Chajul

Publiée le 12/03/2022
31'000 habitants sur 59'000 hectares - 2'018 m d'altitude

J1 : Prendre ses marques

Pour arriver à Chajul, nous avons dû prendre plusieurs transports :

- d'abord un collectivo pour nous emmener à un croisement à la limite de la ville pour prendre le minibus suivant. Le conducteur du collectivo est resté plus d'une demi-heure avec nous pour nous indiquer le bon minibus ;

- minibus du croisement à Uspatan (40Q chacun)

- Minibus de Uspatan à Cunen (20Q chacun)

- Premier stop dans un pick-up jusqu'au croisement de la route menant à Nebaj

- Deuxième "stop" qui s'est avéré payant (15Q chacun) jusqu'à Nebaj

- Minibus de Nebaj à Chajul (10Q chacun).

On est finalement arrivé à destination et avons vite trouvé un hôtel : l'hôtel San Gaspar pour 15€ la nuit. Autour de nous, tout le monde nous dévisage. Nous sommes les seuls touristes de la ville.

Le long du trajet
Cunen
Agathe adore son tour en pick-up
Arrêt entre les deux stop
Entre Cunen et Nebaj les montagnes se succèdent
Benjamin heureux de pouvoir étendre ses jambes dans le 2ème pickup
Gare routière de Nebaj plein de chicken bus (ici camionnetas)
Facilement repérable
Enfin arrivés

Nous nous baladons alors tranquillement au hasard dans les rues. La quasi-intégralité des femmes sont en habits traditionnels : des jupes colorées tenues par des ceintures brodées ; des hauts colorés et brodés et dernier élément : le revolso. C'est un grand tissu plus ou moins ouvragés qui a deux utilités : porté sur la tête en journée contre la chaleur et porté sur les épaules le soir contre le froid. Nous sommes tombés en admiration devant ses grands tissus brodés de toutes les couleurs... Tout le monde nous dévisageant, nous avons préféré être "discrets" et ne pas prendre de photos cet après-midi-là. On voit certaines femmes à l’œuvre sur la terrasse des maisons. 

Rue avec à gauche les maisons les plus répandues
Les maisons récentes
Des maisons à moitié finies (comme beaucoup dans le village)

Nous sommes montés ensuite sur un petit chemin. Toutes les maisons chauffent leur maison et cuisinent au feu de bois et de la fumée sortaient de beaucoup de maisons. On pouvait voir les montagnes qui entourent le village. L'endroit est vraiment isolé.

Le village et ses montagnes
Malheureusement, la pollution est vite présente…

On finira la journée au marché où on goutera ce plat de marché : le maïs cuit enrobé de ketchup (et mayo mais ça on s'est abstenu) et saupoudré de fromage (type parmesan sans beaucoup de goût) mais qui fond bien !

Il a souri après

J2 : San Juan Cotzal

Après avoir mangé un bon petit-déjeuner, nous partons en tuktuk vers San Juan Cotzal où a lieu le marché. C'est très drôle car Agathe dépassant déjà la majorité des gens, Benjamin sort vraiment de la foule. Le marché est couvert grâce à des bâches tenus par des cordes. Benjamin doit donc faire attention pour ne pas se les prendre dans le front ou le cou... Ca pousse de partout et ca s'étend sur tous les rues d'une partie du centre-ville. On s'y perd facilement... Ici, les habits traditionnels sont un peu différents. Les pompoms arborés dans les coiffures ne sont pas du tout les mêmes et les revolsos sont beaucoup moins brodés.

Le petit-déjeuner réconfort
Les femmes de la maison en train de faire la lessive
Petit-déjeuner typique
Le lieu de vente des vêtements
Le marché aux poulets

On marche un peu dans la ville pour avoir quelques points de vue car la ville part du fond de sa vallée mais est surtout sur les pentes des monts. On se met ensuite en route à pied vers Santa Avelina en admirant les paysages qui nous font parfois pensé à la France ou la Suisse.

En remontant au marché
San Juan Cotzal
Colibri

Un minibus s'arrête à notre niveau et nous en profitons pour ne pas cramer sous le soleil qui commence à bien chauffer. Par contre, ce sera le trajet le moins agréable que nous avons connu jusqu'à présent. En effet, lorsque le minibus s'ouvre, nous ne comprenons même pas où nous pouvons nous glisser entre les gens car ils sont déjà compressés contre la porte mais ayant l'expérience des RER franciliens, on se crée notre petite place chacun. Une fois le minibus vidé après quelques arrêts, nous pouvons continué à profiter des paysages offerts par les différentes vallées.

Vue sur les montagnes pendant le trajet

On décide de commencer par la cascade et de voir après pour la bouffe et potentiellement le village. La cascade est atteinte via un petit chemin de terre qui passe à côté de plusieurs plantations de café. On discute avec un propriétaire de finca qui était en pleine récolte. On ne dirait pas qu'on est à 5m d'un village. On croise des personnes revenant avec des cargaisons sur des chevaux. Tout le monde nous dit bonjour mais cette fois-ci sans regard interrogateur. On arrive ensuite à la cascade qui est finalement payante. On décide de monter de 2-3 mètres et profiter de la vue sur la cascade. De toute façon, nous n'avions pas pris nos maillots de bain donc pourquoi payer pour juste voir la cascade ?

En route
Café
Les deux cascades de Santa Avelina
Cargaisons
Bientôt arrivés
La vue est pas mauvaise d’où on est

Nous préférons profiter du lieu et ne pas rentrer manger. Benjamin sort des noix de macadamia acheté sur Nebaj la veille mais non ouvertes par le vendeur... Du coup, Benjamin sélectionne des pierres sur le chemin et on est parti pour s'amuser à ouvrir les noix. Pour le coup, les gens qui passent nous regardent un peu interloqués et c'est compréhensible !

Système D
Vue sur le retour depuis les cascades
Santa Avelina de loin
Santa Avelina

Une fois de retour au village de Santa Avelina, nous reprenons le collectivo direction San Juan Cotzal car nous ne savons pas quand sera le prochain. Cette fois, le trajet est beaucoup plus agréable car nous sommes assis ! Une fois à San Juan Cotzal, un homme nous accoste. On sent tout de suite qu'une bonne quantité d'alcool a été descendu. Il insiste pour nous montrer sa maison et son jardin. On rencontre donc sa fille d'abord qui est très gênée puis sa femme et son fils et nous voyons bien que la femme est mal à l'aise et son mari est très insistant pour que nous dormions chez eux. Nous essayons de parler un peu à la femme qui a son métier à tisser posé par terre mais son mari reprend vite la conversation avec insistance. On se sent un peu coincé mais arrivons peu à peu à sortir de la maison. L'homme nous suit et nous offre malgré notre volonté deux pepsi à la tienda du coin. Il nous demande ensuite de lui offrir une bière et vu son état d'ébriété, on refuse et partons vers un chemin dans les montagnes.

Rencontre inattendue
Fleur
Belle rivière en étant tout seul
Fleurs
San Juan Cotzal
Femme en habit traditionnel

On remonte jusqu'à la place centrale où se trouve l'église. Encore beaucoup de tentures qui magnifient les lieux . Ici, les femmes s'agenouillent dès le début de l'allée centrale et avance à genoux jusqu'à l'autel.

Place centrale
Église

Nous rappelons notre tuktuk pour le retour et profitons un dernier soir de Chajul. Une fête foraine s'est installée dans le village avec grande roue (et petite roue manuelle pour les tout-petits). On a l'impression que tout le village est de sortie ! 

Street art
Fête foraine au village
On comprend toujours rien aux intitulés des plats

J3 : Faire ses adieux à ce petit village

Ce matin, nous refaisons au marché et fête foraine et en profitant pour aller voir l'église. On refait encore une fois le tour du petit village. Aujourd'hui personne ne tisse mais les enfants sont tous dehors à jouer. Beaucoup nous saluent mais la plupart part en courant. Finalement, on croise le minibus pour Nebaj. Une petite accélération et nous voilà installés pour notre prochaine destination, juste à côté.

Type de maisons le plus répandu
Femmes en habit traditionnel
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