Bunaken, l’île aux tortues

Publiée le 07/08/2026
Vous reprendrez bien une dernière petite semaine de détente ?

On nous a vanté le charme de l’île de Bunaken. Pas celui de Manado : son port enlaidi la grisaille, sa chaleur qui réduit notre tolérance à néant, ses boutiques de chinoiseries sans charme, les regards insistants des locaux sur le ponton. 3h à tuer avant le départ de notre public boat ( version décrépie du navispace ).

Celia dégote un rooftop inespéré, le moral remonte avec une assiette de frites et un peu de courant d’air.

Mais sur le bateau, la pluie fait son apparition. Le port de Bunaken ne nous fait pas bonne impression, la chambre proposée encore moins. On rejette en bloc cette île qui nous semble faire pâle figure à côté de ce que nous avons vécu avant. Il nous faut faire un reset, reprendre les choses du bon pied : ça commence par un changement de chambre, ça continue par une bonne douche et ça repart avec une bonne nuit.

Et la nuit a porté conseil : après de nombreuses hésitations, Célia a choisi d’accompagner Gaspard pour passer son Openwater ( niveau de plongée autonome ). Alors c’est reparti pour les exercices qui ne l’enchantent guère : vidage de masque, remontée sans embout, descente dans le grand bleu… Je les accompagne sur la deuxième plongée et déjà le plaisir reprend le dessus. Le long des fameux tombants de Lekuan 2, on ne peut qu’aimer cette île austère en surface mais si surprenante sous l’eau. Coraux colorés, ballets de balistes, crabes craquants, torpeur des tortues calées dans le wall, requins qui requinquent.

Réconciliés avec cette île, nous pouvons enfin repartir du bon pied dans notre découverte de Bunaken.

Bunaken 1

Les jours qui suivent se ressemblent : Gaspard et Célia plongent, étudient, cochent des cases, pendant que Capucine et moi marchons, discutons et organisons notre retour en France. Depuis qqes jours, notre Pucette trouve un plaisir intense à planifier son mois d’août dans les moindres détails. Chaque journée est presque découpée en heures soigneusement rythmées de shopping, de retrouvailles et d’activités. Cela lui permet de mieux se projeter sur une fin de voyage qui commence peut-être à trainer en longueur.

Au 3e jour sur l’île, nous fêtons la réussite de nos 2 plongeurs au coucher de soleil, guitare dans les oreilles et danse de drones au dessus de la tête. Le lendemain, Gaspard peut enfin chevaucher de nouveau un scooter. C’est fou de le voir si à l’aise au guidon, fier de transporter sa sœur aux 4 coins de l’île, pendant que je galère à les suivre avec un frein dans l’oreille…

Dernier jour : sortie dauphins au lever du jour, snorkeling dans les courants porteurs de Mandolin, massages aux huiles essentielles. L’île aux tortues a définitivement su nous séduire. 

Bunaken 2
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