En quittant le paradis d’Oravi, nous reprenons la route en confiance car…
Si bien que le cœur léger nous continuons notre exploration de la région des lacs. Ce sentiment sera utile car nous avons devant nous, sans le savoir encore, une des étapes les plus longues du voyage.
Mais les 40 premiers kilomètres sont assez faciles et nous amènent à…
En fait, la région des lacs est très vallonnée - à notre grande surprise. Avant le néolithique, la Finlande était recouverte de glaciers qui lors de la fonte ont donné les lacs : leur poids avait créé des cuvettes dans lesquelles l’eau était prisonnière. Le socle était assez haut dans cette région, si bien que l’altitude oscille constamment aujourd’hui entre 300 et 400 mètres. Ce qui compte évidemment n’est pas l’altitude mais l’oscillation permanente.
Et après le repas, autour de 20 heures, nous décidons de nous remettre en route. L’enjeu est d’arriver au plus près de Puumala, où commence un nouvel archipelago trail, très court (66 kms) mais tentant.
Ils sont vite parcourus.
Bref pas grand-chose à dire et nous ne tardons pas à nous mettre en route car le nouveau tour de lac nous attend, dont Puumala n’est que le point de départ.
La plage est publique mais vide à cette heure (entre 10 et 11)..
Bref une journée où il ne se passe rien d’extraordinaire. Mais ce que nous cherchons,, c’est un Laavu, c’est-à-dire un bivouac à la Finlandaise. Nous en avons goûté un avant Rovaniemi, mais ceux dont on nous a parlé ici sont beaucoup plus sauvages et, paraît-il, pas faciles à trouver.
Cependant pour passer la nuit en bivouac avec le repas à la clé (et une toilette de chat le lendemain matin), nous avons besoin d’eau. Or nous sommes au cœur d’une campagne où l’on rencontre très peu de monde et où il faut parcourir trente kilomètres pour trouver la moindre échoppe.
Lorsque nous trouvons un petit panneau de bois indiquant « Laavu », la recherche de l’eau s’impose. Nous frappons à la porte des gens des environs. Là aussi peu nombreux ! Trois maisons sont dans le coin. L’une est vide. La deuxième est habitée avec toutes les apparences de présence, mais Ghislain ne trouve personne. Enfin il toque à la porte d’une antique grand-mère, qui bouge peu mais a laissé sa clé sur la porte et, depuis sa fenêtre, invite Ghislain à entrer. Elle lui permet de remplir sa poche d’eau à la cuisine.
Nous voici équipés pour la nuit !
Totalement isolés, nous ne rencontrerons dans la soirée qu’un jeune cycliste finlandais qui plantera sa tente un peu plus loin.
19 juillet au matin. Il s’agit maintenant de rejoindre Puumala pour finir de boucler la boucle et prendre la direction de Parikkala pour une visite que nous attendons depuis longtemps.