Lundi 10 novembre 2025 (suite)
Pour entrer au Sikkim, il faut un permis. Pendant que notre guide remplit les formalités, ce qui va prendre plus d'une heure, nous allons déjeûner dans un petit restaurant local.
Nous partons ensuite pour Gangtok. La voiture longe des ravins vertigineux. Je suis assise à gauche et j'évite de regarder dans cette direction. Il y a eu des glissements de terrain et la route ne me semble pas toujours bien stabilisée, mais notre chauffeur est vraiment un champion.Nous arrivons à Gangtok, la capitale du Sikkim, 170 000 habitants. C'est une ville magnifique, très propre, avec des maisons de toutes les couleurs. Elle ne ressemble vraiment pas à une ville indienne. Nous logeons à l'hôtel Hidden Forest, situé un peu en-dehors de la ville, dans un grand jardin très fleuri. Du balcon de ma chambre, j'ai une vue extraordinaire sur les montagnes.
Mardi 11 novembre 2025
Nous commençons les visites de la journée par le monastère d'Enchey qui est le plus ancien monastère de Gangtok. Le monastère est situé au point le plus haut de la ville et offre une vue magnifique sur les montagnes enneigées. Nous allons à nouveau assister à une puja très prenante, mais interdiction de photographier.
Nous allons ensuite à la chapelle royale située près de l'ancien palais du roi, transformé en musée. Le musée est fermé aujourd'hui car c'est un jour férié.
Tout à coup, nous entendons des cors sonner tout près. Ce sont des jeunes moins qui célèbrent ce jour férié.
Après cette visite, nous allons déjeûner dans un restaurant local où je vais goûter d'excellents momos. Nous partons ensuite à l'Institut de Thibétologie et visitons le musée qui expose des tankas et des sculptures de grande valeur (photos interdites à l'intérieur). Près de l'institut, nous grimpons un escalier interminable, pour aller voir des chortens.
Nous finissons la journée par une balade sur Gandhi Road, une grande avenue piétonne, bordée de nombreux commerces et restaurants. On se croirait presque dans une ville européenne, tout est propre et les immeubles sont modernes. Les choses changent un peu lorsque nous abordons Lal Bazar, une rue toute en escaliers, tout à fait indienne, comme je les aime.
Mercredi 12 novembre 2025
Aujourd'hui, nous allons faire une excursion au Changu Lake, à 38 km de Gangtok. Il nous faudra 3 heures pour l'atteindre, en raison des différents check points on l'on doit montrer patte blanche. Il faut un permis spécial pour aller là-bas et nous aurons un guide local en plus de nos deux guides, soit 3 guides pour 4 touristes ! En effet, ce lac est situé sur un terrain militaire à quelques km de la frontière chinoise, c'est une zone sensible.
La route, assez mauvaise au début, devient excellente après le premier check-point. Elle a été refaite récemment pour l'armée. C'est une route de montagne extrêmement sinueuse, mieux vaut ne pas trop regarder la profondeur des ravins que nous longeons.
La découverte du Changu Lake est un peu décevante, il n'est pas très impressionnant.
Un téléphérique permet de monter sur un petit sommet à 4000 m d'altitude. Nous allons le prendre car le panorama doit y être magnifique. En effet, c'est une splendeur. Une mer de nuages s'est attardée dans la vallée, mais nous pouvons admirer le Kanchenjunga et les montagnes voisines se détachant sur un ciel bleu pur. Je me sens un peu bizarre à cause de l'altitude et parce que nous sommes montés très vite. Je vais tout de même grimper presque jusqu'en haut. Il fait froid et le vent est glacé.
Nous redescendons près du lac pour faire une petite promenade sur le chemin qui suit sa rive. C'est un lac sacré, on ne doit pas s'en approcher de trop près, ni pêcher. Des yaks promènent des enfants le long du chemin.
Nous descendons déjeûner dans une gargote locale, puis nous prenons le chemin du retour avec un arrêt photo pour immortaliser les milliers de drapeaux plantés le long de la route en l'honneur des défunts. Le 49e jour après le décès, la famille du défunt achète 108 drapeaux sur lesquels sont imprimées des prières et les plante dans un endroit venté pour aider l'âme du défunt à monter au paradis. Bien sûr, la cérémonie est organisée par des moines et toute la population des villages voisins est invitée à un festin. Seules les familles aisées peuvent se permettre cela.