Alausi et Nariz del Diablo

Publiée le 20/02/2016
9 décembre 2015 - C'est ici à Alausi, entre Riobamba et Cuenca, que se rendent les nostalgiques des chemins de fer. Entre abandons et tremblements de terre, il ne reste aujourd'hui que quelques kilomètres de lignes du train qui autrefois traversaient toutes les Andes.

Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence

A peine remis de nos heures de vélo, nous voilà debout pour prendre le bus direction la petite ville d'Alausi. Un peu de pression ce matin car notre train part à 11h et nous avons 2h de trajet en bus. Le moindre faux pas ou contre-temps et on rate le train.

Tout se déroule sans accros ! A 10h15, on est sur les lieux, on prend même le luxe de visiter un peu après avoir déposé nos sacs à la gare. La ville est agréable, calme et plutôt jolie.

A 11h, tickets en main, nous voilà dans le train.

Wagon à la gare d'Alausi
Statue qui surplombe Alausi
Rue d'Alausi
Alausi

La particularité de ce train, c'est qu'il descend (et monte) en zig-zag le long des montagnes. C'est à dire qu'il y a régulièrement des échangeurs, où le train modifie son aiguillage et repart en sens inverse. Les rails ont donc une forme de "Z" le long de la montagne.

On descend ainsi pendant une demi-heure pour arriver au coeur de la vallée, mais surtout au pied du "nez du diable", une montagne en forme de nez donc, vénérée par les tribus locales. Bon, le nez ne saute pas aux yeux au premier abord, mais on veut bien les croire.

Il y a quelques années de ça, le tourisme n'était pas encore trop passé par là, il était possible de grimper sur le toit du train et de faire le voyage ainsi. Aujourd'hui c'est impossible. Le train est bien plus luxueux et tout est ordonné et millimétré.

C'est sympa à faire une fois pour le train, mais on est globalement assez déçu par le reste de cette activité. Tout est prévu et scénarisé pour les touristes, et surtout pour qu'ils dépensent. Que ce soit, la danse pour nous accueillir, les lamas qui se baladent, le pseudo musée ou le bar hors de prix, tout sonne faux. Même avant de repartir, lorsque les locaux invitent les touristes à danser, pas moyen de leur décrocher un regard ou un sourire.

Gare d'Alausi
Gare qui mène à la côte
Changement de pente
Arrêt en pleine cambrousse
Alex, le train et le Nez du Diable
La même tous les deux
Le chauffeur
Les wagons en bois
Un nouveau pote
...son amitié nous a coûté 1$ ! (un dolarito !)
Confection de bracelet en perles
Costume traditionnel
Danse traditionnelle
Danse traditionnelle
Danse traditionnelle
Démo d'Alex
Paysages arides
Vue sur Alausi

Bilan

Si vous aimez les trains, faites le ! Sinon passez votre chemin, c'est trop cher (25$ environ) pour ce que c'est et ça manque d'authenticité. Cela reste une des étapes les moins intéressantes.

Heureusement, la ville est jolie et reposante. Mais on ne va pas y rester. Après avoir manger, direction Cuenca.

2 commentaires

claudie

il faut bien un peu de l'attrape-touristes

  • il y a 4 ans

TontonPhil

J'adore vos titres:"Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence". Heureusement que vous gardez l'esprit poétique pour ne pas vous morfondre d'être tombés dans ce piège à touriste et rire au nez du diable ou du lama.

  • il y a 4 ans