Le dimanche est consacré au repos et à la préparation de la suite du voyage. Après Silvia et Popayan, nos prochaines destinations, notre objectif est Salento, un joli village, situé à 380 km de là. Le trajet pour atteindre la ville la plus proche, Arménia ou Pereira, peut se faire en bus en deux fois 3 h 30, avec un changement à Cali. Après pas mal de scénarios, qui continuent jusqu’au lendemain, nous optons pour Pereira, Arménia ayant mauvaise réputation.
La tête farcie de trajets, nous décidons de demander un taxi pour nous rendre au grand centre commercial non loin de l’hôtel. Il n’est pas aussi grand que nous le pensions, nous en avons vite fait le tour, faisons quelques courses et déjeunons de lasagnes sur place. Pour changer du riz… Nous rentrons à pied ; cela fait environ 1,5 km et beaucoup de familles se baladent.
Le lendemain, pour nous rendre à l’aéroport d’Ipiales, nous faisons appel à Uber. Impec, un chauffeur est là 5 mn plus tard. Comme nous avions pris nos précautions, nous arrivons très en avance dans le petit aéroport et patientons dans le hall. Nous sommes les premières à nous enregistrer, ce qui ne nous empêche pas d’hériter de sièges sur les ailes… L’avion de la Satena est tout petit, 18 places seulement, ce qui nous permet d’être à la fois près de la fenêtre et du couloir !
Arrivées à Popayan, ville de 350 000 habitants, nous parcourons à pied les 500 mètres qui séparent l’aéroport du terminal de bus. Nous achetons notre billet pour nous rendre à Silvia, à 50 km. Il nous en coûtera 24 000 pesos pour nous deux, c’est-à-dire 5,50 €.
Silvia est une ville de 30 000 habitants, située dans la Province du Cauca, à 2 500 m d’altitude, on redescend un peu. Elle est surtout célèbre pour son marché du mardi matin, très coloré. Pour nous piloter et nous faire découvrir la culture Misak, nous avons fait appel à Viviana et Victor, qui disposent également de deux chambres d’hôtes. Nous nous rendons à leur maison à pied ; ça grimpe dur, mais c’est assez court.