Christchurch et la péninsule de Banks : premiers pas en Aotearoa !

Publiée le 26/01/2020
Manu ; chez Winnie à Christchurch

Aotearoa est le nom maori de la Nouvelle-Zélande. Il signifie le pays du long (roa) nuage (ao) blanc (tea). Nous avions chacun nos pays rêvés. Petit rappel : Polynésie (pour Julie et Anna), Argentine (pour Lilly) et Nouvelle-Zélande (pour moi) ! Donc nous voici, me voici en terre rêvée ardemment depuis très longtemps !

Christchurch : un festival !

Nous sommes arrivés à Christchurch en provenance de Sydney dans la nuit de jeudi 23 à vendredi 24. Nous devions atterrir à 0h30, nous avons eu 1h de retard, puis quelques formalités strictes et un trajet en taxi plus tard, nous sommes arrivés à 3h du matin chez Winnie charmante hôtesse pour 4 nuits.

Vendredi REPOS. Nous l'avons peu évoqué mais des journées off nous sont nécessaires pour nous reposer et pour planifier la suite du voyage... La Nouvelle-Zélande (puis l'Amérique du Sud) ont été pensées mais pas réservées. Donc des temps d'organisation sont absolument nécessaires ! 

Requinqués, nous voilà partis samedi à la découverte de Christchurch.

Canterbury Museum : une matinée à explorer ce musée très agréable où se mêlent  :

  • des oeuvres d'art maori : l'art a toujours fait partie intégrante de la culture maorie. L'art traditionnel maori a été créé en utilisant les matériaux disponibles à l'époque tels que le bois, l'os, le pounamu (jade ou pierre verte), la coquille paua (ormeau), le lin et les plumes ;
  • la reconstitution d'une rue de Christchurch du début du XXe siècle ;
  • des squelettes de moa (encore un animal disparu !) : c'étaient des oiseaux inaptes au vol, vivant en Nouvelle-Zélande. Ils pesaient de 12 à 250 kg selon les espèces et certains mesuraient jusqu'à 3 m de haut. Ils ont disparu après l'arrivée des ancêtres des Maoris au XIIIe siècle qui ont pratiqué une chasse intensive sur les moas et leurs œufs ;
  • des objets plus ou moins grands des expéditions en Antarctique, la Nouvelle-Zélande étant le 2e pays le plus proche du continent blanc ;
  • des expositions temporaires comme celle sur le suivi d'une cohorte née en 1972 ("Slice of life") où l'on pouvait s'amuser, dans des décors, à remonter dans les années 70, 80, 90, 2000.

Botanic Gardens : comme toute bonne ville anglo-saxonne (semble-t-il, car nous ne les connaissons pas toutes !), un immense parc se trouve dans la ville incluant de magnifiques jardins botaniques. Ces quelques 21 ha permettent de déambuler, d'observer et surtout d'écouter les sons de la nature car nous pouvions les entendre !

Riverside Market : magnifique marché. Anna et Lilly ont craqué pour des cookies chez Moustache et nous avons pris 4 brioches en forme de baleines et de kiwis (l'animal pas le fruit) chez Aha wildlife bakery, gentiment bradées par l'artisan allemand à la fermeture...

World Buskers Festival 2020 : nous avons de la chance que nos dates coïncidaient avec les dates du festival de Christchurch (nous le savions, nous avions un peu préparé quand même ;-). Le festival accueille plus de 60 artistes de rue de tous types : comédiens, artistes de rue, acrobates, hoola-hoopers, cirque, vaudeville et burlesque, trapézistes, musiciens, artistes visuels, danseurs... Spectacles gratuits dans la ville tout au long des 23 jours mais bien évidemment un "basket" tourne à la fin du spectacle pour rétribuer à leur juste valeur ces artistes. Nous avons pu admirer la pétillante, dynamique et féministe australienne Hannah Cryle avec sa grande roue et ses cerceaux. Elle a choisi quelqu'un de fort, costaud dans l'assemblée pour tenir sa grande roue. Et elle a choisi... une mère de famille : "strong twice !". Puis elle a donné 15 $NZ à une petite fille spectatrice puis participante du show. Au début c'était 10$, parce que les femmes sont payées 10 quand les hommes 15. Et puis non, c'est 15$ comme tout un chacun ! Nous avons vu aussi le spectacle féérique et aérien d'un couple néo-zélandais Dream Garden : des prouesses tout au long d'un drap...

Quelques oeuvres que j'ai appréciées
Un moa
Sur un grand bicycle
Intérieur 80's
Intérieur 90's
Beau spécimen des objets utiles en Antarctique
Des fleurs croisées et une abeille
Dans la serre !
La serre des Botanic Gardens
Etal de fruits et légumes au Riverside Market
Vue sur le marché depuis la première coursive
Baleine et kiwis
New regent street
Spectacle Dream Garden

Akaroa : la french touch

Akaroa est un village situé dans la péninsule de Banks au sud-est de Christchurch. Au cours des années 1830, quelques baleiniers français mènent leurs activités près de la Nouvelle-Zélande. La zone de pêche à la baleine étant excellente, le capitaine Jean-François Langlois a donc l'idée d'y créer une colonie française. En 1838, il achète une bonne partie de la Péninsule aux Maoris. Il faut attendre 1840 pour qu'un petit groupe de Français dirigé par Charles-François Lavaud revienne en Nouvelle-Zélande pour s'y établir. Mais les Anglais acquièrent la souveraineté des 2 îles de la Nouvelle-Zélande quelques semaines avant le retour des Français... L'implantation française est donc difficile... mais certains Néo-Zélandais descendent des colons français qui y ont fait souche. Akaroa revendique donc pleinement son influence française par son élégance, son savoir-vivre, son intelligence et, j'irai jusqu'à dire, sa grâce ;-)

Au-delà de l'anecdote, Akaroa est niché dans une baie des plus magnifiques : les photos en témoigneront. Nous y avons passé un délicieux dimanche comme on voudrait en passer beaucoup...

La french touch
Vue sur la Peninsule de Banks depuis la Summit Road
Le sacré bleu de la Peninsule
Vue sur les vallons de la Péninsule
Akaroa qui signifie long (roa) port (aka)
Encore un lieu de pique-nique magnifique
De jolies maisons dans tout le village
Artisan de fudges
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1 Voyage | 60 Étapes
Christchurch, Nouvelle-Zélande
84e jour (26/01/2020)
Étape du voyage
Début du voyage : 04/11/2019
Liste des étapes

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