10 jours aux Togian : 3 îles 3 ambiances

Publiée le 06/08/2026
Notre séjour dans les îles Togian nous aura permis d’expérimenter différents types de voyages.

Ça commence par une traversée Rock n’roll. A fond avec du gros son, sur un speed boat bondé. Ça continue très tranquillement sur un bateau traditionnel vers Una-Una, première étape de notre expédition aux îles Togian.

Île volcan, ravagée par un nuage de cendres à la fin du siècle dernier, Una-Una revit depuis les années 90 grâce au tourisme subaquatique. Destination phare des plongeurs aguerris, elle offre des récifs coralliens incroyables à qui a le courage de voyager jusqu’à elle.

Nous posons nos sacs sur le sable noir de Pristine Paradise. Deux bungalows nous attendent en formule tout compris comme partout dans ces îles où aucun restaurant n’est implanté. Commence alors une ambiance colonie de vacances sympathique : grande tablée, récits de plongée et jeux de société, rythmée par les sorties snorkeling ou plongée, les visites au village ou du volcan et surtout les siestes dans les hamacs.

Ici, la wifi et l’électricité ne sont disponibles que qqes heures par jour. Alors on s’occupe différemment et on discute plus.

Notre sortie plongée nous amène sur le site de Black Forest. Dans l’eau, nous découvrons un paysage surprenant fait de monticules effilés évoquant une forêt vosgienne vue d’en haut, puis d’immenses ensembles coralliens colorés. Les poissons passent ici au second plan, corals first! On se rend bien compte de la nécessité de protéger ces merveilles si fragiles. 

Una-Una

Puis nous reprenons le bateau pour Malenge et ses plages de sable blanc. En chemin, nous testons nos phobies en plongeant dans un lac rempli de méduses. Capucine a tout de même attendu d’être bien sûre qu’elles n’étaient pas urticantes avant de se jeter à l’eau.

Au Sera beach, moins de plongeurs mais toujours une ambiance camp de vacances assurée par 2 français installés en Indonésie depuis qqes mois. Papa Léo et Mama Léo nous font partager leur passion pour cette île si tranquille et leurs bouteilles d’arak local, distillation de vin de palme. Nous retrouvons au Sera beach, ou dans les ressorts voisins, qqes voyageurs rencontrés précédemment. Nous faisons aussi de nouvelles connaissances et le groupe grandit autour du coucher de soleil du Cliff.

Les journées tournent toujours autour des snorkelings, des séances lecture ou jeu, et surtout des repas partagés, même si les buffets commencent à manquer d’originalité…

Malenge

Le dernier séjour aux Togian sera notre coup de cœur. Un rocher qui affleure, des maisons sur pilotis reliées par un ponton approximatif, des eaux cristallines, une population Bajo accueillante : Pulau Papan nous aura permis de terminer en beauté notre triptyque insulaire.

La terrasse de notre homestay nous offre des points de vue magnifiques sur comme sous l’eau. Une table pour partager des repas intéressants avec d’autres voyageurs canadiens ou indonésiens, un hamac pour lézarder à l’ombre en regardant les enfants jouer avec une caisse en polystyrène ou des lances pierres faits maison (Gaspard a adoré ça), un saut et nous découvrons à chaque fois un paysage sous-marin irréel.

Deux jours hors du temps. Nous sommes heureux parmi ce peuple touchant, qui nous invite jusque dans leur maison.

Pulau Papan

Un dernier lever de soleil sur notre ponton et il est temps de boucler nos sacs pour une traversée redoutée vers Gorontalo. Les affres de cette expédition en ferry remplissent les blogs de voyageurs avec des expériences si ce n’est malheureuses au moins toujours marquantes…

Première étape : trouver sa place dans le ferry public qui relie les différentes îles Togian parmi les bagages, les marchandises en tout genre et les familles pressées. Capucine dort et Gaspard se fait caresser les jambes.

Deuxième étape : faire le plein de vitamines dans les échoppes du centre, assurer le transfert vers le port ferry de Wakai, y retrouver tous nos copains de colo et se lancer dans des parties de Devine 9, échafauder les scénari de la finale à venir et surtout espérer l’arrivée du ferry hebdomadaire.

Troisième étape : embarquer dans la cohue pour gagner la course à la cabine et espérer une nuit correcte. Notre intermédiaire Elen aura fait des merveilles : notre cabine est top et surtout située au milieu et au 1er étage du bateau ce qui nous aura rendu le roulis presque agréable.

Quatrième étape : profiter du coucher de soleil sur le pont avec la douzaine de voyageurs français qui tentent l’aventure avec nous. Après 10 jours sur ces îles, nous les connaissons déjà presque tous : du couple de tourdumondistes à la famille recomposée baroudeuse, en passant par la voyageuse solo en congé sabbatique. Chacun amène son histoire sous les étoiles.

4h du mat : le réveil sonne. Nuit noire, personne sur le pont. Finalement, cette idée de finale sur un cargo n’était qu’un rêve ? Certains choisissent de retourner se coucher. Qqes passagers indonésiens sortent leur téléphone pour partager les premières minutes du match. Puis un membre d’équipage se décide à émerger pour allumer les écrans de télé. L’Espagne domine outrageusement. Une grosse vague et tout saute. On se rabat de nouveau sur les smartphones. Toujours pas d’occasion pour l’Argentine.

Mi-temps : Madonna entre en scène entouré des épaves Ronaldo et Ronaldhino. Deuxième coupure de réseau. On rate le passage de Shakira mais reprenons à temps pour le coup d’envoi de la 2e période (merci Trump pour cette mi-temps d’une demi-heure…).

Le pont se remplit petit à petit avec les premières lueurs, mais les argentins ne voient toujours pas le jour.

Prolongations : l’ambiance monte un peu à la chaleur des premiers rayons de soleil. Un rayon de soleil nommé Ferran Torres qui punit enfin des argentins trop attentistes et truqueurs.

Rodri soulève la coupe au moment où nous abordons les côtes de Gorontalo. Il est temps pour nous de quitter nos amis pour une petit crochet vers les requins baleines en espérant se retrouver un peu plus loin sur le chemin.

Finale ferry
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