament qui s'éclaire de puissants éclairs. Fortissimo, la salle retient son souffle, pas le vent qui nettoie tout, place nette tout doit disparaitre. La poussière enveloppe tout, les yeux, les cheveux, les serviettes, qui ne tenaient qu'à un fil, s'en vont , séduites ? envoutées ? On s'accroche aux tentes, on ferme les vitres des 4x4, les oiseaux ont disparue. Fortissimo, le paroxysme est atteint lorsque la pluie arrive. De grosses larmes s'écrasent sur la scène d'où la poussière n'est plus, les barbecues vont t'ils devoir se noyer ? Tel Noé nous attendons le déluge. Mais  non, ce n'est qu'avec un "con affeto" (tendrement) que l'orage morendo (en mourant) quitte la scène. Le tonnerre, les éclairs s'éloignent loin dans la lande pousuivit par de gris nuages. Les oiseaux reviennent picorer les gamelles, les viandes grésillent allègrement, la soirée sera calme, et même pas mouillé.

Ambiance électrique
soir d'orage
Face à la tempête qui se lève, prudemment le soleil s'en va dans un final de feu.
vision d'orage
4 commentaires

Eric

EGO

Bientôt la fin du voyage, encore quelques photos et pi voila. Rendez vous sur d’autres aventures peut être au Sri Lanka.

  • il y a 1 an
Eric

EGO

Pas vraiment ensemble Vous étiez en train de préparer le dîner et moi j’etais dans la lande pendant l’orage. Beaucoup de bluffe de la part de la nature mais peu d’effet car il n’a presque pas plus.mais les couleurs ont pris des couleurs !

  • il y a 1 an
Eric

EGO

Les furtifs babouins l’on joué discret et rapide, du coup ce sont des ombres sur la pellicule. Rene s’en est mieux sorti

  • il y a 1 an
Eric

EGO

Oui Clara m’a bien plu. C’est exactement ce genre de personnage avec qui j’aimerai voyager. Bon ça reste une italienne, pas facile à vivre et puis + de 20 d’ecart ça la fait pas. Les priorités ne sont pas les mêmes. Mais bon son vélo était bien équipé

  • il y a 1 an