Retour à Zugdidi

Publiée le 03/03/2020
Retour à Zugdidi, visite trop courte de la ville

Lundi 3 Septembre Retour à Zugdidi

Nous avons discuté jusqu'à 23h, je me lève à 05h, me voilà prêt mais mon hôte qui avait insisté pour me servir un bon petit déjeuner a du mal à se lever. Elle y arrive et me sert en effet un copieux petit-déjeuner que je peux avaler entièrement avec plaisirs. Les adieux et je pars vaillant vers la marchroutka de Zugdidi de 06h. Je monte avec 5 autres personnes, à 6h20 une femme comprend qu'il n'y a pas assez de personnes pour le départ et nous repérons une autre qui vient d'arriver. Nous montons et là, belle leçon, bel et bien pris celui qui croyait prendre, la notre va chercher au dessus de la ville d'autres personnes et nous ne partirons qu'à 07h20 alors que la première n'est plus là. Moralité, patience ! La descente est épique, pied au plancher sur une route humide, je pense à mes amis Alain et Jean-Luc sur le route de la corniche de Huez où j'ai cru mourir 10 fois. Là c'est la même chose !!! Un arrêt pour je ne sais quoi, un autre pour le déjeuner du conducteur et nous arrivons enfin. Je tends d'office les 15 lari demandés par la première à Mestia et me mets en quête d'un endroit où laisser le paquet d'Ondrej, je tourne bien deux heures avant de trouver un hotel très sympa qui accepte de le prendre. J'envoie la bonne nouvelle à Ondrej qui semble malade et prévoie de repasser par Mestia chez Larissa ;-).

Je me promène ensuite dans le marché toujours aussi coloré, quelques boutiques en dur en bordure, j'achète des tomates et du khartchapuri pour le déjeuner et en garde la moitié pour le soir dans le train. Je flâne ensuite dans l'allée ombragée qui conduit au fameux palais de Dadiani, dans un grand jardin botanique, Il est fermé à mon massage mais c'est l'occasion de rappeler les relations politiques avec Napoléon 1er, que l’on peut relever dans les lettres de Salomon II à Napoléon. Plus tard les mamelouks géorgiens servirent Napoléon au long de son règne.  Il y eut (et il y a encore) des relations familiales. En 1870, voyageant en Italie, la princesse Salomé Dadiani, fille de la toute puissante famille Dadiani de Samegrelo , rencontre le neveu de Napoléon, le prince Achille Murat (1847-1895, fils de Lucien Murat, petit fils de Caroline Bonaparte et du maréchal Joachim Murat). Elle l’épousera en 1873. Le couple s’établit en Georgie, où leurs descendants vivent encore.
En 1839, David Dadiani fonde le musée familial, qui deviendra plus tard le musée historique Zugdidi, installé dans trois palais de Dadiani. Ce musée est l’un des plus anciens du Caucase. Il possède actuellement plus de 41.000 objets, allant du deuxième millénaire avant Jésus-Christ à la fin du XIXe siècle . La façade est intéressante  ainsi qu'une église à coté. Je déambule dans le parc et finis par découvrir le jardin botanique qui est à l'abandon. Un arbre déraciné en travers d'une allée, des pavillons délabrés, un bassin sans eau. Je fais un grand tour, il est fréquenté et très calme, jusqu'à une grand dalle sous un arbre où je fais une sieste. Je reprends ensuite ma promenade en faisant le tour du parc, découvrant au passage une entrée sauvage dans la grille mais bien faite avec soudures et ponçage. Visiblement cet accès manquait. La population mingrelienne à Zugdidi est différente du reste du pays, elle me semble plus élancée. 

virée tzigane dans Zugdidi

Virée tzigane dans Zugdidi

Je repars par cette belle allée ombragée où je trouve un café, il y en a peu à Zugdidi. En terrasse je bois d'abord 2 café turcs(2 lari) et une bonne bière blonde (1,5 lari), il fait bon et j'en profite pour rédiger mon journal. Il me reste du temps avant la gare et je vais flâner en découvrant un cyber-café caché dans un salon de coiffure, quelques messages et je reprends ma route vers la gare où je tape la conversation avec des chauffeurs de taxi toujours avides d'échanger. Ils trouvent leurs voitures en Allemagne, 700 euros pour une Opel.

En récupérant mon billet, je ne regrette pas d'avoir acheté mon retour à Tbilissi, deux américains se font piéger, plus aucune place et leur avion est demain à Tbilissi, ils prendront un taxi. Je rejoins mon wagon, pas de traces de Uriel et Danit sur le quai que je parcours et après un contrôle de passeport car nous sommes près de l'Abkhazie

une région « rebelle » je monte et partage ma cabine avec un géorgien qui retourne à Moscou. Des trains tout confort (eau, drap, biscuits) comme en Ukraine et je passe une excellente nuit.

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