Cela fait du bien malgré une météo nettement moins avenante et redevenue maussade et fraîche, avec peu de perspectives favorables sur la semaine à venir.
Tout étonnés de rencontrer ici un Français, ils parlent avec Ghislain et présentent les modèles.
En voici deux parmi les 19 véhicules réunis.
…. Qui devient franchement pluvieux vers 13 h. Pour le pique-nique, nous allons frapper à la porte d’une maison perdue dans la forêt, en demandant s’il est possible de pique-niquer à l’abri de leur garage ouvert. Réponse positive.
Nous repartons dans la compagnie des averses et des montagnes russes… Il y a quelques moments difficiles pendant ce voyage et cette journée l’illustre.
Plus précisément elle l’illustrait jusqu’à 16 heures environ, où par hasard nous voyons au bord de la route un nouveau panneau Laavu.
Il est providentiel et nous nous arrêtons.
Arrêt imprévu dans un endroit imprévisible (pas de carte des Laavus dans cette région). Alors Ghislain va à la recherche de lait dès que la pluie baisse. Il toque à la porte des maisons du coin. Après plusieurs maisons vides, il tombe sur deux hommes sympas qui lui offrent un litre de lait. Le petit-déjeuner sera complet.
La photo précédente annonce un dispensaire 20 kms à l’avance. Et vous constatez que le panneau, recouvert de végétation, est à peine visible.
Quand nous rencontrons enfin une famille, ce sont des personnes qui vivent à Helsinki et qui viennent l’été dans la maison d’enfance du père devenue résidence secondaire. Il nous explique que l’exode rural est aussi une réalité en Finlande. Son propre père tenait un magasin « où l’on trouvait un peu de tout » dans le village. Il a fermé en 2001.
Et cette ancienne affectation ne doit pas étonner puisque la frontière russe n’est qu’à 800 mètres.
Mais plutôt pour un musée des plus surprenants. Un musée en plein air, qui est en fait un jardin d’un demi-hectare, peuplé de statues en ciment réalisées par un homme du village, ouvrier de presse à la papeterie voisine de Simpele.
Cet homme, Veijo Rönkkönen (1944-2010), a passé toute son existence à sculpter plus de 500 statues. Toute une partie de son œuvre est consacrée au Yoga, qu’il a découvert à l’approche de la trentaine et qu’il a pratiqué toute sa vie en en devenant une sorte d’expert. Chacune des 250 statues consacrées au yoga représente une position.
Dans la deuxième partie de sa vie, après la mort de ses parents, il a surtout sculpté l’enfance, avec une tonalité joyeuse qui correspond aussi à une évolution dans sa personnalité : alors qu’il était renfermé et taciturne, depuis une jeunesse plutôt triste entouré qu’il était d’un père très malade durant de longues années et d’une mère malheureuse, voici qu’il s’épanouit et s’ouvre davantage à autrui.
… ce qui est singulier chez un homme qui n’a pour ainsi dire jamais quitté son jardin.
…. de celui qui a passé sa vie dans son jardin d’un demi-hectare à sculpter plus de 500 statues. Aujourd’hui reconnu par l’Unesco, il a passé sa vie à se moquer de toute reconnaissance, demandant à ce qu’on laisse son jardin être envahi par la mousse.
Doté d’un sens profond de la finitude, il ne se voyait pas laisser son nom et n’entretenait aucune illusion ou chimère de ce côté-là.
Aussi ses statues prennent-elles la patine du temps. Au début du parcours, trois d’entre elles ont été restaurées pour donner une idée de ce qu’elles étaient dans leur état original.
… ces statues continueront longtemps de stimuler ou intriguer notre imaginaire et de témoigner en faveur de ce maître de l’ITE art.
… 21 juillet, nous rejoignons Helsinki par le train, en vue de passer en Estonie pour revoir Tallinn en passant, mais surtout pour faire le tour d’une île estonienne.
Mais nous mettons à profit la journée du 22 juillet, d’ailleurs bien grise, pour visiter….
Mais le lendemain matin….
Nous constatons dans le ferry que Scandinaves peuvent pousser l’amour des chiens très loin : jusqu’à les considérer comme ayant besoin d’une authentique poussette.