Monténégro Croatie

Publiée le 07/08/2019
Rapide passage de 4 jours pour être à Dubrovnik le 19 Juillet pour accueillir Marie à Dubrovnik le 20

Je quitte Shkoder en Albanie le 15 Juillet au matin. La frontière monténégrine est à 20 km.

Derniers bunkers, derniers gomisteri (les centres pneus et enjoliveurs que l'on voit partout en Albanie).

J'arrive à 9 heures à la frontière.

Première déconvenue : je ne pourrai pas changer les lekkés qui me restent (équivalent de 70 €) que j'avais pris pour faire un cadeau à la famille Doniku; ils ne m'en ont pas laissé le temps: avis aux intéressés !

Deuxième déconvenue : la route en très mauvais état : pas d'accotement, des nids-de-poule, une chaussée très étroite. Ça préfigure ce que je vais connaître pendant mon court séjour monténégrin.

Je croise au bout de 20 kms Mica (prononcer Mitcha), un Serbe de 56 ans qui part pour quelques mois du côté de la Turquie. Sympa. Nous nous échangeons quelques tuyaux et partons chacun de notre côté.

Encore 30 kms un peu sportifs (relief et chaussée) et je retrouve l'Adriatique que j'avais quittée en Albanie à Shengjin.

Pas mécontent car les températures sont bien élevées.

Par contre je découvre quelque chose que je ne soupçonnais pas: le tourisme monténégrin. La côte est très belle mais a été envahie à l'époque communiste par les cadres des pays frères (Tchécoslovaquie, Pologne, les autres états de la Yougoslavie, Hongrie, Russie) qui y ont acheté un appartement ou une résidence et ont conservé leur bien après la chute du rideau de fer. Résultat : des immeubles, des immeubles, encore des immeubles : ce à quoi la Corse a échappé.

Je retrouve aussi le côté franchement antipathique des habitants de l'ex-Yougoslavie : ils ont certainement leurs raisons (l'histoire ?). On leur pardonne.

La circulation est atroce: des queues de plusieurs kms. Il vaut mieux sur ce sujet avoir un vélo: j'en profite.

Je dors le soir à Petrovac na Moru, qui doit multiplier sa population par 10 en été: une chance pour les familles qui louent, mais pas vraiment ma tasse de thé pour une soirée au bord de l'eau.

Je prends le matin la direction du nord : l'hyper vigilance est de rigueur sur cette route qui est certainement la plus dangereuse que j'ai connue depuis le début de mon voyage. Je suis frôlé à grande vitesse par des gros 4x4, russes et autres.

Je passe dans une ville nommée Budva qui me dégoûte à jamais des stations balnéaires du Monténégro, et prends la direction de Kotor, ville un peu à l'écart.

Je rencontre dans une buvette en bord de route un cycliste turc, professeur d'Istanbul en vacances depuis quelques jours, avec qui je partage une bière puis quelques kms avant que nos routes ne se séparent.

J'avais consulté le matin mon profil d'étape qui comportait à cet endroit un petit col pas très sympa : du 10 / 100 sur 10 kms. Surprise : la documentation n'était pas à jour, il y a maintenant un tunnel de 2 kms dans lequel je m'engouffre allègrement. 2 heures de gagné, le bonheur.

Kotor est une ville fortifiée tout à fait exceptionnelle qui vaut vraiment que je m'y arrête une petite heure.

Après Kotor je longe jusqu'à Risan une mer intérieure magnifique qui me réconcilie avec le pays. Fini la foule, bonjour la tranquillité et des paysages idylliques qui rappellent, en plus beau, ce que j'ai vu il y a quelques années en Croatie.

J'arrive à Risan, petit village où j'ai trouvé une chambre chez des russes rustres dans une maison haut perchée dans le village.

Petite sieste et le soir grosse pizza suivie d'une non moins grosse bière au bar Le Ponta.

Je reste une journée dans cet endroit pas très fun, mais très reposant. J'ai besoin de faire le point sur mon itinéraire des semaines suivantes, et cela tombe bien.

Je quitte donc Risan le surlendemain, croise à la sortie de chaleureux nantais en voiture : Cyrille, Nadège et leurs 2 enfants : 1ère fois que je parle le français depuis Oristano en Sardaigne.

Franchissement de la frontière Croate 30 kms plus loin, 

Puis la route de Dubrovnik qui serpente le long de la magnifique côte sur 20 kms: un régal pour les yeux.

Une (grosse) montée de 5 kms puis l'équivalent en descente pour arriver à l'auberge de jeunesse où je vais passer la nuit en attendant le lendemain, le jour de l'arrivée de Marie.

Nous allons passer une semaine de repos, surtout pour Marie, dans le joli petit port de Milna sur l'Ile de Hvar au large de Split.



Mica le Serbe
Femme au Monténégro
Une route nationale
Le cycliste turc compagnon d'une bière et de quelques kms
Kotor
Entre Kotor et Risan
Ma chambre tout en haut de la rue
Le portrait d'un ancêtre russe dans ma chambre
L'anse de Risan depuis le café Le Ponta
Les Nantais rencontrés
Sur la route de Dubrovnik
Dubrovnik sur la route de l'auberge de jeunesse
Thérapie de groupe à l'auberge de jeunesse
Plage à Milna sur l'île de Hvar
Une touriste à la terrasse du restaurant de Milna
2 commentaires

frisa41

Bonjour Visantig. Je viens de découvrir et lire d'une traite les récits de tes dernières étapes d'Athènes jusqu'à Vienne. Dépaysants alors que le vent souffle en rafales sur la Bretagne et que les températures culminent à 22 degrés ; réconfortants quand on lit que dans les moments difficiles tu fais de chaleureuses et émouvantes rencontres . Où que tu sois maintenant, je te souhaite encore de belles découvertes .Merci pour les photos magnifiques . Bises . Annie ,

  • il y a 10 mois

marylippe

Il y a encore de la place dans le Group Therapy ?
Sinon il me semble reconnaître cette touriste...je pense que tu pourras parler français...ou breton ! les bretons sont partout...
Amitiés
Phil

  • il y a 10 mois