Du désert aux vignes

Publiée le 19/02/2022
La soif du désert nous a mené aux vins mexicains !

Les alentours de San Quintin d’où nous repartons sont une succession de champs poussiéreux, de vergers, de serres et de fraisiers. Et oui il y a beaucoup de fraises dans le coin et des dizaines de travailleurs s’activent dans les champs pour la cueillette même le week-end. 

Après 70km nous faisons du stop pour gagner un peu de temps. Bien calés à l’arrière du pick up qui nous emmène par chance jusqu’à Ensenada. Cette ville est une des plus visitée de la région (et beaucoup par les californiens) notamment pour ses vins et sa gastronomie. 

Étonnant champs de fraisiers
Quelques quartiers poussiéreux …
Le petit coup de pouce
Hôtel mission Santa Isabela

La « Ruta del vino » dans la « valle de Guadalupe »

On s’accorde une journée tranquille à la découverte de ce vignoble local produisant 80% des vins mexicains. Arrivée par les missionnaires espagnols en 1880, la vigne est maintenant développée sur environ 60 domaines sur la base de cépages français (sauvignon, cabernet, syrah, grenache, malbec…). Un chauffeur très sympa nous conduit sur 4 différents viniculas avec de superbes salles de réception et multiples choix de dégustations. C’est plutôt clinquant pour attirer un tourisme haut de gamme. Un domaine propose même des tours d’hélicoptère. Mais on nous présente peu d’explications sur la production. 

Avec des conditions très sèches (seulement 200 à 300mm d’eau par an) et beaucoup d’évapotranspiration, il leur faut irriguer (aux gouttes à gouttes) des rangs de vignes deux fois plus espacés que chez nous. Les rendements varient de 5 à 10 hectolitres/ha, soit 10 fois inférieurs aux nôtres. Les bouteilles se vendent donc assez chères (20 à 60$) et dépassent les 13 degrés d’alcool. Nous dégustons bien sûr de bons et surprenants blancs, rosés et rouges, avec une pointe de nostalgie pour notre douce France. 

Valle de Guadalupe
Place à la dégustation
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Très joli domaine
Ensenada

L’étape suivante jusqu’à Rosarito semblait facile mais finalement tout est contre nous. Cela commence par une franche crevaison en sortant de la ville sur une grande route (une épine de 2cm), puis nous nous rendons compte que la route côtière est en fait une autoroute interdite aux vélos. Cela nous oblige à prendre les petites routes intérieures qui commencent par un col de 400m. Et cette journée non radieuse amène également une pluie bien froide. 

Il fait 12 degrés dans la soirée avec du vent et des averses, on n'était plus habitués à ce temps là. Alors qu’au même moment Los Angeles est en alerte canicule hivernale et bat des nouveaux records de chaleur (31 degrés en février, où est le problème ?). 

Petit col mais ça monte quand même sous un crachin breton
Plage de Rosarito (et gros complexes touristiques...)
2 commentaires

JackdeFleury

Les U.S. sont en vue! Vous tenez le bon bout!

  • il y a 4 mois

LoloPet

Pas de crampes avec le vin rouge….😉

  • il y a 4 mois