Huaraz et la Cordillère des Andes

Publiée le 17/11/2017
Notre petite semaine à la montagne!

Nous voilà donc à Huaraz pour 1 semaine, l'occasion pour nous de faire de belles balades. La ville est située en plein milieu de la Cordillère des Andes, entre la Blanche et la Noire, à 3080 m d'altitude. Et pourtant, lorsqu'on regarde autour de nous, nous nous trouvons au fin fond de la vallée... ça donne un peu le tournis, à non ça c'est le mal de l'altitude :) Plus sérieusement, les plus hauts sommets culminent à plus de 6700m et l'on trouve des centaines de lacs et glaciers.


Ici, on ne retrouve pas le style colonial car il y a eu un tremblement de terre en mai 1970, le plus meurtrier et le plus fort de l'histoire du Pérou (7,9 sur l'echelle de richter). En tout, plus de 70 000 morts, environ 20 000 disparus et 200 000 blessés. A quelques km de Huaraz, la ville de Yungay a été totalement rasée par une avalanche de roche et glace, au total plus de 22 000 morts et seulement 400 survivants. La ville se situait au pied du mont Huascaràn (le plus haut sommet du Pérou), elle fut reconstruite un peu plus loin en cas de nouveaux dangers. Seul le clochet de l'eglise et 2 palmiers dépassent maintenant de ce cimetière national. 

Par contre, à Huaraz, on croise à chaque coin de rue des femmes vêtues de tenues locales (tresses et panama sur la tête, jupe longue et pull en laine). On les retouve beaucoup autour du marché, vendant des fruits, legumes, viande (cochon d'inde entre autres) et feuilles de coca.

Plaza de las Armas
Seule rue rescapée du tremblement de terre à Huaraz
Péruviennes vendant leurs produits
À la rencontre d'un petit péruvien bien timide

Huaraz est un paradis pour les treks de 1 à 10 jours, de l'escalade sur glace, canyoning ou autre. On retrouve des dizaines d'agences touristiques qui proposent des tours. Pour nous acclimater, nous  choisissons un trek qui nous a été conseillé comme "facile", la laguna de Churup. 

Nous partons à 8h, en taxi, accompagné d'un argentin avec qui nous avons négocié le prix, cela nous évite de prendre un colectivo (plus cher et plus lent). Juste avant de débuter, nous nous acquittons de 10 soles chacun pour l'entrée dans le parc national de Huascarán. Le debut est beaucoup plus dur que ce que nous avions imaginé... Physiquement ça va, mais concernant le souffle, c'est une autre histoire, surtout pour ma vendéenne. les paysages sont hallucinants, et nous croisons peu de personnes. La pente est plutôt raide, avec 2 murs de 5 et 50m à escalader à l'aide de cordages... moins facile d'un coup! Nous arrivons à la lagune à près de 4500m après 2h20 d'efforts et 850m de dénivelé positif. La chance est avec nous, le soleil est de la partie (ça sera pas le cas 2 jours plus tard...). Nous profitons du calme pour reprendre des forces et admirer les lieux.

En pleine ascension
Mur d'escalade
La laguna Churup, pas si facile.... mais si belle
Depuis le mirador

Nous prenons un jour pour récupérer et en profitons pour visiter la ville. Les rues sont très animées, il y a plus de vendeurs ambulants que dans le Nord. On peut même se peser pour 0,5sol (soit 13 centimes d'euros). Les gens sont plus habitués aux touristes et nous dévisagent moins. Cependant on en fait vite le tour. 

Le lendemain, nous partons à 5h en bus pour un des treks les plus connus et un des plus beaux, la laguna 69. Apres s'être arrêté en route prendre un petit dej plein d'énergie (sandwich d'omelette, jus de quinoa, thé de coca et galette de farine frite), nous partons pour 2h55 de montée. Le trek monte moins vite mais est plus long (14km pour 750m de dénivelé positif), nous prenons donc notre temps. Après 30min, la pluie arrive, elle nous lachera pas pendant 3h... ce qui n'arrange pas le moral de Manon! Nous arrivons à 4600m, trempés et après une foule de marcheurs, ce qui gâche un peu le charme du lieu.

La laguna 66, au cœur de la vallée
Quand la pluie n'est pas encore là!
Une belle chute d'eau de plus de 100m
La fameuse laguna 69...sous la pluie et la brume
On est pas tout seul

D'ailleurs, certains ont le courage (ou la stupidité ?!) de monter en jean, pull leger, chaussures de ville, sans eau ni nourriture. Bref, avec l'arrivée de la neige, nous finissons de manger et redescendons rapidement. Arrivés en bas, nous retrouvons le soleil et un peu de chaleur, bien contents de l'avoir fait.


Des parisiens à la montagne

Après un jour de repos bien mérité, nous nous lançons à la conquête du Glacier Pastorouri. Tout devrait bien se passer, la marche ne doit durer que 30minutes voire 40minutes. Depart à 9h pour récupérer tous les touristes. 2h après, nous entrons dans le parc de Huascarán où se trouve le glacier. Nous faisons 3 arrêts, un pour prendre en photo une petite lagune, un deuxième pour admirer une plante que l'on retrouve seulement au Pérou et dans la Cordillère Blanche, Puya Raimondii. Celle-ci ne fleurit qu'au bout de 100 ans. Le dernier arrêt se fait au niveau d'une source d'eau minerale chargée en plomb. Nous finissons enfin par arriver à Pastorouri à 4800m (le Mont Blanc, on en parle plus!). Pour monter, il est possible de prendre un cheval, mais ca serait trop facile. Donc nous voila partis tranquillement, mais à cette altitude, l'un d'entre nous est toujours en manque de souffle (on vous laisse deviner qui..). La balade est tout de même agreable et se fait finalement en 30 minutes jusqu'à 5000m, bien aidé par notre thé au coca. 

Comme toujours, l'arrivée nous coupe le souffle, le glacier se trouve juste au dessus d'une lagune qui reflette les teinte bleues et blanches, juste magnifique. Bon, nous apprenons que le glacier a bien reculé depuis 30 ans, et que dans 5 à 10 ans, pas sûr qu'il soit toujours là...

Comme il y a 2 jours, la neige s'incruste lorsque nous redescendons, ce qui donne encore un peu plus de charme à la balade (surtout pour Charlie !!).

La Puya Raimondii
Bien arrivés au glacier
Le glacier Pastoruri

Pour en revenir aux feuilles de coca, ici tout le monde l'utilise pour gérer le mal des montagnes, les maux de têtes, les maux de dents, rhumatismes ou autres. On le trouve en feuilles séchées, en thé, en pastille... bref c'est un produit ancré dans la culture. Le hic, c'est que la production, vente et consommation sont uniquement autorisées en Colombie, Bolivie et Pérou... je rappelle que c'est le produit de base pour la fabrication de la cocaïne! Donc Charlie peut dire adieu a son idée de cadeau (désolé Philippe et Sylvie). En France, les feuilles (que nous utilisons juste pour le thé, je precise :) ) est considéré comme une drogue, on va eviter de faire un 2ème air-cocaïne. Et pas de panique les parents, on ne va pas devenir addict, c'est JUSTE du thé !!

Pour notre avant dernier jour ici, nous decidons de goûter le cuy (prononcé "couille") qui est en fait un cochon d'inde... oui oui (les Jorets ne soyez pas écoeurés, le papy en a mangé étant petit!) En effet, le cuy est une spécialité péruvienne! De bon matin, nous sommes donc aller acheter notre petit cochon d'inde (mort) au marché (pas très appétissant après le petit dej...). La grand mère de l'auberge nous a proposé de le cuisiner pour eviter de le payer trop cher au resto et pour être sûr qu'il soit bon. Et sans surprise, c'etait un régal, un peu similaire au lapin.

Les cochons d'inde du marché

En se baladant dans la rue, on remarque vite qu'un match de foot approche, et pas n'importe lequel, c'est le match de la qualification pour la coupe du monde contre la Nouvelle Zélande. Pour rappel, le Pérou a échoué aux qualif' durant les 8 dernières coupes du monde (soit 36ans...), c'est pour ainsi dire le match de l'année (le ministre du travail a même proposé un jour férié le lendemain si l'équipe gagne). On se retrouve donc avec le propriétaire, des amis à lui et d'autres voyageurs autour d'une bière. Le match est au final pas trop mal avec des péruviens au taquet. Le 1er but fait exploser toute la tension, les commentateurs lâchent un GOOOOOOOL de 50sec, ça saute dans tous les sens... la preuve que le foot est plus qu'important en Amérique du Sud. Malheureusement, nous ne sommes pas encore à Lima, où des milliers de personnes sont dans la rue pour fêter la victoire 2 à 0.

Pour profitez jusqu'au bout, nous faisons une dernière marche de 3h45, ce coup-ci dans la cordillère Noire, pour pouvoir admirer tous les monts enneigés.

Apres avoir fait le plein d'air pur, de beaux paysages et de globules rouges, nous continuons notre périple dans le Sud et partons pour la capitale pour 6 jours, puis le désert et l'oasis d'Huacachina. À dans une dizaine de jours pour la suite de nos aventures! 

Vue sur la cordillère Blanche
4 commentaires

valfin

Mon petit neveu: y'a pas que Papy qui a mangé des cobayes. On l'a tous fait à Prénovel et c'est bon.
Vas-tu te raser avant de retrouver ta mère ?

  • il y a 2 ans

papou

Bon Charlie , tu peux revenir dans les Jura avec Manon , opération réussie elle supportera la montagne maintenant !!....:)

  • il y a 2 ans
Charlie

CharlieMan

jY, c'est pas ce que mon père m'a fait comprendre Quand je lui ai dit :)
Et oui, l'atitude, le froid aux doigts et la neige !! On peut partir au ski tranquille :)

  • il y a 2 ans

papimamie

on arrive trouvez nous un appartement on a froid bien au coin du feu .......la nuit
sous la couette dans les bras du papy bisous a bientot mamy .oh la la mamy a pris du thè comme vous et ça fait de l'effet bisous papy.

  • il y a 2 ans