Arrivée à Tbilissi

Publiée le 21/04/2019
Parti de Paris via Prague avec une escale de nuit à Bakou (Azerbaidjan) avec d'impressionnants avions militaires, projecteurs surpuissants, Atterrissage à Tbilissi où très vite je suis confronté à l'histoire récente du pays qui sorti de l'ex URSS a repris sa langue, son alphabet unique.

Samedi 18 Tbilissi.

Ce sera un voyage un peu la fleur au fusil sans trop de préparations, j'improviserai largement sur place au gré des rencontres et opportunités. Parti de Paris via Prague et une escale impressionnante de nuit à Baku (Azerbaïdjan). L'approche à Baku dévoile une ville très étendue, l'aéroport est blindé de projecteurs surpuissants et d'avions militaires, le pays est en guerre avec l'Arménie. Atterrissage à Tbilissi où très vite je suis confronté à l'histoire récente du pays qui sorti de l'ex URSS a repris sa langue et son alphabet unique. Un petit moment de solitude vite évacué. Il est 04h j'en profite pour apprendre quelques mots de géorgien Ivasu khari (xari) pour "merci" et je dois attendre 07h pour rejoindre Tbilissi par le bus 37 qui me dépose au terminus "Central Station", Première tache, changer quelques euros, prendre une assiette pour me caler l'estomac. J'ai lu beaucoup de choses sur le pays, qualité de l'eau et Tuberculose. Je ne m'étendrai pas sur le sujet me limitant à indiquer que je n'ai eu aucun problème aussi bien en ville qu'en campagne mais il semble que ce soit un sujet en particulier après les conflits en Abkhazie(1993) et en Ossétie du sud (1991). Je commande malgré tout des légumes crus avant d'entreprendre de rejoindre Nana qui m'hébergera. Pas de réponse le numéro n'est pas bon mais j'ai l'adresse et la station de métro. Je récupère une carte de la ville et file à la station Nazaldevi. Là je comprends que la ville a changé le nom des rues anciennement en cyrillique pour leur alphabet nationale et que les adresses ne sont pas trop notées. Je trouve deux femmes qui me donnent une piste. J'avance dans la direction, déambule dans le quartier dont les rues sont défoncées, la reconstruction n'a pas encore atteint ce quartier, Je croise un homme qui lisant le nom de Nana se met à crier et Nana apparaît à la fenêtre de son appartement. Rapide présentation elle doit partir … la chance est donc de mon coté et elle se poursuivra tout au long de mon séjour qui se passera sans aucun souci.

Le pays se reconstruit après la chute de l'URSS, l'abandon sans contrepartie du rouble, la ruine pour beaucoup et des conflits intérieurs ce qui explique son état sans oublier les tremblements de terre (1991 6,9 – 2009 6,2 – 2001 – 2018 4,3). J'ai voyagé seul, et ne me suis jamais senti en insécurité. De plus ce voyage est de août 2012 dans un pays en pleine reconstruction, aussi l'état des routes, des villes se sera s'est probablement amélioré, ne vous arrêtez pas à mes commentaires.

Karlist Déda, premier contact avec la ville

Quelques heures de repos et je sors direction Rustavi pour déambuler dans la ville que je visiterai de fond en comble au cours de mon séjour. Beaucoup de bâtiments sont en mauvais état. Il n'y a visiblement pas d'argent et quand la ville préempte, elle détruit pour reconstruire sans conserver le style. Je monte par la route jusqu'au Jardin Botanique pour ensuite atteindre la « Kartlist Déda » la mère de Karthli, une monumentale statue d'aluminium construite en 1958 pour les 1500 ans de Tbilissi et qui surplombe la ville. 

Kartlist Déda,  la mère de Karthli

Je redescends par un escalier qui serpente entre les maisons qui quelque fois cultive des pieds de vigne assurant ombrage et fruits, reçois le salut d'un géorgien. Épuisé, et après une discussion avec Nana sur ma journée du lendemain, je tombe dans les bras de Morphée après avoir décidé de commencer par 3 jours de visite de Tbilissi et ses environs encore appelée Tiflis (736-1918)

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