Mais lorsque nous arrivons à Swięta Lipka, nous sommes stupéfaits par la majesté du sanctuaire que nous n’attendions pas.
Sa fondation remonte à une légende. Au XIVe siècle, un jeune prisonnier des Chevaliers teutoniques aurait sculpté une statue de la Vierge à l’enfant en bois durant son incarcération et l’aurait cachée au creux d’un tilleul à sa libération. Prier devant cette statue aurait eu des effets miraculeux et ainsi naquit un pèlerinage qui devint peu à peu important auquel la Réforme protestante mit un terme pour un temps.
… les Jésuites ont décidé de ranimer le pèlerinage, puis ont fait construire en 1688 la basilique baroque que nous visitons aujourd’hui.
Bref, une théologie en images exprimée en langage baroque.
Mais lorsque nous quittons les lieux, il est environ 13 heures, et il fait très lourd.
Mais on ne peut pas dire que nous avons évité les espaces ouverts !!
Nous avons complètement nettoyé les chaînes, ce qui était indispensable.
Mais nous avons constaté que le pneu de Ghislain commence à se déchirer au niveau de son insertion dans la jante. Heureusement c’est un modèle extrêmement rigide et solide.
L’inquiétude tient à ce que la première ville sérieuse se trouve à …. 137 kilomètres. Elle se nomme ELBLAG. Nous nous demandons ce que les Polonais veulent nous dire par là…
En attendant nous n’avons pas de pneu de rechange. C’est une erreur. D’habitude nous en emmenions toujours un dans nos voyages. Mais il n’a jamais servi. Et les pneus que nous avons sont hyper solides. Mais c’était sans compter sur le régime que nous leur faisons endurer.
Bon, il va falloir qu’il tienne 135 kilomètres.
Gros bourg où nous cherchons sans trop y croire un pneu neuf. Et effectivement nous n’en trouvons pas, malgré avoir tenté les deux magasins multiservices qui vendaient des pneus de vélo.
Demain, nous rejoindrons Elblag qui n’est qu’à un peu plus de 60 kilomètres.
Mais l’intérieur surtout est exceptionnel. Nous n’avons pu le considérer que depuis l’entrée latérale. Malheureusement, une grille fermée empêchait l’accès à l’intérieur. Cependant à travers la grille quelques photos ont pu être prises.
Tout cet intérieur date de la reconstruction de l’église après le grand incendie de 1671 (le village avait en parti brûlé).
Ce qui est extraordinaire, c’est que ces églises aient été conservées « dans leur jus » malgré les immenses destructions de 1945. Cela est dû au caractère complètement rural de ces églises.
Vous allez voir qu’à Elblag, où nous arrivons, il n’en est pas de même.
Inscrite au cœur de la vieille ville, elle occupe le centre d’une place magnifique caractérisée par des bâtiments « art nouveau » très réussis qui donnent un ensemble d’une rare beauté.
Car la ville a été l’objet de combats extrêmement violents du 20 janvier au 10 février 1945 lors de sa conquête par les Soviétiques. L’armée allemande très affaiblie s’est battue maison par maison. L’ordre de Hitler était de tenir coûte que coûte et la ville constituait le dernier axe de communication avec la Prusse orientale. Le résultat, outre de terribles souffrances humaines si l’on songe que la moitié de la population civile qui n’avait pas fui était terrée dans des caves, est que la ville a été rasée à 70 %
Tout ce que nous voyons est une reconstruction commencée sous le communisme et achevée depuis. D’où le sentiment très curieux de voir de l’ancien reconstruit à l’identique, et qui donc paraît neuf. C’est très réussi, mais le sentiment d’étrangeté est fort.
…. comptent parmi les rares bâtiments qui n’ont pas disparu dans cette terrible bataille.
…. qui aurait repoussé avec sa pelle à fournil des assaillants qui auraient réussi à passer la porte au XVIe siècle.
Heureux les temps où il suffit d’une pelle pour éloigner les ennemis !
Apparemment tout est normal sur ce que vous voyez…. sauf que des bateaux comme celui-ci…
Nous sommes sur l’un d’entre eux, et voici ce qui se passe….
Monter 100 mètres de cette façon, pour un bateau, c’est à peu près unique au monde.
Mais après ce jour de repos, il faut songer à repartir.
Or un problème ne fait que s’accroître : celui du pneu de Ghislain.
Rien n’y fait : impossible de trouver le modèle qui semble rare en Pologne.
Nous nous décidons donc à faire envoyer un pneu à Gdansk par notre fils aîné, Benjamin, qui est de passage à Chambéry. Il devrait arriver d’ici deux à trois jours.
Cela tombe bien : nous avons prévu 3 jours d’arrêt à Gdansk, qui s’annonce comme une ville exceptionnelle. C’est là que nous nous retrouverons.