Regarder au loin, Taipei derrière

Publiée le 07/03/2020
Il ne sera pas question de fleurs ou de besoins primaires ici. Non. Il s'agit d'un bilan, d'un dernier coup d'oeil au rétroviseur sur l'accompli avant de rêver d'ailleurs.

Ne pas être en Chine et ne voir que des Chinois.

Acheter une barre de chocolat avec sa carte de crédit mais ne jamais pouvoir l'utiliser dans un restaurant.

Découvrir que derrière la courtoisie se cache une volonté marquée de conformité.

Mimer le chaud ou le froid pour commander un café.

Ne pas attraper le Corona mais le craindre å tous moments.

Constater que presque tous portent le masque mais que les mains trainent partout et souvent au visage.

Chercher attentivement les poubelles et admirer l'absence de déchets.

Boire de la bière directement au dépanneur .

Manger dans la rue ou hésiter à manger dans la rue.

Découvrir que dans soupe nagent autant le requin, la pieuvre, la palourde que le boeuf ou le poulet.

Chérir les petites rues qui apaisent et les grandes qui stressent.

Déguster des nigris et sashimis tellement frais que le goút du poisson en est absent. Mais pas le délice!

S'interroger sur l'efficacité comme valeur supréme alors que tout, mais bien TOUT, se fait en regardant son cellulaire (manger, conduire, marcher, courir....)

Attendre dans un restaurant bondè et n'entendre que le bruit des baguettes.

Rêver que les transports en commun taiwanais soient importés chez nous.... ou rêver d'y retourner pour en profiter!

1 commentaire

Andrée

andreepilonquiviger

Comme quoi émotion et critique peuvent aller de pair. Bisous et merci!

  • il y a 2 ans