Lhassa

Publiée le 25/09/2016
Lhassa, la capitale du Tibet, fut notre première étape au pays des yaks! Lhassa, Tibet capital, was our first step at yaks' country!

Français :

Après une nuit correcte dans le train, nous nous réveillons avec l’un des plus beaux paysages que nous avons pu voir pendant ce voyage : les plateaux tibétains. De manière surprenante, nous ne sommes pas vraiment nauséeux (et dans tous les cas, en bien meilleure forme qu’au sommet du mont Fuji). Pourtant, nous passons à plus de 5000 mètres d’altitude. Merci aux herbes tibétaines.


English:

After a not-too-bad night in the train we wake up with one of the most beautiful sceneries we have seen during our trip: The Tibetan plateau. Surprisingly we are not too nauseous (in any case we are much better than our state at the top of Mont Fuji) while we pass through one of the highest level of the journey:  5000 meters. Thank you Tibetan herbs!

Paysage à l'approche du Tibet / Landscape as Tibet approches
Arrivée d'oxygène (dans le train) / Oxygen supply (in the train)

Français :

Nous avons une intéressante discussion avec notre “colocataire” de cabine, Astride (son surnom pour les étrangers) à propos des noms chinois. Elle nous écrit nos noms en caractère chinois : Flavie compte 3 caractères, dont le 1er signifie « France » (quelle coïncidence !), le 2nd désigne la note de musique « la » et le 3ème « jolie fleur ». La prononciation finale est « Falavy ». Le prénom Julien peut être écrit en Chinois en utilisant les caractère « rouge », « bonne chance ou profit » et « bonne fortune ou bonne santé ».


English:

We had an interesting discussion with our Chinese roommate Astride (her English nickname). She wrote our name in Chinese characters. Flavie’s name counts 3 characters: the first one means “France” (so surprised! I am French and a part of my name means France!), the second means “La” (the sixth note of the scale Do Re Mi Fa Sol La Si Do), and the last one means “beautiful flower”. The final pronunciation is “Falavy”. Concerning Julien’s name there are 3 characters too: the first is “red”, the second means “good luck or profit” and the last one is “good fortune or safeness”.

Montagnes enneigées sur le plateau Tibétain /  Snow-capped moutains on the Tibetan plateau

Français :

Lorsque les Chinois utilisent un clavier, ils tapent en lettres latines, mais ce sont les caractères chinois qui s’affichent. Cela semble compliqué, mais il faut savoir que les lettres latines leur servent de « phonétique » pour trouver un caractère chinois. L’ordinateur associe ensuite l’écriture latine au caractère. Cette transcription phonétique est une « langue » chinoise à part, appelée Pin Yin, que les Chinois apprennent à l’école dès leur enfance.


English:

When Chinese people use a keyboard, they type in latin letters but there are Chinese characters which appear. It looks complicated but in fact they use “Pin Yin language”, which is the phonetic transcription in latin letters of the Chinese language. The computer finds automatically the Chinese characters associated with the phonetic writing. And they learn this transcription since they are children so it is automatic for them.

Village dans la vallée / Village in the valley

Français :

Nous arrivons finalement à Lhassa vers 18h, où nous retrouvons Kelsang, qui est Tibétain et guide anglophone depuis 11 ans. Il a l’habitude d’avoir des groupes d’anglophones, de chinois ou d’indiens. A notre arrivée, il nous offre une kata conformément à la tradition tibétaine, c’est-à-dire une écharpe blanche en signe de bienvenue. Il s’agit d’un symbole de bon augure, qui marque d’une note positive le début d’une action ou d’une relation et souligne les bonnes intentions de la personne qui l’offre.

Ici l’air est frais et sec, très différent de Xi’an, ce n’est pas désagréable. Nous sommes à 3600 mètres d’altitude et à cause du manque d’oxygène, nous avons un peu de mal à respirer. Nous marchons doucement comme des personnes âgées et nous sommes essoufflés après être montés à pied au 3ème étage. C’est bizarre de se sentir aussi faible, mais ça devrait aller mieux après un jour ou deux.

Un quart d’heure plus tard, notre guide nous dépose à notre hôtel dans la vieille ville. Le premier jour à Lhassa est le plus important pour notre condition physique : ne pas faire trop d’efforts, boire beaucoup d’eau et bien dormir. Ainsi après un petit tour dans la vieille ville et un repas tibétain, nous allons nous coucher et passons une nuit correcte.


English:

Around 6 pm we finally arrive in Lasa where we meet our guide Kelsang. He is a Tibetan English speaker guide for 11 years. He is used to be guide for western, Chinese and also Indian groups. When we arrived, he offers us a kata, i.e. a white scarf, which is a traditional way to welcome people. The kata is a positive symbol, which is used to start an action or a relation and to underline the good will of the person who offers it.

Here the air is fresh and dry, really different than Xian. We appreciate that! Due to the low quantity of oxygen (we are at 3,600 meters high), we get breathless very hardly. We walk slowly like old people and are out of breath after taking stairs to the third floor! It is weird to feel his body so weak! We should be more acclimated after one day here.

After a short drive our guide drops us at our hostel in the old town. The first day in Lasa is the most important concerning our health condition: don’t do much effort, drink a lot of water and sleep well. So we had a quick walk in old Lasa, a Tibetan diner and a quite good night.

Arrivée à Lhassa, la capitale du Tibet / Arrival in Lhassa, Tibet capital

Français:

Lhassa est le coeur du Tibet, en effet c’est la ville du Dalai Lama et de nombreux bouddhistes viennent ici en pèlerinage. La ville est divisée en 2 parties : la vieille ville et la ville nouvelle. Notre guide nous explique qu’il y a 10 ans, Lhassa était bien plus petite, mais qu’elle s’est agrandie sous l’effet du tourisme et de la construction d’une ligne de chemin de fer (la reliant en 3 jours à Pékin). Par conséquent, de nombreux immeubles (dont beaucoup d’hôtels) sont en permanence en construction dans la ville nouvelle. Avant l’invasion chinoise (1951), il y avait 25 000 habitants, aujourd’hui il y a plus de Chinois que de Tibétains parmi les 500 000 habitants.

Le Tibet est une région « autonome » de Chine (depuis 1965), mais la présence militaire chinoise ne passe pas inaperçue. Il y a beaucoup de soldats et de policiers et des contrôles devant tous les monastères. Il faut savoir que les bénéfices de la vente des tickets d’entrée des monastères reviennent au gouvernement (chinois) et non à ces derniers.


English:

Lhasa is the “heart” of Tibet because it is the hometown of the Dalai Lama and many Buddhist believers come here in pilgrimage. This city is divided in two part: the old and the new town. Our guide explained us that 10 years ago Lhasa was much smaller. Now Lhasa is bigger due to tourism and the construction of a railway line (it’s now only 3 days to go to Beijing). In consequence, tall buildings (mainly hotels) are constantly in construction in the new town. Before the Chinese takeover (1951), there were around 25 000 inhabitants, now they are 500 000 (more Chinese than Tibetan people).

Tibet is an “autonomous” region since 1965, but strictly controlled by the Chinese government. Indeed, there are a lot of soldiers and policemen as well as check-points in front of each monastery. In fact, the money collects from the temples tickets entrance is for the (Chinese) government and not for the temples.

Tête de yak / Yak head

Français:

Notre premier repas tibétain fut bon et réconfortant. En effet, nous mangeons une sorte de beignets faits de pomme de terre et fourrés de fromage fondu (appelés « Momo ») et un burger de viande de yak avec des frites. Miam ! Ici beaucoup de produits viennent du yak : lait, fromage, viande mais aussi des objets de décoration (comme des cornes ou de la fourrure de yak) et des médicaments (corne ou poudre de yak).


English:

Our first diner in Tibet was good and heartwarming! Indeed, we had melted cheese in crust and a yak meat burger with French fries. Yummy! Many products come from yak: milk, cheese, meat but also decoration objects (like yak horn, yak fur…) and even medicine with yak horn pieces or powder.

Burger de viande de Yak / Yak meat burger
Momo au fromage de yak / Momo cheese
Décoration typique tibétaine / Typical tibetan decoration

Français:

Nous commençons notre 2eme jour (23 août 2016) à Lhassa par un bon petit-déjeuner et devinez ce qu’il y a ? Des cacahuètes bien sûr ! Pendant que nous mangeons, nous pouvons admirez les montagnes qui entourent la ville.


English:

We start our second day (23th, August) in Lhasa with a big breakfast and do you guess what we had?? Peanut, of course! While eating we can admire mountains all around us.

Une montagne de cacahuètes au petit dej! / A mountain of peanuts for breakfast!
Vue du toit de notre hôtel / View from the rooftop of our hotel

Français:

Nous commençons la journée à 9h, lorsque notre guide et notre chauffeur viennent nous chercher à l’hôtel. Dans la voiture, nous rencontrons Joan-marc et Anna, un couple de Barcelonais, qui participent aussi à ce voyage organisé. En effet, il est interdit pour les étrangers de venir non accompagnés au Tibet, et il est obligatoire de passer par une agence de voyage. Dommage pour le budget, mais nous apprenons plus de choses ainsi qu’en voyageant par nous-mêmes.

Comme nos organismes doivent encore s’habituer, nous restons toute la journée à Lhassa. Le matin nous visitons le monastère de Drepung, un peu en dehors de la ville. Nous sommes très impressionnés, car c’est très différent des temples de l’Asie du Sud-Est : très lumineux et coloré, il y a plusieurs étages et les locaux qui viennent prier rendent la visite très authentique.


English:

9 o’clock we start our day. Our guide and our driver pick us from the hotel. In the car we meet our trip-mate Joan-marc and Anna, a couple coming from Barcelona. In fact, it is forbidden for foreigners to come alone in Tibet and we have to book a tour offered by a travel agency. A shame for our budget, but we learn more about the culture this way than traveling by ourselves.

As our body still have to acclimate, we stay in Lasa for the whole day. On the morning we visit the Deprung monastery (a monastery a bit outside of the city). We are so impressed; it is very different than the temples we visited in South-East Asia. It is very bright and colorful, there are many floors, and the local people who come to pray make the visit very authentic!

Vue sur la vallée depuis le monastère de Drepung / View on the valley from the Drepung monastery

Français:
Dans chaque temple ou monastère, il est possible de voir de nombreuses figures importantes du bouddhisme tibétain. Il est presque impossible de retenir le nom de toutes les statues, car il y a plus d’une centaine de personnages et, pour être franc, elles semblent parfois identiques à nos yeux. On peut distinguer :

- Les Bouddhas, comme le Bouddha de la longévité, celui du passé, du présent ou du futur.

- Les Bodhisattvas, des êtres qui ont atteint l’illumination. Le 14ème Dalai-Lama (le Dalai Lama actuel, exilé en Inde) est considéré comme la manifestation du Bodhisattva de la Compassion, c’est pourquoi l’image de ce dernier crée des problèmes politiques.

- Les Protecteurs, qui ont des têtes hideuses pour effrayer les ennemis.

- Les personnages historiques, comme Guru, Tsongkhapa et les Dalai Lama.     


English:

In each temple or monastery, it is possible to see several important figures of Tibetan Buddhism. It is barely impossible to remember the name of each statue as there are more than 100 different figures and to be honest, sometimes, they look similar to us. So there are:

- Buddhas, like the Buddha of the longevity, or the past, present and future Buddhas.

- Bodhisattvas, beings who have reached the state of enlightenment. The 14th Dalai Lama (the current one, in exile in India) is considered as the manifestation of the Bodhisattva of the Compassion (Avalokiteshvara). (This is why the image of this Bodhisattva makes political issues.)

- Protectors, with their angry faces to intimidate the enemies.

- Historical figures like Guru, Tsongkhapa and Dalai Lama.  

Le monastère Drepung / Drepung monastery
Le monastère Drepung / Drepung monastery 2

Français:

D’après notre guide, 99% de la population tibétaine est bouddhiste. Le Bouddhisme tibétain est divisé en 3 clergés, dont l’un est le clergé Gelugpa. Le monastère de Drepung a été construit en 1416 par des disciples du maître Tsongkhapa, le fondateur du clergé Gelupa, et il s’agit de l’un des monastères les plus importants de ce clergé. Il est facile de reconnaître les membres de ce clergé, car ils portent des chapeaux jaunes, qu’ils portent lors des temps de prières le matin et le soir. Plus de 7 000 moines résidaient dans ce temple avant l’invasion chinoise en 1951, ce qui en faisant le plus grand monastère du Tibet à l’époque. L’enceinte comprend plusieurs temples et collèges, qui furent détruits à certains moments mais toujours reconstruits.

Nous visitons les temples Gaden Podrang et Tsokchen avec notre guide qui nous fournit de nombreuses informations sur le Bouddhisme tibétain et la culture du pays. Le temple Gaden Podrang fut la résidence des Dalaï Lama jusqu’à ce que le 5ème Dalai Lama décide d’emménager au palais Potala. Nous pouvons voir les tombes du 2ème, 3ème et 4ème Dalai Lama (qui contiennent soit des cendres, soit des objets religieux), ainsi que plusieurs chapelles dédiées aux différentes figures du Bouddhisme tibétain.

Il n’est pas possible de prendre des photos à l’intérieur, comme dans presque la majorité des monastères, pour préserver les peintures et les statues.


English:

According to our guide, 99% of the population are Buddhists in Tibet. The Buddhism is divided into three sects. One of which is the Gelugpa sect. The Drepung monastery was built in 1416 by a disciple of Tsongkhapa (the creator of Gelugpa sect) and hosts monks from this group. It is easy to recognize them by their yellow hat. They have to wear it for the prayer time on the morning and on the evening. Over seven thousand monks resided here before 1951 (Tibet takeover by China) which made it the largest monastery in Tibet at this time. The enclosure monastery includes several temples and colleges. Dreprung monastery was destroyed by some assaults but constantly rebuilt and resettle.

We visit the Gaden Podrang temple and the Tsokchen temple. Our guide provides us a lot of information about Buddhism and Tibetan culture. The Gaden Podrang was the residence of Dalai Lamas until the fifth decided to move to the Potala palace. We can see the tombs of the second, third and fourth Dalai Lama (which contains aches or religious objects) as well as many chapels dedicated to important Buddhist figures mentioned earlier.

It is not possible to take pictures inside (like the majority of the monasteries included in our tour) to preserve the quality of the paintings and statues.

Un moine et une femme en tenue traditionnelle / A monk and a lady in traditional dress
Tentures tibétaines / Tibetan hangings

Français:

Des mantras sont peints sur la colline, il s’agit d’une phrase répétée plusieurs fois d’affilée et censée rendre plus forts les croyants ou par exemple leur apporter la bonne fortune (suivant les mantras). Dans tous les temples, nous croisons des croyants en train de répéter des mantras.

A l’entrée du monastère, il y a des moulins à prières. Sur chacun, il est écrit un mantra ; en faisant tourner le moulin, vous rendez le mantra vivant et vous recevez son pouvoir ou sa bénédiction. Les moulins peuvent être de différentes tailles, manuels ou être entrainés par de l’eau ou de l’air chaud. Certains sont portables, comme ceux que les femmes tibétaines ont dans leurs mains.


English:

Mantras are painted on the hill. A mantra is a sentence repeated several time in a raw. It is supposed to make the believers more powerful or bring them luck for example (according to the mantras). Everywhere in the temple we can see believers repeating their mantras.

At the entrance of the monastery, there are some prayer wheels. On each wheel is written a mantra. By turning the wheel, you make the mantra “alive”, which means you receive the power from the mantras. These wheels can be of different sizes, can be manual or moved by water power or hot air. You can have movable wheels as you can see in the Tibetan women’s hands.

Croyants tournant les moulins à prière /  Believers turning the prayer wheels
Flavie tournant les moulins à prière /  Flavie turning the prayer wheels
Mantra inscrit sur la colline / Mantra written on the hill

Français :

Les Tibétains considèrent que nous venons tous de la nature et que lorsque nous mourront nous devons retourner à la nature. C’est pourquoi ils ne brûlent pas les corps, mais en font dons à la nature. Les corps sont découpés puis placés dans les montagnes ou dans les rivières et servent de nourriture aux animaux. Cela ne choque pas notre guide, qui souhaite voir son corps offert aux vautours (offrande au ciel), car les cadavres ne ressentent rien.


English:

Tibetan people think we all come from nature and when we pass away we return to the nature. This is why they don’t bury the dead bodies, but they offer them to nature. The corpses are cut in pieces and placed in the rivers or in the mountains to be food for animals. This doesn’t chock our guide, who wants to have his dead body offered to the vultures. He says the body has no feeling when it is dead so we can give it back to the nature.

Ruelle dans le monastère / Narrow street in the monastery

Français:

Les moines doivent respecter 4 règles principales : ne pas boire d’alcool, ne pas fumer, ne pas tuer, ne pas avoir de rapports sexuels. Ils peuvent choisir de devenir moines à n’importe quel moment de leurs vies, mais une fois leurs décisions prises, ils ne peuvent pas revenir en arrière. Par exemple, en Thaïlande, il est possible de devenir moine pour un certain temps (un mois, une année…), mais ce n’est pas le cas ici. Si jamais un moine ne respecte pas les règles monastiques, il est renvoyé de son monastère, mais aucun autre monastère ne l’acceptera, et il doit retourner à la vie civile. Ainsi moine n’est pas une activité mais une vocation ; ils ne sont pas payés et vivent des offrandes faites par les croyants.

Ils passent beaucoup de temps à prier mais ont aussi d’autres activités. Par exemple au monastère de Drepung, nous avons pu les voir préparer à manger ; ils ont aussi un magasin de souvenirs. D’autres fabriquent des statues de Bouddha : ils font d’abord la forme avec des feuilles d’argent. Ensuite, ils utilisent du papier pour en remplir l’intérieur. Ces statues sont ensuite vendues ou placées dans les temples.


English:

Monks have to respect 4 main rules: no alcohol, no drugs/tobacco, no killing, no sex. They can choose to be monk whenever they want in their lives but after taking their decision, they can’t change their minds. For example, in Thailand it is possible to be monk for a certain duration (one month, one year…), but it is not the case here. Once they are monks, they have to strictly respect the monk life, if not, there are “lay off”, and no other monastery will accept them, they have to return to the normal life. So monk is not a job, it is like a destiny. They are not paid and they live from the offerings of believers.

They spend a lot of time to pray but they have daily life activities as well. For example, in Dreprung monastery, we saw them when they prepare food or they run a souvenir shop. Some build small Buddha statues. First, they make the shape with silver sheet and let the inside empty. Then, monks cut papers and silver to fill the statues. Finally, statues are sell in the shop or exhibited into the temples.

Moines au travail / Monks working

Français :

A midi, notre guide nous emmène dans un petit restaurant où nous avons l’opportunité de goûter du thé tibétain, préparé avec du thé noir, du sucre et du lait de yak. Nous commandons des plats à partager, dans le style local, mais c’est un peu trop épicé !


English:

For lunch our guide bring us to a small restaurant where we have opportunity to try the Tibetan milk tea. It is made from black tea and yak milk. We have Tibetan style lunch sharing our food and complaining because it is too spicy! Haha!

Soupe tibétaine avec de la viande de yak / Hotpot with yak meat

Français:

L’après-midi, nous allons au monastère Sera, qui a été fondé en 1419 et appartient aussi au clergé Gelugpa. Il y aussi de nombreux bâtiments et nous visitons le hall de prières, qui est l’un des plus importants. Les bâtiments sont couverts de statues, dont Bouddha et d’autres figures importantes du Bouddhisme. Il est fréquent de voir Buddha représentait trois fois : le Buddha du passé, du présent et du futur. Nous voyons aussi des statues de protecteurs, qui sont de différents types. Il y a par exemple le protecteur des enfants ; lorsque les gens prient pour celui-ci, ils font une marque noire sur le nez des enfants qui reçoivent ainsi la protection.


English:

On the afternoon we go to the Sera Monastery. It was founded in 1419 and respects Tsongkhapa discipline too (Gelugpa sect). In this monastery, there are also many buildings (temples and colleges). We visit the Assembly hall which is one of the most important building in the enclosure. The walls are cover with Buddha and other important persons in Buddhism. Many times Buddha is represented three times: past Buddha, present Buddha and future Buddha. Along the visit we can see “protectors”. There are different kinds, for example the children protector. When the family are facing this protector, they can make a black line on the nose of the child so that he receives the protection.

Statue de protecteur (prise au temple de Jokhang) / Protector statue (picture taken at Jokhang temple)

Français:

Les femmes ne sont pas autorisées à entrer dans la chapelle de Ta-og. Notre guide nous explique qu’il ne s’agit pas d’une discrimination envers les femmes : lorsque Ta-og était un humain, il était moche et aucune femme ne voulait de lui, ce qui le rendit furieux. Il décida donc de réserver sa chapelle aux hommes seulement.

Cependant, le reste du temps, femmes et hommes sont égaux au Tibet. Par exemple, les femmes gardent leurs noms lorsqu’elles se marient, alors que dans beaucoup de pays elles prennent celui de leurs maris.

Lorsque les parents donnent naissance, ils doivent aller au temple afin de faire bénir l’enfant et de lui faire donner deux noms par un moine. En effet, il n’y a pas de noms de famille au Tibet, mais les enfants reçoivent deux prénoms à la naissance. Afin d’obtenir des papiers d’identité, les Tibétains utilisent généralement leurs 2ème prénoms (ou celui de leurs pères) comme nom de famille.


English:

Women are not allowed to enter into the Ta-og chapel. Our guide explains there is no discrimination in Tibetan Buddhism. Only when Ta-og was a simple human being is was ugly and no women wants to marry him. He got angry and decided to reserve this chapel to men only.

However, rest of the time, women and men are equal in Tibet. For example, the women keep their names when they get married, which is different than other countries where women, most of the time, take their husband name.

When parents give birth, they have to go to the temple to bless the baby and let the monk choose the names of the newborn. In fact, there is no family name in Tibet (except for noblemen), but people receive 2 first names when they are born. To get identity papers, Tibetan usually use their 2nd first name (or their father’s 2nd first name) as a family name.

Dans le monastère / In the monastery

Français:

Un mandala est un symbole religieux représentant l’univers, souvent en forme de cercle, trois d’entre eux faits en sable sont exposés dans une petite salle du monastère. Notre guide nous fait entrer bien que ce soit en théorie fermé.  Nous sommes chanceux car c’est impressionnant : dans la tradition tibétaine, les moines créent des mandalas avec du sable de différentes couleurs. Cela demande 10 jours de travail à 4 moines pour finir un seul d’entre eux, ainsi que beaucoup de minutie. Si un moine fait une erreur, par exemple en mettant du sable d’une mauvaise couleur, ils doivent recommencer depuis le début ! En temps normal, les mandalas de sable sont fabriqués pour des cérémonies ou des festivals puis détruits, ce qui symbolise la nature éphémère de la vie matérielle. Au monastère Sera, 3 d’entre eux sont conservés pour permettre aux pèlerins qui viennent de loin de pouvoir les admirer.


English:

A mandala is a religious symbol symbolizing the universe, generally in a round shape; 3 huge sand mandalas are exhibited in a small room of the monastery. Our guide lets us enter even if it is supposed to be closed. We are lucky because it is very impressive: in the Tibetan tradition, monks make mandalas with sand of different colors. It takes 10 days for 4 monks to complete one mandala. And it requires a lot of meticulousness, if a monk makes a mistake (put colored sand in a wrong place) they have to restart the mandala from the beginning! Generally sand mandalas are made for ceremonies or festivals and then dismantled, which symbolize the transitory nature of material life. However, at Sera monastery, 3 of them are kept so that pilgrims who come from far away can see them.

Mandala de sable (photo prise dans un musée à Xining) / Sand mandala (picture take in a museum at Xining)

Français:

Ensuite nous assistons à la “cérémonie des débats”. Tous les moines se rassemblent dans la cour et débattent à voix haute, voire très haute ! Certains sont souriants mais la majorité sont sérieux, voire un peu énervés, car les débats sont parfois âpres. Ceux qui sont debout posent des questions ayant trait aux écritures saintes ou des questions philosophiques (du type, qui de la poule ou de l’œuf était là en premier ?). Ceux qui sont assis doivent répondre et donner la bonne réponse, alors ceux qui sont debout frappent fortement dans leurs mains pour chasser les mauvais esprits et remontent leurs chapelets sur leurs épaules. Ces débats sont une façon de former les étudiants : si ceux-ci ne sont pas d’accords sur la réponse, ils doivent retourner étudier les livres saints.


English:

Then we assist to the “debating ceremony” which is not uninteresting! All the monks gather in the debating courtyard and debate loudly, very loudly! They are famous for their angry face. Some of them are sitting and the other are standing. These who are standing ask a question related to what is written in the holy books or a philosophical question (like who from the egg or the chicken was born first?). The others reply by explaining what is the good behavior. The first ones clap their hands quite violently to let the bad behavior go and put his rosary on his shoulder. This debate is a way to train students, if they can’t agree together, then they study more to find the answer in the holy books.

Cérémonie du débat / Debating ceremony

Français:

Dans les deux monastères que nous avons visités aujourd’hui, il y avait de nombreuses écharpes colorés (bleu, blanc, rouge, vert, jaune) comme celles que notre guide nous a offert lorsque nous sommes arrivés. Chaque couleur a une signification et parfois les écharpes sont tressées entre-elles.


English:

In the both monasteries we visited today there were many scarfs colored in white, red, blue, green and yellow, like the one that our guide offered us when we arrived. Each color has a meaning and sometimes the scarfs are braided.

Pendentifs tressés de couleur / Colorful braided decoration

Français:

A la fin de la journée, nous allons faire un peu de shopping dans le vieux Lhassa. Nous n’achetons rien mais avons un aperçu des produits tibétains : chapelets, crâne de yak et de chèvres, de très chères théières, des protège-oreillers, des bijoux en pierre, des écharpes…


English :

At the end of the day we go to do some shopping in old Lhasa. We buy nothing, we are just curious of the Tibetan products: rosary, yak and goat skulls, expensive teapot, pillowcases, jewelries made from Tibetan stones, scarfs…

Artisanat tibétain / Tibetan handicraft
Maison tibétaine traditionnelle dans le vieux Lhassa / Traditional tibetan house in the old Lhasa

Français:

Au matin du 24 Août, nous allons au très connu palais du Potala, qu’il est possible de voir de loin. Le premier aperçu est magique ! Contrairement aux monastères que nous avons vus hier, le Potala est presque « sans vie », essentiellement parce qu’il s’agit du palais du Dalaï Lama or celui-ci a été forcé de s’exiler (quelque part en Inde). Autour de la colline, il y a un chemin de pèlerinage. Nous restons 10 min à regarder les croyants qui marmonnent en marchant.


English:

On this 24th August morning, we go to the famous huge Potala Palace. We can see it far away from the road. Our first sight was a magical moment! Contrary to the temples we visited yesterday this monastery is lifelessness, mainly because this is the Dalai Lama palace but the current Dalai Lama has been forced to take his government in India. Around the Potala there is a pilgrimage pathway. We stay 10 minutes to admire the believers walking and muttering.

Le palais du Potala / Potala Palace

Français:

La plupart des monastères ont un Kora, chemin de pèlerinage autour de leurs périmètres. Et certains croyants le parcourent « allongés » : ils s’allongent sur le sol, touchent le sol avec leurs fronts puis se relèvent et répètent l’opération en avançant un peu plus à chaque mouvement. Ils portent généralement des protections aux coudes et aux genoux mais finissent complètement sales.


English:

Most monastery have a Kora, a pilgrimage path, around the complex. This is why some believers lay down on the floor and have special clothes which protect their elbows and knees. They complete the Kora like this: laying down, touching the floor with their foreheads, then going up, doing one step and repeating again this movement. Most of the time they finish to be completely dirty.

Croyants parcourant le Kora autour du Potala / Believers on the Kora around the Potala

Français:

C’est une bonne opportunité pour voir de plus près les vêtements traditionnels, qui s’appellent « chuba ». Les vêtements des hommes ont de longues manches, qui sont nouées le long de la taille. Les femmes portent de longues robes avec des tabliers rayés et colorés. Certaines portent aussi de lourds bijoux. Enfin, on peut voir des femmes coiffées avec 108 tresses, un nombre de bon augure dans le bouddhisme tibétain. Les chapeaux de cow-boys sont fréquents en été et les chapeaux en fourrure en hiver.

Au Tibet, il y avait traditionnellement 3 types de personnes : les nomades, les fermiers et les moines/nonnes. Les moines portent de longues robes de couleur rouge vin and un chapeau dont la couleur dépend du clergé :  Nyingmapa, Sakyapa, Gelugpa. Le jaune est la couleur du clergé Nyingmapa.


English:

It is a good opportunity to look closer at the traditional clothes, which are called “chuba”. Men clothes have very long sleeves which are tied around the waist. Women wear long dress with a colorful striped apron. Some women wear heavy jewels as well. Finally, some women wear their hair in 108 braids, an auspicious number in Buddhism. Cowboy hats are common in summer and fur hat in winter.

In Tibet there used to be 3 kinds of people: nomadic, farmers and monks/nuns. Monks wear long red wine color dress and a hat. The color of the hat depends to the sect belonging: Nyingmapa sect, Sakyapa sect, Gelugpa sect. This monk belongs to the first one.

Femme en tenue traditionnelle / Women with traditional clothes
Moine du clergé Nyingmapa / Monk of the Nyingmapa sect

Français:

Le temps est compté ! Chaque visiteur est autorisé à rester une heure seulement dans le Potala, afin de réguler l’affluence. Il nous reste 20 minutes avant notre entrée (notre visite est de 11h40 à 12h40), nous faisons donc un tour dans le musée de la bière. Nous remarquons que les tibétains nomment « vin » toutes les boissons alcoolisées (à l’exception des spiritueux) y compris la bière.


English:

Time is counting! Each visitor is allowed to stay only one hour in the Potala palace to regulate the crowd. We have twenty minutes before 11:40 (our ticket is 11:40-12:40), we go to the barley beer museum to spend time. We notice that Tibetan people call “wine” every alcoholic beverage including beer (but excepting spirituous).

Vue sur la vallée depuis la montée au Potala / View on the valley from the way up to the Potala palace

Français:

Le premier bâtiment du Potala a été construit au milieu du 7ème siècle, mais son expansion a vraiment commencé au 17ème siècle. La partie blanche fut construite à partir de 1645 sous ordre du 5ème Dalaï Lama qui y transféra son gouvernement quatre ans plus tard (initialement situé au monastère Drepung). Celui-ci mourut en 1682 mais sa mort fut cachée à la population pendant 12 ans jusqu’à la fin de la construction de la partie rouge du palais. Cette dernière est exclusivement dédiée aux activités religieuses, alors que le palais blanc est le lieu de résidence et de gouvernement du Dalaï Lama. Le Potala symbolise ainsi l’union du pouvoir spirituel et temporel. Cette union a été réalisée par le 5ème Dalaï Lama, qui unifia le Tibet précédemment divisé en plusieurs royaumes rivaux. Ceci explique l’importance du 5ème Dalaï Lama dans l’histoire tibétaine.

Il y a dans le Potala de nombreuses chapelles, trônes et tombes. La tombe du 5ème Dalai Lama fait 12,6 mètres de haut et est couverte de 3,7 tonnes d’or ! Notre guide nous explique que la construction de cette tombe a été financée par les croyants. Pour permettre à chaque personne de participer, le clergé a limité le montant des dons par personne. Le plus important, d’après notre guide, n’est pas cette magnifique tombe mais ce qu’elle contient : la dépouille du 5ème Dalai lama. Le 9ème, 10ème,11ème et 12ème Dalai Lama moururent de maladie jeunes, leurs tombes sont aussi dans situées dans le Potala (comme celles du 7ème et 8ème Dalai Lama).

Nous sommes impressionnés par le nombre de pièces (plus de 1 000 ! mais nous ne les visiterons pas toutes), par les statues tellement colorées ainsi que les tentures. Nos yeux sont attirés de tous les côtés, c’est magnifique. Par contre, les couloirs et les salles ne sont pas très grandes, tout est étroit et surchargé, heureusement que le nombre de visiteurs est régulé.


English:

The first building in this place was built in mid-7th century. The white part was built in 1645. In 1649 the Fifth Dalai Lama decided to move the seat of his Gelugpa government here from Drepung Monastery. He died in 1682 but his death was concealed until the completion of the red part 12 years later. Since its construction, the Potala has been the home of the successive Dalai Lamas. It symbolizes the union of the spiritual and temporal powers. Indeed, the red palace is dedicated to religious activities and the white palace is the living and government place of the Dalai Lama. This unification of the powers has been done by the 5th Dalai Lama, which explains why he is so important in the Tibetan history. Before that time, the Tibet was divided in several rival kingdoms.

Here again we can visit many chapels, see many tombs and thrones. The tomb of the fifth Dalai Lama is 12,6 meters high and covers by 3,7 tons of gold! Our guide explains us that the construction of this tomb was funded by believers. To get opportunity to each people to give money, the sect has limited the amount by person. Finally, he said the most important is not this huge wonderful tomb but what there is inside, the fifth Dalai Lama! The ninth, tenth, eleventh and twelfth Dalai Lamas died (because of diseases) when they were children. All their tombs are hosted in the Potala (as well as the ones of the 7th and 8th Dalai Lama).

We are impressed by the number of the rooms (more than 1,000!), the colorful statues and fabrics everywhere. Our eyes run to every walls of the Potala. It is simply wonderful! However corridors and rooms are quiet narrow, in addition of the many decorations which don’t help; luckily the number of visitors is regulated.

Le palais rouge et le palais blanc / The white and red palaces

Français:

Les Tibétains croient à la réincarnation, et la vie est un cycle de renaissances. Durant leurs vies, ils accumulent des mérites pour renaître dans un meilleur monde ou comme un être supérieur ou meilleur. Lorsqu’ils meurent, leurs vies ne sont pas finies, mais ils continuent leurs chemins au paradis ou aux enfers, suivant leurs comportements lors de leurs vies terrestres.

Le Dalai Lama est donc né 14 fois. A chaque fois qu’il meurt, les autres moines partent à la recherche de sa réincarnation. Ils suivent parfois des indices laissés par le précédent Dalai Lama ou bien ils essayent d’identifier un enfant qui sait des choses qu’un jeune enfant ne devrait pas savoir à son âge.

Le Tibet appartient aujourd’hui à la Chine, mais les Tibétains reconnaissent toujours le Dalai Lama comme un leader religieux et politique. Cependant les photos de celui-ci sont interdites au Tibet. Né en 1935, le 14ème Dalai Lama s’est exilé en 1959 en Inde, où il a créé le gouvernement tibétain en exil. Il soutient l’autonomie du Tibet à l’intérieur de la Chine jusqu’en 2011, date à laquelle il décide de quitter ses fonctions de président du gouvernement en exil. Depuis plusieurs années, il considère que la démocratie devrait être le mode de gouvernement au Tibet et que le système des Dalai Lama n’est plus la bonne institution. Il est certainement le dernier Dalai Lama qui détint le pouvoir religieux et temporel au Tibet.


English:

Tibetan people believe in rebirth and life is a circle of rebirths. During their lives, they accumulate merits to be reborn in a good place/person. When they died, their lives are not “finished”, they continue their pathway to the hell or the paradise, depending on their behaviors during their lives on earth.

Dalai Lama is reborn 14times, each time a Dalai lama dies, the other monks look for the reincarnation of the Dalai Lama. Sometimes they follow the instructions of the previous Dalai Lama or they just try to identify him because he is a child who knows things that a child is not supposed to know.

Tibet belongs to China nowadays but Tibetan people still recognize the Dalai Lama as a religious and political leader. However pictures of him are not allowed in Tibet. Born in 1935, the 14th Dalai Lama went in exil to India in 1959, where he created the Tibetan government in exil. Then he supported the autonomy of Tibet inside China until he chose to quit in 2011 his function as president of the Tibetan government in exil. Since many years, he considers that democracy should be the new government system in Tibet and that the Dalai Lama institution is no longer the good way to rule Tibet. He’s probably the last Dalai Lama who had the Tibetan religious and temporal power.

Autres femmes sur le Kora / Other women on Kora

Français:

L’après-midi, nous visitons le monastère de Jokhang, construit au 7ème siècle après JC. A l’intérieur, cela sent le beurre de yak et l’air vibre du murmure des mantras. Il est possible de voir une statue de Bouddha apportée par l’épouse chinoise du Roi Songtsen Gampo. Le temple a été construit initialement pour accueillir la statue de Bouddha apportée par l’épouse népalaise du roi, mais cette statue a été intervertie avec celle amenée par la princesse chinoise après la mort du roi. Cette statue apportée par la princesses chinoise est l’image de Bouddha la plus révérée de tout le Tibet.

Il y a plus de 50 chapelles, mais nous ne les verrons pas tous. Nous verrons par exemple la chapelle du Bouddha de la Lumière Eternelle, celle des 9 Bouddhas de la longévité ainsi que celle du Roi Songtsen Gampo bien sûr.


English:

On the afternoon we visit the Jokhang monastery which was built in the 7th century. It smells the yak butter and sounds the murmurs of the mantras. It is possible to see the Buddha image brought by the the Chinese wife of the King Songtsen Gampo. At the beginning, the temple has been built to host the Buddha image brought by the Nepalese wife the King, but the 2 statues have been exchanged after the king’s death. The Chinese princess’ statue is nowadays the most revered Buddha image in all of Tibet.

There are more than 50 chapels but we are not going to visit all of them of course! Each chapel host one or several important figures in Tibetan Buddhism like the chapel of the Buddha of the Infinite Light, the chapel of the nine Buddhas of longevity as well as the chapel of Songtsen Gampo.

Bougies faites avec du beurre de yak / Candels made from yak butter
Temple de Jokhang / Jokhang temple

Français:

Après la visite de la partie basse du temple, nous montons sur le toit d’où il y a une incroyable vue sur le vieux Lhassa et les montagnes alentours. Sur cette photo, vous pouvez voir une femme en train de prendre en photo Julien et son mari. Cela nous est souvent arrivé en Chine (ainsi qu’en Birmanie en avril dernier) que les locaux veulent prendre des photos avec nous car nous sommes occidentaux. C’est exotique pour eux ;-)


English:

After exploring the lower part, we go to the roof where we can have a stunning view on the old Lhasa and its mountains around. On this pictures you can see a Chinese woman taking picture of Julien and another man (the chinses women’s husband). It happened many time in China (and in Myanmar in last April too) that local people want to take picture with us just because we are white people. It is exotic for them! ;-)

Séance photo avec des chinois / Picture time with Chinese people
Vue sur la place devant le temple de Jokhang / View of the place in front of the Jokhang temple
Incontournable selfie / Compulsory selfie ;-)

Français:

Après la visite du temple, nous quittons notre guide et nos compagnons de voyage pour faire un tour dans le quartier de Barkhor, dans les environs du temple, qui comprend aussi un chemin de prières. Il y a partout des magasins de souvenirs dans d’authentiques maisons tibétaines traditionnelles. Les rues sont colorées, et il y a de nombreux croyants revenant du temple, répétant leurs mantras et récitant leurs chapelets. De nombreuses personnes négocient les prix pour acheter des souvenirs faits main. Nous tombons tous les deux d’accord pour dire que nous n’avions jusque-là jamais vu de ville aussi grande que Lhassa avec autant de personnes portant les habits traditionnels. Cela nous fait penser au Roi de l’Oiseau (une fête renaissance qui se tient au Puy-en-velay, la ville d’origine de Julien). Sur le chemin du retour jusqu’à notre hôtel, nous tombons par chance sur un petit marché, où nous achetons du pain tibétain, un pain épais pas mauvais.


English:

After the visit, we leave our trip-mate and our guide and have a walk in the Barkhor area, the streets surroundings the temple, which is also a kora (a pilgrimage circuit). We can see everywhere souvenir shops in beautiful authentic Tibetan houses. These streets are colorful and you can see the believers coming back from the temple repeating their mantra and holding their rosary. It was an interesting walk seeing people acting and bargaining prices for handmade souvenirs. We both agree that we didn’t see such a huge city with such a lot of people still wearing the traditional clothes. We feel like being at “Le Roi de l’oiseau” in Le Puy-en-velay (it’s a Renaissance festival organized at Julien’s hometown)! On the way back to the hotel, we walk by chance in the street food, where we bought a Tibetan bread, a thick bread not bad.

Les "anciens" dans la rue / Eldelry in the street
Quartier de Barkhor / Barkhor area

Français:

Nous pouvons aussi voir des boucheries, notre guide nous a expliqué que les Tibétains ne mangent pas de petits animaux tels que les poissons, les poules, les chiens, les chats… Le boucher est quelqu’un de très particulier au Tibet, car c’est la seule personne qui a le droit de tuer des animaux. Il doit par contre accomplir de nombreux rites religieux pour compenser toutes ces morts. Les Tibétains ont beaucoup de respect pour les animaux et lorsqu’ils en tuent un, ils en utilisent toutes les parties : la viande pour manger, le cuir pour les chaussures ou les habits, les cornes pour décorer. A noter que les Tibétains n’utilisent de crânes de yak comme objet de décoration ; par respect, ils ne les accrochent pas comme trophées dans leurs maisons, c’est seulement pour les touristes. Avec la modernisation du Tibet, et les chaînes de fast food comme KFC, les tibétains commencent à manger du poulet ; mais cela ne fait pas partie de la cuisine traditionnelle.


English:

Also, we can see yak butcher. Our guide explained us that Tibetan people don’t eat small animals which means fishes, chicken, dogs, cats, … The butcher man is a very special man in Tibet since he is the only one who has the right to kill animals ! Tibetan people pay a lot of respect to animal so when they kill a yak they use each part of it: meat to eat, skin to make clothes/shoes, horn for decoration. Notice that Tibetan don’t use yak head as decoration. It is only for tourist.  Tibetan respect such a lot animal that they don’t hang them as a trophy in their house. With the modernization of Tibet, and fast food restaurants like KFC, Tibetan start to eat more and more chicken, but it’s not part of the traditional cuisine.

Boucherie / Butchery
2 commentaires

Jamy

Flober

Sublime ! ça fait rêver ! :D

  • il y a 8 ans

JH

Très belle étape, merci pour le récit !

  • il y a 8 ans