Communauté indigène de La Moya

Publiée le 25/11/2022
Découverte de la Communauté de La Moya, Calpi, près de Quito

Arrivée à La Moya

Avant de rejoindre nos nouveaux amis à 12 h 30, nous allons jusqu'au marché de La Condamine, l'un des plus importants de la ville, particulièrement animé le samedi. Il est inclus dans un grand centre commercial, et comprend un côté dédié aux légumes et un autre aux fruits, toujours aussi coloré. 

Cette fois-ci, tout le monde est bien à l'heure et nous sommes accueillies chaleureusement. Nous avions essayé de nous mettre de côté hier, mais ils ont tenu à ce qu'on figure sur la photo de groupe ! Une des journalistes tient absolument à interviewer Aurore, qui parle espagnol couramment et lui a réservé une place à côté d'elle. Je me retrouve assise à côté de Rebecca, qui vient de rejoindre le groupe. Elle engage aussitôt la conversation et j'essaie de pratiquer mon meilleur espagnol. Elle vient d'Ambato et insiste pour que nous y fassions un stop quand nous irons à Latacunga, afin qu'elle nous fasse une visite guidée.

En une vingtaine de minutes, nous sommes à La Moya, un village tourné vers le tourisme communautaire. Une partie du village, qui compte 42 familles, nous accueille, avec discours de bienvenue, chants et airs de musique, au son d'un instrument du genre olifant. Pendant ce temps, une petite mamie file imperturbablement de la laine. 

File la laine...

Musée de La Moya

Nous sommes ensuite invités à partager l'almuerzo, le déjeuner composé d'une entrée à picorer : maïs grillé, fèves et une sauce légèrement piquante, puis le traditionnel poulet frit, bananes plantain, riz et crudités (poivron, tomate, oignon rouge). Cette fois, il se termine par un dessert, ce qui est rare. Il s'agit d'une compote de pommes en morceaux. 

Nous visitons ensuite le musée attenant, portant sur les traditions locales. Le village étant en contrebas du volcan chimborazo, les familles partaient en expédition, pour que les hommes, les hieleros (mineurs de glace), aillent tailler 5 à 8 blocs de glace de 30 kg par jour. Ils les enveloppaient dans des roseaux, cueillis en chemin et tressés, pour les charger sur des ânes et redescendre. Le papi qui jouait du cor était l'un de ces hieleros. Nous assistons également à une démonstration manuelle de meunerie de céréales a la pierre. 

Hieleros et Chimborazo
Un des derniers hieleros

Visite de l'église et promenade champêtre

Ensuite, nous visitons l'église dédiée à St Augustin, puis partons pour une balade à travers les champs, en compagnie d'Augustine, une femelle lama et de la petite mamie qui continue de filer la laine en marchant !

Nous prenons congé des journalistes, après qu'Aurore a fait à nouveau l'objet d'une interview sur notre voyage. Ils rentrent sur Riobamba, alors que nous restons dormir sur place. Nous nous attendions à quelque chose de succinct, mais disposons en fait chacune d'une grande chambre et d'une salle de bains avec douche à l'italienne !

Nous devions participer à la rentrée du bétail, mais personne ne nous y a invitées. Nous proposons notre aide à la cuisinière qui prépare notre dîner, mais elle nous invite à nous assoir et à bavarder avec elle. Nous aurons une soupe de pommes de terre et fromage, puis de nouveau du poulet. Le quartier devient soudainement bruyant, les deux églises adjacentes célébrant au même moment leur messe du samedi soir, avec force discours et musique. 

Eglise Saint-Augustin
Augustine, femelle lama
Aurore en conférence de presse
Champs de la Moya
Le magasin de La Moya

Place au sport

La Moya est desservie par les bus tous les jours, sauf le dimanche et c'est donc Diana qui vient nous récupérer avant qu'on aille ensemble assister, dans un café restaurant, au match d'ouverture de la coupe du monde de foot, Qatar/Équateur.

Nous prenons congé dans l'allégresse de la victoire, enchantées de ces trois jours passés ensemble.

Au petit matin, collecte du lait
Equipés pour supporter la tri (équipe tricolore d'Equateur)
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