Vrnjacka Banja suite et fin

Publiée le 31/05/2021
Le Monastère de Lioubostinia a 15km. Trouver les correspondances des bus. L'autostop en Serbie. Les bains d'eau minérale. L'architecture et autres...

Le monastère de Lioubostinia

C'est un monastère serbe orthodoxe du XIVe siècle de style serbo byzantin (dit école de Morava)). Tout à côté... Ça ne se manque pas 

Et puis l'histoire de sa fondation est jolie, car tout aurait commencé par une histoire d'amour: le prince Lazar et la princesse Milica se sont rencontrés en cet endroit. Ramassaient-ils des framboises avec des petits paniers ? L'histoire ne le dit pas. En tout cas le prince a décidé de fonder un monastère sur le lieu même de cette rencontre. . Il est parti se battre. Il est mort. Sa veuve inconsolable a choisi de l'ouvrir a une communauté de femmes avec les veuves des soldats morts dans cette. même bataille.. 

Ljoubostinja signifierait "Amour de la vie au désert". C'est sans doute une traduction littérale qui reste mystérieuse. Il faudrait  l" éclaircir. Merci Ognjen ou Ana. 

Comment s'y rendre ?

En bus évidemment. Tout d'abord il faut aller à Trstenik à une dizaine de km puis prendre une correspondance pour Dubic. Ce deuxième bus passe devant le monastère. C'est très pratique si le chauffeur n'oublie pas de s'arrêter,mais la balade à pied le long de la rivière est charmante. Il faut aussi penser au retour. Ce que je n'avais pas anticipé. 

Une heure d'attente pour la correspondance vers Ducbic
On y sert un excellent café turc
Entrons au Monastère
Ou sont les fresques du XVe ?
Dans le narthex, juste derrière la porte
L'annonciation
La pierre en dentelle
Un monastère c'est aussi un site.
Des bois de chênes sur des hectares

Le retour, c'est pas gagné !

Si j'avais anticipé, je ne serais sans doute pas partie. Il n'y a pas de bus de retour. Je veux tenter le stop (j'en ai déjà plein les bottes) mais les locaux me prévienne : personne, en Serbie, ne prendra un stoppeur😒 Il ne reste qu'à marcher sur la route jusqu'à Trstenik. Sans y croire j'ai j'ai tenté le coup. La troisième voiture m'a prise et même fait un détour pour m'emmener à la station de bus. A cette occasion j'ai appris que c'était dangereux de marcher dans les bois, à cause des tiques. Il n'y  pas de doute il faut rester confinés, les dangers sont partout ! 

Une heure d'attente, un petit creux

Un pure moment de bonheur. D'abord j'avais très faim ("j'aurais mangé le chien" comme dit quelqu'un que je connais bien), et ensuite se sont enchaînées les rencontres. L'adorable dame du café a appelé le petit jeune d'à côté pour m'aider à choisir un plat. Il vient d'ouvrir une boulangerie dans l'estanco attenant et il parle parfaitement anglais. Il était pris entre les clients next door et l'envie de discuter (La France, ah  La France !). Il va vite faire des sous et viendra voir en vrai, comme moi je suis venue voir en vrai. Il m'a aussi appris que des touristes en chaussures de marche avec un sac à dos, ça, ça n'existe pas dans le coin. Sans compter que la touriste en question arrive de France. Du jamais vu. 

Pour  Chafrounette :comme je l'ai écrit plus haut, la culture turque est très présente dans les habitudes culinaires et même dans un petit café la viande que l'on choisit est grillée sur la braise. Malgré les recommandations de notre boulanger, je suis restée perplexe quant au goût des saucisses. Il paraît que c'est du bœuf. Les "Pomfrit" étaient parfaites et le petit verre de rakia offert par la patronne je vous dis pas (le bus était juste à côté !). C'était sans doute de la prune locale. 


Elvira...

 Elvira a  entendu parler anglais. Sans plus de cérémonie, elle est venue s'installer à ma table. Elvira est professeur d'anglais. L'occasion était bonne pour piailler un peu. En peu de temps j'ai su beaucoup de choses sur la crise sanitaire en Serbie. 

  • Un confinement très strict qui s'est mal conclu avec son amoureux. Malgré les quelques balades sympa au bord de la rivière le couple n'a pas résisté. 
  • Maintenant globalement, dans le pays, on a jeté l'éponge et les masques avec. 
  • Les jeunes  ne veulent pas se faire vacciner. Ils sont dans la logique "Tout ça on s'en fou". 

Elle rêverait, comme moi de partir  voyager. Je fais beaucoup d'emules. Les femmes vont-elles abandonner et enfants pour aller courir le monde ? 


La piscine
Par contre pour les enfants c'est le top.
Ensuite on est propulsé comme une marchandise dans les tuyaux à l'extérieur
Et projeté comme une bombe à l'intérieur
Un dernier grand tour au parc

Oups! La Serbie a des problèmes avec l'évacuation des déchets (moins que le Montenegro comme nous verrons plus loin) enfin detournons notre regard un spectacle plus plaisant. 

Les roses ont un parfum delicieux
D'autres préfèrent écouter le bruit de l'eau
Ou simplement faire prendre l'air aux petits
Amuser la galerie (la galerie, c'est moi)

Demain je m'en vais

Au revoir Marijana et la petite Petra mes adorables voisines du Rez de Chaussée Nous avons passé de doux moments éclairés par votre sourire et votre joie de vivre. Je sais maintenant comment préparer un café turc. Comme Ana m'avait propulsée de Belgrade à Vrnjacka Banja, tu as contrôlé mes errements pour  m'expédier à Bar, un port, au sud du Monténégro (Jacques, je vais la faire avant toi "je me barre à Bar"). En fait, dans ce voyage je ne decide de rien. Une feuille soufflée par le vent ? Et puis, c'est toujours pareil, j'ai le vague à l'âme en partant. Ça a été et ça ne sera plus. C'est la vie : une multitude de bulles de savon irisées comme celles que Petra faisaient s'envoler par dessus mon balcon. Je l'entendais rire  lorsqu'elles eclataient sous mon nez. 

Marijana et Petra
Allez à la station de bus...et attendre.
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