Le jardin Marimurtra est un site à l’histoire et au potentiel culturel intéressants. L’histoire du jardin est intimement liée à celle de son fondateur, Carl Faust. Industriel allemand installé en Catalogne au début du XXᵉ siècle, il consacra une grande partie de sa fortune à la création d’un jardin botanique destiné à l’étude des plantes et à la diffusion du savoir scientifique. Son ambition n’était pas seulement de créer un parc agréable à visiter, mais également un véritable laboratoire vivant où pourraient être étudiées, observées, prélevées, échangées et préservées des espèces venues du monde entier.
La géographie du jardin est assez labyrinthique, bien qu’il ne soit pas gigantesque. Il occupe plusieurs hectares de terrasses aménagées au sommet de falaises plongeant directement dans la mer. Son agencement est, pour ainsi dire, assez vertical, puisque l’on commence la visite au sommet de la côte avant de se rapprocher progressivement de ses rebords, et ce, par des sentiers sinueux.
D’un point de vue botanique, Marimurtra est organisé en plusieurs grandes zones climatiques. La partie méditerranéenne rassemble des espèces adaptées à la sécheresse, aux sols pauvres et aux étés chauds. On y trouve des oliviers, des pins, des arbustes aromatiques et de nombreuses plantes caractéristiques du bassin méditerranéen. Cette section permet de comprendre comment la végétation locale s’est adaptée à un environnement parfois rude, marqué par la chaleur et le manque d’eau, bien que ces espèces ne soient pas propres aux milieux arides.
Une autre partie est consacrée aux flores subtropicales. On y découvre des palmiers, des fougères arborescentes et diverses espèces originaires de régions plus humides. Le jardin possède également une importante collection de plantes succulentes et de cactus, c’est-à-dire des plantes grasses provenant généralement d’Afrique, d’Amérique ou d’autres régions arides du globe, capables de survivre dans des milieux très secs, qui sont à l'origine endémique aux milieux arides.
C'est un superbe jardin, il y a tellement d'espèces de plantes différentes, je n'y connais rien et pourtant, je pense que la majorité des personnes seraient ravies de venir découvrir ses espèces haute en couleur. Et même celles qui ne le sont pas reste intrigantes ! J'ai croisé d'énormes boules d'herbes accrochés à des arbres qui semblent se suspendre à ses derniers comme des nids de chenilles processionnaires ou des lianes, alors, c'est une plante qui n'est pas très belle, bien sûr, mais qu'est ce qu'elle est fascinante !
La position géographique de ce jardin offre des panoramas spectaculaires sur la côte catalane, à certains endroits, la végétation semble littéralement suspendue au-dessus des flots, et le temple grec en contrebas du jardin qui donne sur la mer apporte une touche vraiment poétique au lieu et apporte un peu de beauté architecturale mélangeant le travail de la nature et celui de l'Homme afin de concevoir cet havre de paix. En suivant un sentier qui longe la côte, il est possible de tomber sur une petite tour, et même au delà du domaine, il est possible d'apercevoir une petite chapelle toute recouverte d'une plante grimpante d'un bleu magnifique ! Je ne m'y suis pas attardé sur chacun de ses décors mais, c'est un paysage qui invite à la contemplation. C'est exactement ce que les gens comme nous font ! Vu qu'on y connaît pas grand chose en botanique, on est avant tout attiré par ce que l'on trouve marrant, beau ou qui sort de l'ordinaire ! Et, il y a suffisamment de plantes qui cochent ses caractéristiques dans ce jardin pour que je le recommande.Il faudrait néanmoins que le parc crée un livre qui répertorie les connaissances botaniques actuelles sur les plantes qu'il présente, ce serait un peu plus sérieux que de vendre de stupide magnet et ça permettrait aux néophytes comme moi de comprendre ce qu'ils observent, car dans le parc, il n'y a pas de panneaux informationnels à chaque plantes, ça ferait assez laid et même anxiogène. Mon père depuis le début du voyage a développé une obsession pour les fleurs, il veut de belles fleurs pour son jardin ! Et depuis qu'il a réussit à faire pousser des plantes à partir de graine qu'il a récupérer à l'état sauvage. Il s'est mis en tête durant ce voyage d'en ramasser d'autres afin de les faire repousser dans son jardin. S'il en récupérait lors de randonnées dans la nature, il en a aussi récupéré dans les ruines du couvent de Saint Augustine, ni vu ni connu au monastère d'Escaladei dans le jardin du cloître, et même sur les parterres communaux de Barcelone ! Et là, il a fait fort, le clou du spectacle ! Il en a récupéré dans le jardin botanique ! Mon père, ce voleur de plante invétéré qui se sera mis à dos toute la Catalogne, il se sera fait des ennemis puissants...Les cantonniers de Barcelone, les conservateurs d'Escaladei et les paysagistes de Marimuntra. Mais qui sait, peut-être que tout ceci en valait la peine et qu'il parviendra à faire resplendir de superbes fleurs dans son jardin, des fleurs qu'il aura récupérer ici et là lors de ses pérégrinations en Espagne.
C'est poétique quelque part non ? Si on omet que c'est un vol et que nous sommes donc des fugitifs ! Non sincèrement...Ce n'est pas pour une graine ou deux que le jardin va s'effondrer, même si j'ai conscience que si nous le faisions tous, il ne resterait pas grand chose du jardin, ni même de la nature...Bon, ce qui est fait est fait, le bon Dieu lui pardonnera après toutes les églises visitaient ! Les cantonniers c'est moins sûr, j'espère qu'ils ne se souviennent pas des visages, sinon il faudra faire attention lors de notre prochaine visite.
Journal d'un montagnard #14
L’un des lieux les plus emblématiques du jardin est le petit temple inspiré de l’Antiquité classique qui domine les falaises. Souvent appelé le temple de Linné, en hommage au naturaliste Carl Linnaeus, il constitue l’un des points de vue les plus photographiés de Catalogne. Son succès tient autant à son élégance architecturale qu’à sa situation spectaculaire au-dessus de la mer.