BOLIVIE - Potosi

Publiée le 19/06/2018
La plus riche et la plus grande ville du monde !

Dans les années 1600, Potosi compte 165 000 habitants et les mines  d'argent fournissent en moyenne  par an 240 tonnes d'argent à la couronne espagnole! Elle devient ainsi la plus riche et la plus peuplée des villes de l'époque. Ces mines furent le gisement le plus fabuleux de tous les temps. Dépensant sans compter cette manne inespérée, l'Espagne favorise le développement du commerce mondial, entrainant à sa suite les économies françaises, britanniques... Le capitalisme européen y trouve l'un de ses plus grands essors. L'injection de liquidités est massive : elle équivaut à 50 milliards de dollars actuels, pour la période s'étendant du XVIè au XIX siècle.


Alors, l'expression "ce n'est pas le Pérou", elle vient d'où ? et bien, d'ici, de Potosi lorsque cette très riche ville appartenait encore au Pérou. Elle fait référence à ses mines d'argent qui étaient péruviennes à l'époque coloniale. On a longtemps dit aussi en Espagne "ça vaut Potosi" pour évoquer cette fabuleuse richesse.

Architecture coloniale par excellence
Une touche de modernité dans un univers colonial
De jolies places dans le centre historique
Une petite gargotte pour notre déjeuner. Pas cher et bon ( que demande le peuple ? )
La vache qui a joué dans le film " Meurtre à la tronçonneuse "
Ils aiment nourrir les pigeons en Bolivie
des balcons en bois, synonymes de richesse
Une autre rue....
Témoignage de l'opulence de l'époque
toute la ville vit autour des mines

Visite des mines d'argent

Entre 30 000 et 60 000 tonnes auraient été extraites des mines. Début du XIXè siècle, les filons commencent à s'épuiser et Potosi tombe en désuétude. Les mines, aujourd'hui, sont toujours exploitées, dans des conditions qui ont peu évoluées depuis le XIXè siècle. Il n'y a plus beaucoup d'argent, mais on y trouve zinc, étain et fer. Les grands investisseurs sont bien sûr partis mais ce sont de petites coopératives locales qui ont pris le relais.

Les mines se visitent, et nous avons trouvé Willy, un ancien mineur autodidacte parlant français pour nous faire cette visite. Il nous a expliqué plein de choses, il connait les mineurs et cette visite restera pour nous un grand moment, plein d'émotions aussi. 

Le cerro Rico
Nous passons d'abord dans la rue où les mineurs s'approvisionnent.
Les outils du mineur
Et notre viking mineur
L'entrée que nous allons prendre
Les chariots pour transporter les minerais se poussent à la main.
Un des nombreux trous pour descendre. Il y a 6 étages en dessous
Un filon d'argent laissé intentionnellement
Mael en aurait bien ramené !
Le diable habillé par les mineurs
Mèche courte ?
La courte vie des mineurs
Notre petit mineur dans le dédale de galeries.
évacuation des minerais
Les minerais sont hissés à l'aide de paniers dans la cavité de stockage située au dessus
Encore un trou avec quelques étages en dessous
De la silice ...qui cause la mort de nombreux mineurs.
Nous avons l'impression d'être dans "Germinal" de Zola
une visite instructive qui remet les pendules à l'heure
Sortie de la mine
Les minerais partent pour être traités et être séparés de la roche
Willy. Son rève est de venir en France, visiter des mines dans le nord....!
Nous croiserons beaucoup de jeunes cherchant du travail à l'entrée de la mine
les toits de Potosi, vue de notre terrasse
Nous buvons la bière la plus haute du monde !
salle de cinéma dernier cri et en 3D !

Tout est prétexte pour faire la fête à Potosi. Tous les voyageurs que nous avons rencontrés ont fait le même constat. Tous les jours il y a une école, une association  ou un club qui défile ou qui revendique dans les rues.

là, ce sont les RDV des clubs : "échec ...
... et mat !
course de printemps (des militaires)

Visite de l'hôtel de la monnaie

Il fallait bien faire quelque chose de tout cet argent : des pièces pour l'Espagne !

Les pièces des espagnols y furent faites jusqu'à l'indépendance en 1824, puis les pièces boliviennes jusqu'en 1950.

C'est le seul hôtel de la monnaie au monde où toutes les presses utilisées au cours des siècles ont été conservées, et en plus sans être déplacées. Il faut dire qu'il y a de la place, ils ont vu grand les espagnols : plus de 7000 m2, 5 cours intérieures immenses et 200 pièces !       

Petite anecdote: les billets "papier" boliviens sont fabriqués en France à Rennes...

L'emblème de l'hôtel (réalisé par un francais) qui masque le blason espagnol
Les bâtiments sont magnifiques et opulents
De très belles pièces.
Trop forts ces espagnols
la 1ère presse tirée par 4 mules à l'étage en dessous (elle fonctionne toujours)
Voilà les mules
Les 1ères pièces étaient fabriquées à la main avec un marteau et un poinçon.
les dernières presses électriques
Des momies d'enfants sont exposées sans que nous comprenions le lien avec la visite....
Un rayon de soleil pour finir cette étape pas toujours très gaie mais très intéressante
1 commentaire

Alboujean

Étape très instructive sur l'extraction des minerais et la confection des pièces de monnaie par les espagnols Bisous à vous

  • il y a 2 ans
1 Voyage | 70 Étapes
Potosí, Bolivie
294e jour (27/05/2018)
Étape du voyage
Début du voyage : 07/08/2017
Liste des étapes

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