Vladivostok

Publiée le 28/06/2016
Tamara journaliste a Vladivostok, rencontree en France, est une amie de longue date. Elle m`accueille comme une princesse, mais aussi comme une heroine, alors que l`heroine c`est elle. Elle a battu le pave 5 jours de suite dans les bureaux de l`immigration pour obtenir l`invitation.

J`ai rate l`arrivee en train
mais j`ai reussi l`atterrissage!

L²aéroport de Vladivostok, un oasis de paix au milieu de la nature. Les gens parlent doucement et se déplacent presque a pas feutrés . Derriere les grandes baies vitrées tout est vert, lumineux et gorgé d`eau. Comme en France il a beaucoup plu a Vladivostok.

Un bel oiseau de passage s`est pose sur la meme branche

Nargiza était juste devant moi, à l'embarquement à Séoul. L'employé refusait son sac trop lourd en cabine. En la regardant, j'ai compris qu'elle trouverait la solution. Naturellement à l'arrivée, je lui ai demandé si elle l'avait trouvée... la conversation s'est engagée. Je devais attendre Tamara environ une demi heure. Elle devait attendre son prochain avion 24h. Elle ne savait pas trop où aller et son budget était très serré. Je me suis assise sur le même banc et la conversation s'est poursuivie dans le train puis chez Tamara jusqu'au lendemain... 

Nargiza est originaire de l'Ouzbiekistan. Sa famille habite Tachkent. Elle étudie la finance en Finlande et vient de terminer une formation de quelques mois en Corée. Là, elle a rencontré Thomas, un français qui était dans la même formation. Ils ont fait le tour de la Corée en auto stop (on ne peut pas toujours travailler, même dans la finance!). Comment voit-elle l'avenir ?

Contrairement à beaucoup de jeunes ouzbieks diplomes qui cherchent à partir , elle compte mettre ses compétences au service du développement de son pays qui en a grand besoin.

Elle a ouvert la bouteille de vin, déplié le canapé pour une nuit un peu courte et elle est repartie,comme un oiseau de passage.


Que d`eau, que de vert, que d`air le long de la voie  ferree qui nous conduit de l`aeroport a Vladivostok!
Pour l`oiseau et la princesse, Tamara avait préparé des produits de la mer  et une bonne bouteille.

Vladivostok entre Istanbul et San francisco

Arpenter les rues de Vladivostok nécessite une bonne condition physique. On grimpe. On tourne. On virevolte. La mer est partout et avec elle une brise légère très   agréable.  Les collines plongent  dans différentes baies. Comme à San Francisco on est souvent perchés. J'imaginais une ville immense d'après les photos de Tamara. En fait elle est à ma mesure. Tous les circuits peuvent se faire à pied. La baie principale s'appelle la Corne d'or, comme à Istanbul.

Nous sommes dans les vieux quartiers en plein centre de Vladivostok.
Des petis coins secrets,tout déglingués    ,comme en Russie, comme j`aime.
Des objets poétiques (l`oeuf c`est un cailloux)
La mer est  partout, pas loin. Vladivostok est verte   et bleue. Les grognons diront grise aussi, mais je ne suis pas grognon.
2 Juillet c'est la fête de la ville. Tout cela est charmant et bon enfant.
Pour la fete le soleil a fait son apparition, hier il pleuvait des cordes.
Un peu de folklore
Le rock russe vraiment bien, j'ai raté la vidéo, je rapporterai un CD.
Les commémorations des instants émouvants
pour la population qui se souvient de la grande URSS,

Des visages et des corps fatigués. Évidemment pas de jeunes. Les jeunes  n'ont jamais connu. Nés  Dans les années 90 ils n'ont rien connu d'autre que la galère et l'espoir de jours meilleurs par leurs aînés. Personne n'en peut plus d'attendre. Toute une catégorie de la population semble avoir baissé les bras. Ce pays aux richesses immenses n'a plus la force vive, alors les terres restent en friche (on les donne) et les tracteurs déglingués s'enlisent tout doucement sous le regard vide de ce qui fut un "kritianin"(paysan). Poutine veut réhabiliter la "grande Russie" et c'est  ce qui lui permet d'avoir l'adhésion de la population qui voit en lui un nouveau tsar. Il a beau être en forme physiquement, peut-il porter le plus grand pays du monde à bout de bras, seul ? Il a l'air de le penser. Les Russes attendent de voir. En Russie on croit toujours aux miracles. Poutine est venu déjeuner  chez Frédéric à  Séoul.  Même lui, dans son propre restaurant ,n'a pas pu l'approcher.Comment peut-on approcher Dieu?


Dans le très beau café où  j'ecris ces mots, toute une brigade de jeunes qui ont la chance d'avoir un travail. Ils passent la plupart  de la journée à attendre le client qui est rare. Les russes n'ont pas d'argent. Eux aussi sont comme des oiseaux sur la branche, mais la branche est si fine qu' elle peut casser à chaque instant. J'ai beaucoup de tendresse pour eux.


Attente

Lora Bieloivan fait de sa vie une oeuvre d`art.

A une  quarantaine de kilometres de Vladivostok Lora, artiste, et son mari vétérinaire, sont sur le pont d`un arche de Noe. Elle peint, elle bricole des objets , elle écrit des romans, elle répare la maison, elle s`occupe des chiens, des chats`  du corbeau bavard, de la chouette malade, des poissons et... des bébés phoques. Avec son mari, ils  recueillent sur la plage  les bébés phoques echoués et les élèvent quelques mois  (ils sont souvent très mal en point, un oeil crevé  par un oiseau, assommés  par un bateau..). Quand ils sont autonomes et capables de se nourrir seuls, le couple les remet à  la mer, sans puce et sans numero ." A ce moment  là  les petits phoques  sont "comme des enfants qui rentrent a la maison" dit Lora. L' apprentissage est tres complique et le dispositif technique complexe. Ils n`ont aucune aide et font cela sur leurs propres fonds et grâce   aux dons.

Le QG de l'Arche
la piscine des bébés phoques
Un pensionnaire qui reprendra la mer d'ici deux semaines
Le travail de l'artiste, ce n'est pas un phoque!
il permet de financer ce projet un peu fou. Les oeuvres se vendent bien à Mosou. Pas celle là, une peinture  plus ancienne qu'elle a gardée

Rencontre avec un peintre

L`essentiel de son oeuvre,Vladlen Kamovski l'a consacrée  à  Vladivostok : les maisons, les eglises, les grands bâtiments,  modernes. L'accès de l'atelier, la haut sous les toits se fait par une échelle  de  meunier. A plus de 80 ans cela maintient en forme. Il m'a fait un très beau cadeau : une petite peinture des années 50. Comment le remercier ?

Dans le quartier chinois de Vladivostok
Vladivostok dans tous ses états

Très étonnante, les petites sculptures : de la peinture modelee  ! Comme si la figure s'était échappée  du tableau.

Mon cadeau, comment remercier?
Vladivostok, j`aime!!!!!
Avec Angelica et Tamara nous sommes allees voir les tigres

Angelica est commissaire d`exposition au Musee d`Histoire.Elle voyage dans toute l`Europe et l`Asie dans le cadre de son travail. La scenographie de ce musee est magnifique.  C`est un jeune designer  qui est aux manettes. Je ne pourrai pas le rencontrer, il est en stage a Moscou. Les tigres? Tres bien nourris,  ils font la sieste et rien ne les derange. C`est a 2 heures de routes de Vladivostok. Bien que tres occupee, Angelica  a consacre sa journee pour nous conduire en voiture.  Tamara en avait tres envie.

Repus, les tigres dorment comme de gros chats.
Dans le parc tigres et chèvres vivent en paix. Le paradis? S`il   n`y avait  rien dans les ecuelles ce serait  sans doute autre chose!
En d`autres temps...

Il s`agit d`une photo tirée de l`album de famille de Larissa Andersen, mon amie de haute-loire, immigrée russe, aujourd`hui décédée . C`est grâce a elle que je peux me débrouiller dans la langue  et que j`ai rencontré les amis russes qui m`accueillent tout au long du voyage. Elle est à l`origine de cette aventure, il est temps que je vous en parle.

Hier soir, Tamara a fait une conference sur Larissa.

Larissa Andersen

Larissa est, pour beaucoup, à l'origine de ce voyage et cela mérite quelques explications avec un retour en arrière. 


Le russe je l'ai choisi comme deuxième langue au collège. Pourquoi ? Cela nous emmènerait trop loin. Je l'ai appris, comme on peut apprendre une langue à l'école puis, comme beaucoup, j'ai rapidement oublié jusqu'à ce que je rencontre Larissa Andersen.

Larissa avait presque 80ans lorsque j'ai été frapper à sa porte. Elle passait dans notre petite ville de Haute-Loire (Yssingeaux) pour une vieille dame un peu étrange. Entourée de chiens et de chats, de chinoiseries (au sens propre) et d'amis qui ne parlaient pas notre langue.Pour tout dire beaucoup la considérait comme une enfant gâtée, un peu fantasque. Gâtée elle ne l'avait pas toujours été et elle ne l'était pas non plus, comme toute immigrée détachée de sa terre natale. Nous avons été complices pendant plus de 25 ans sous l'oeil intrigué de ma famille qui trouvait cette relation un peu encombrante.

EPISODE 1

Larissa est née à Khabarovsk, sur le fleuve Amour dans les années 1910 (sa coquetterie, ne nous permettra pas de savoir vraiment). Fille d'un officier de l'armée blanche, elle a du émigrer en chine tout d'abord dans le nord à Horbin. Elle avait 11ans . plus tard elle a survécu en partie grâce aux parents de Veronica (voir étape Ukraine) qui était propriétaires d'un grand hôtel de la ville et lui offrait quelques cachets pour danser (Veronica est aujourd'hui dans la misère).Larissa a présenté ses premiers poèmes dans un cercle de poètes immigrés russes. Ils l'ont encouragée à poursuivre. Elle a quitté Horbin pour Shanghaî où elle a continué de mener sa vie de saltimbanque avec des hauts et des bas, comme dans toutes les histoires d'immigrés. Dans les années,50 Mao est arrivé au pouvoir et les Russes ont été alors« tracassés ». Lorsqu'elle a rencontré un français, Maurice Chaize, qui travaillait dans les messageries maritimes ( l'import export avec l'Asie). Elle a choisi de se marier et de partir de la Chine qui était sa deuxième patrie. Elle a pu, malgré tout, emporter avec elle ses costumes de danseuse, ses photos et ses objets personnels, un trésor en soi. Cette partie de sa vie (avec Maurice) est la frange dorée du tissu, un peu ravaudé : l'Inde, l'Afrique, le Vietnam, Tahiti...puis, le temps passant ,Yssingeaux où Maurice avait décidé de se retirer puisque c'était son pays d'origine.

Lorsque, pendant nos « cours de russe » (elle était un peu sourde, et moi pas très bonne !), Larissa jetait en vrac sur la table mal débarrassée, ses lettres, ses poèmes et ses extraordinaires photos des années 30-40, je me trouvais à la fois transportée et embarrassée. Que faire de tout cela ? Je n'avais ni les compétences, ni le temps pour faire le tri.

EPISODE 2

Le bloc URSS a éclaté dans les années 90 et ,dans le même mouvement ,les archives ont été ouvertes. Les russes se sont intéressés à leur mémoire et en particulier à celle des immigrés. Tamara Kaliberova, journaliste à Vladivostok ,s'est penchée sur l'histoire de ce cercle de poètes de Horbin et elle a tiré le fil. Beaucoup étaient décédés, mais elle a retrouvé Larissa a Yssingeaux. Elle a fait le voyage puis, elle en a fait beaucoup d'autres pour écrire le livre « Larissa Andersen " Seule sur le pont" ». Ce livre contient les poèmes, l'histoire de sa vie, des photos et la correspondance. Il a remporté un prix à Mocou et la télévision russe est venue à Yssingeaux. Comment Tamara a t-elle réussi ce tour de force avec un salaire de 300 euros par mois ? Grâce a de généreux donateurs que j'ai pu rencontrer et dont je vous parlerai un peu plus loin. Une belle exposition "Chine-Russie" a eu lieu au Musée d'Histoire à Vladivostok, avec les costumes, les photos, les manuscrits, elle restera dans les annales (je vous ai déjà présenté Angelica).

EPISODE 3

J'ai fait le voyage de retour de Larissa en m'arrêtant chez les amies de Larissa que j'avais rencontrées à Yssingeaux, Veronica, la très touchante Tamara à Poltava en Ukraine, Tamara à Vladivostok. Beaucoup d'autres sont décédées. Ces dernières n'avaient pas fait le bon choix lorsque Staline a fait un geste en ouvrant les portes de la Russie aux immigrés dans les années 50, pour les rediriger, très vite, vers le goulag ou les maintenir dans la misère physique et morale. On ne vit pas très vieux lorsque l'on a cassé du cailloux ou abattu des arbres en Sibérie. Je me souviens de Tatiana et de l'énergie avec laquelle elle portait ses énormes valises à la gare de Retournac malgré son corps lourd et fatigué ; mais aussi d'Anna à Odessa : Je devais remettre 100 euros à Anna de la part de Larissa lors de mon voyage à Odessa, il y a environ 25 ans. Cette somme représentait 3 mois de sa retraite. J'ai déniché Anna au fond d'un labyrinthe d'immeubles sordides dans la banlieue d'Odessa dans un misérable appartement. Elle était aveugle. Lorsque je lui ai demandé, de manière un peu indiscrète, ce qu'elle comptait faire de cette somme, elle m'a répondu sans hésiter qu'elle allait la garder pour payer une tombe, afin de ne pas être enterrée dans la fosse commune. Elle voulait une croix sur cette tombe. Cette croix elle l'aura portée toute sa vie. A l'aéroport, lorsque je suis repartie d'Odessa, elle m'attendait avec un petit paquet de choux farcis pour Larissa. Ses yeux aveugles cherchaient à me trouver. Elle avait retenu la date et l'heure. Toutes ces femmes avaient, et ont encore, en commun un regard clair et un merveilleux sourire.Elles ont vieilli ensemble de chaque côté du rideau de fer, chacune à sa façon. Larissa est décédée il y a 4 ans à l'âge de 102 ans (peut etre plus)

EPISODE 4

Tamara me passe le bébé. Il s'agit de trouver un traducteur et un éditeur en France. Mais comment traduire les vers de Larissa dont la musique est aussi importante que le texte ?

Larissa,  chez moi, sous l`oeil perplexe de  ma fille  Agathe (octobre 1997).Tamara avait posée cette  photo sur la table de nuit dans ma chambre a Vladivosok.
Larissa danseuse
La chasse aux tigres, Larissa détestait mais les paysages de la Coree du Nord etaient sublimes et les chasseurs si beaux!
Un tout petit poème d`une femme bohème qui  a connu la solitude loin de son pays natal qu`elle n`a jamais revu. L`aurait-elle reconnu?
La maison  a Yssingeaux
Larissa et Tamara en Haute-Loire. Toute une histoire!
Une histoire qui  a valu a la ville une renommée internationale. La television russe chez moi a Yssingeaux.

C`est une photographie prise par Veronica. Je l`ai decouverte avec beaucoup d`autres chez elle en Ukraine,

La cerisaie

Ceux qui ont aidé Tamara, ses généreux donateurs, comme je les ai nommés plus haut, ont reussi , malgré la catatrophe  économique des années 90 , à créer des entreprises florissantes a Vladivostok. Ce ne sont pas des oligarques, mais des gens entreprenants, créatifs ,  travailleurs  et généreux . Ils sont passionnés par l`histoire de leur pays et contribuent  a son developpement culturel. Je vous en présente deux qui m`ont ouvert leur jardin secret : Tamara Vavilova, qui  a réussi dans les  metiers de bouche et s`est fait construire un petit Versailles sur l`ancienne maison de bois de ses parents au bord de la mer,  et Boris grand dévoreur de livres (comment trouve t-il le temps?) qui nous a  emmenées a la pêche sur son bateau. Il  a été aux petits soins pour ses invités. 

Tamara, une figure Felinienne.
Ce jour la, elle avait ouvert son jardin a tous
Un beau decor pour se prendre en photo

Comme a la maison, tout le monde se dechausse pour sentir la douceur du gazon et la fraicheur de l`eau. Les enfants jouent  a cache cache en pietinant les pivoines et les parents s`embrassentt. Tamara est ravie. Elle nous  invite  a déjeuner dans la pénombre de l`immense salle a manger. La, elle  a peut reposer ses pieds fatigués .

Le "Mos", une sorte de limonade a base de fruits d`ete, c`est delicieux

Partie de pêche

Le bateau de Boris est magnifique. Il nous attend quelque part dans le port, au milieu des cargos  que l`on décharge . Tout estt prêt !


Boris est attentif a chacun, il est là  pour le dernier coup de main, juste au moment ou on en a besoin.
Arsene  a plongé  une quarantaine de minutes pour aller marcher sur le sable au fond de l`eau et nous ramener ca!
La pêche ? C`etait un peu la pêche miraculeuse, un plein grand bacha!

L`Alliance francaise

Comme  à chaque étape dans une ville  importante, j`ai pris contact avec l`Alliance Francaise.  Cela  fait plaisir de parler francais, d`emprunter des livres et de faire de belles rencontres. La cerise sur le gâteau ! Elena, la directrice de l`Alliance  est une artiste et elle m`a ouvert les portes desgaleries pour me faire rencontrer ses amis et  Tatiana ...

Elena

Elle aime les couleurs et la peinture, comme moi. L'Alliance est tout à côté du port et de la plage. A l'Alliance, on travaille d'arrache pied jusque tard le soir pour faire rayonner la culture française.  La plage? On n'y va pas. Peut-être le dimanche et un peu plus loin. Des plages, il  y en a partout sur cette côte,  travaillée  comme de la dentelle.

Tatiana, une des  "fées - clochettes"de l`Alliance.

Tatiana est née, en Extrême Orient de parents ukrainiens. Son papa est originaire de Poltava, la ville d'Ukraine dans laquelle j'ai passé 2 mois. Comme il avait choisi une carrière militaire, il a été muté très  loin vers l' Ouest, comme beaucoup. Lorsqu'il a fallu choisir, au moment du démantèlement de l'URSS, la famille avait fait son trou et elle est restée. Aller voir les parents en Ukraine est compliqué aujourd'hui.  Tatiana a passé un an en France comme assistante, elle parle français comme vous et moi, elle est aussi  douée d 'un vrai talent de pédagogue  (entre autres ). Elle m'a donné des leçons de russe et si j'avais eu la chance de rencontrer un professeur comme elle sur mon chemin, il me semble que j'aurais un peu moins patiné.  La Russie? Elle un  avis très sage sur son pays. Pas de fièvre,  ni d'emballement mais des arguments. Elle a 24 ans.




Parler du voyage

J'ai été invitée  à parler de mon voyage avec des  "étudiants" qui participent  aux groupes de conversation à l'Alliance.  C'est un public extraordinaire. Pour beaucoup ils travaillent très dur (informaticien, professeur, medecin, juriste...) et après une journée chargée, ils viennent partager leur passion pour la cuture française.  Leur concentration  est extrême car je ne parle qu'en français.  Des deux côtés, on aimerait prolonger, mais chacun doit reprendre son chemin. Bien sûr je les ai tous invités à venir me voir en France.  Tatiana m'a envoyé des photos. Bien que n'aimant pas mettre en ligne des photos de moi, je fais de temps en temps l'exception et   celle-ci me fait rire, on dirait que  je suis atteinte du syndrôme de l'âme russe et suis en communication avec le Ciel. Je m'aperçois aussi que j'ai beaucoup maigri, alors c'est aussi pour que vous ne soyez pas trop surpris lorsque je rentrerai.

C'est drôle!
Ils sont tous étonnants, mais nous n'avons pas eu le temps...

Vladivostok, ce n`est pas un adieu, mais un au revoir.

13 juillet, je m`envole pour Novossibirsk (6 heures de vol), ensuite le train jusqu'à Perm (  le R.G comme disent les russes, car ils n'utlilisent  pas le terme "transsiburien"). 28 heures entre Novossibirsk et Perm, une paille. Sauf que c`est l`été  et le train est plein a craquer. Marina  et Michael m`attendent. Je serai le 15 au soir a Perm, peut-peut-être un peu fatiguée.

Les cadeaux et les livres sont partis par la poste.
J`ai repris une dernière fois le petit chemin  ( tropinka) qui conduit a la maison de  Tamara.

Le hasard des rencontres, Nargiza en arrivant, Marouza en repartant. Marouza fait de delicieux kebab (végétariens! ) dans un petit estanquot (orth?) de la rue Fokina. Elle est charmante, toujours souriante. Elle a laissé ses 4 enfants a Tachkent pour venir travailler a Vladivostok . Elle envoie de l'argent pour les aider. C'est la grand-mère qui s'en occupe (il y a de bonnes grand -mères! ) Comment vit-elle ici? Je ne sais pas.

Marouza, ouverture de la page  avec l`Ouzbiekistan, fermeture avec l`Ouzbiekistan
1 commentaire

Oliver

Intéressant ! Je ne m'attendais pas du tout à ce que Vladivostok soit comme ça

  • il y a 5 ans