En route vers les lacs

Publiée le 25/07/2026
Notre prochaine destination est la région des 1000 lacs, au centre de la Finlande. Pour nous y rendre, nous retournons à Turku à vélo où nous prendrons le train pour Jyväskylä, ville importante du centre de la Finlande.

Lundi 13 au matin, les routes pour entrer à Turku n’ont pas le charme de celles des îles
Mais arrivés en ville…
Ils y ont même installé un hôtel…
Mais l’ensemble est plutôt bien réhabilité.
En attendant le train, une pause dans les anciennes halles rénovées de Turku

Le déplacement en train imposait un changement à Tampere. La « Manchester » de la Finlande. Le délai d’attente est de deux heures et Christine, d’un œil d’aigle, voit au loin la cathédrale luthérienne que nous nous empressons d’aller visiter.

Vue de l’extérieur elle ne paie pas vraiment de mine….
Mais à l’intérieur, c’est autre chose.

Construite au début du XXe siècle quand la ville est en plein essor industriel, elle contient des œuvres parmi les plus connues de la peinture finlandaise.

L’ange blessé, de Hugo Simberg, est cher au cœur des Finlandais.

Dans un paysage quasi minéral et presque nu, hormis quelques fleurs et, au loin, deux cheminées d’usine résumant l’activité humaine, le tableau exprime une métaphore de notre monde, pris entre l’aspiration au meilleur et la morsure de la déception et de la douleur. Mais l’ange n’est pas à terre. Curieusement il est porté par deux jeunes garçons anonymes, pauvres, dont l’un d’eux nous adresse un regard qu’il est impossible de fuir et qui nous inscrit au cœur du tableau. Nous sommes partie prenante de ce monde d’aspiration et de déception, d’injustice aussi. Le regard du garçon semble dire que nous ne pouvons nous en dédouaner.

À noter que tous les personnages de ces tableaux étaient des habitants de Tampere.

Symétrique de l’ange blessé, cette fresque de la Résurrection, au-dessus de l’autel.

Réalisée par Magnus Enckell, elle respire une sorte de sérénité, ouverte sur une réalité que l’artiste se garde bien de déterminer, et donc de dire ce qu’elle serait selon son idée. Loin du désir d’expliquer ce qu’est Dieu et le Royaume promis, il livre seulement deux choses à notre réflexion : il y a de la lumière (ainsi un des personnages en sortant du tombeau doit protéger ses yeux) et une paix et une pureté signifiées par les habits blancs. Belle métaphore de l’espérance.

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Tout autour de la nef, le lierre de la vie porté par 12 garçons nus.
Enfin sur les vitraux, les cavaliers de l’Apocalypse.
Expression, sous forme allégorique,  de l’humain, ses passions et son  histoire.
Mais un chapiteau représentant une chouette….
Et avant de quitter la ville, un exemple de décoration architecturale contemporaine.
Heureux de ce que nous avons pu visiter, nous reprenons notre chemin vers Jyväskylä.
Cette petite gare de province où nous passons un peu de temps….
Cache une église du dix-huitième…
… dont la toiture est en bois.
Enfin nous arrivons et célébrons un…
…. nouveau départ dès le lendemain mardi 14….
Et dès notre départ…
Effectivement, ils n’étaient pas loin ….!
Dans la campagne, certains affichent devant leur maison qu’ils ont trouvé le chemin.
Les premiers lacs montrent enfin le bout de leur nez.
Et nous pouvons pique-niquer au bord de l’un d’eux.
Nos roues tournent….
Et sur la route, en pleine campagne, nous rencontrons des échoppes improbables…
… d’extraordinaires loppis…
Où l’on peut donc acheter toutes sortes de choses….
Mais aussi assouvir sa gourmandise 😋
Après 108 kms…. dans la nature du centre de la Finlande…
Le repas nous reconstitue.
Et à la demi-clarté de minuit, nous ne prendrons pas de bain car il fait un peu frais…

Le lendemain, 15 juillet, nous souhaitons nous rendre rapidement vers l’immense lac Saïma, dont le dessin sur la carte ressemble à une dentelle. Mais comme une bonne centaine de kilomètres nous en séparent encore, nous décidons de prendre un bout de train. Les lignes sont peu nombreuses au centre de la Finlande, mais là il y en a une. Nous nous rendons donc à Naarajärvi et profitons de la voie ferrée jusqu’à Heinävasi.

Restent alors 55 kilomètres.

…. à accomplir sur une route en graviers.
Mais finalement cela se fait bien…
… et en fin d’après-midi nous voici à Oravi, tout petit port voué aux plaisirs de l’eau…

Et nous tenions à y être au soir du 15 juillet, car la journée du 16 s’annonce merveilleuse.

Et nous voulons ne pas manquer l’occasion de visiter l’île de Linnansaari….

…. sous le soleil exactement !

Mais il n’y a qu’un moyen de se rendre sur cette île. Le canoë ou le bateau taxi local. Aucun véhicule n’est toléré sur cette île.

Nous choisissons le canoë.
Et nous voici partis…
Il y a de la distance…
Mais cela se fait bien !
Et nous avançons dans un dédale d’îlots parfois microscopiques.
Une fois arrivés sur Linnansaari…
… nous randonnons un peu…
…et dans un calme parfait, nous savourons les vues sur le lac.
Après la marche, nous déjeunons de poissons grillés…
en compagnie d’un couple
Tout cela a un goût de paradis !
… qu’il faut pourtant quitter…
Et nous retraversons le dédale des petites îles.
…. en flânant tranquillement. Et en nous baignant.
C’était un jour merveilleux.
Mais le lendemain matin il faut se préparer à une grosse étape qui s’annonce..

À bientôt pour la suite !

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