Phongsaly, rendez-vous en terre Akha-nue

Publiée le 29/04/2019
5 jours de trek dans les montagnes du nord du Laos, logés nourris chez les chefs de village des tribus Akha!

Après Oudomxay où nous passons une nuit, nous prenons un bus pour rejoindre Phongsaly. On fait bien d’arriver en avance car la soute se remplit vite avec notamment un vélo ! C’est un grand bus standard et avant de rentrer on doit enlever ses chaussures et les mettre dans un sac plastique. Nous voilà partis pour 8 bonnes heures de bus à serpenter dans les montagnes. La vue est belle, nous 

suivons un cours d’eau en contre bas, assez large et peu profond où l’on aperçoit hommes et femmes les pieds dans l’eau à récolter/pêcher on ne sait trop quoi.

On s’arrête manger dans un resto de bord de route, on prend du sticky rice et des pousses de bambous que l’on dégustera dans le bus. Certaines pousses sont bonnes avec un goût assez neutre, mais d’autres sont très amères et on est content d’avoir le mélange d’épices dans lequel les tremper ainsi que le sticky rice !

Nous dormons à la guesthouse de l’agence de trek et nous avons un jour off avant le départ. La veille au soir du jour J on rencontre notre guide qui nous explique sur une carte le parcours que nous allons emprunter et les villages dans lesquels nous nous arrêterons. Nous avons rendez-vous le 12 au petit matin à 6h30 pour le départ de notre trek. On passe au marché à 6h pour acheter des cahiers et stylos que l’on distribuera dans les villages. La veille on avait déjà acheté des semences de légumes dans le même but.

Coucher de soleil à Phongsaly

On part finalement vers 8h, et l’on passera cette première journée avec un autre groupe qui font un trek de 3 jours, on partira dans des directions opposées le lendemain matin après une première nuit dans un village.

On prend d’abord un minibus un peu pourri pendant une heure pour rejoindre un petit port isolé sur un fleuve. Notre guide, Khamhak de son vrai nom mais appelé Mr.Bean par ses collègues est assis dans le coffre du minibus sur une chaise en plastique, ça promet !! Onprend ensuite un bateau pendant environ 40min où l’on aperçoit quelques buffles d’eau sur les rives.

En route

On peut ensuite commencer à marcher sur un sentier peu emprunté puis on troc nos chaussures pour nos sandales afin de traverser plusieurs fois une rivière. Je ne remettrai d’ailleurs pas mes chaussures de tout le trek car je suis trop bien dans mes sandales bricolées.

Derrière le guide
Pause déj

Oui, petit aparté. Quand on s’est cassés la figure en scooter au Cambodge, une des sandales d’Eva a cassé à un endroit et j’ai pu la réparer simplement. Mais le lendemain c’est une de mes sandales qui 

a lâché et là j’ai du faire des plus grosses modifications !! 

J’ai juste gardé la semelle et je me suis fait des Huarache avec des cordes que j’ai trouvé. Il faut que je trouve de la Paracord quelque part pour uniformiser le tout mais je pense que ce ne sera pas avant Hanoï !

Réparation 1/2 au Cambodge !

Pendant ces cinq jours de trek le déroulement de chaque journée sera assez similaire. On arrive en général entre 15h et 17h dans le village dans lequel on va dormir et l’on va directement vers le point d’eau pour se doucher ! Il y a soit un morceau de bambou coupé en deux dans la longueur qui récupère l’eau un peu plus haut et permet de se mettre dessous, soit un mini bassin/puit de rétention dans lequel on puise l’eau avec un seau pour se le verser dessus. Il y a souvent quelques enfants venus se laver également et ils restent à nous regarder. Pour Eva c’est un peu plus contraignant, les femmes en général se lavent en gardant une « serviette » autour d’elles et se versent l’eau dessus puis se frottent en passant la main. Pour que ce soit plus simple, je tiens donc la serviette d’Eva devant elle pour la cacher le temps qu’elle se lave. Ce qui est étonnant c’est que les femmes qui allaitent laissent leur sein à l’air même après avoir allaité parfois ! On en profite pour laver short, t-shirt et sous vêtements que l’on étendra sur le bambou à linge !

Avant que je tienne la serviette !

On va ensuite chez le chef de village chez qui on va dormir. Toujours le même rituel, des petits tabourets qui font 20 cm de haut sont sortis, puis on nous sert du thé. En effet c’est la seule manière de boire de l’eau ici car ils récupèrent l’eau de la rivière, la font bouillir et font infuser du thé, sauvage ou cultivé. On remplira tous les jours nos gourdes avec cette boisson. On fait ensuite un tour du village avec notre guide, ils nous montre les points de vue pour faire des photos et on s’arrête à certains endroits s’il y a des choses particulières à voir, comme une femme qui tisse, l’école du village, ou encore un petit atelier de forge !

Atelier forge
Métier à tisser
Vie et vue du village

Dans certains villages des enfants nous suivent, et le 3eme soir Eva s’est amusé avec les enfants en leur courant après pour les attraper. Jusqu’à ce qu’ils reviennent comme si de rien n’était et qu'Eva ne leur cours de nouveau après, en faisant fuir les quelques porcelets qui se trouvaient là par la même occasion !

Tour du village
Kids
Kids
Kids
Kids

Quasiment chaque famille élève en effet des cochons, ainsi que des poules, canard, vaches et buffles d’eau. En Asie du sud-est à la campagne, les animaux ont un rôle important. En dehors du fait d'élever des animaux pour les manger, les animaux protègent la maison et l’environnement proche de tous les insectes et petits animaux dangereux. Les poules principalement qui vont gratter partout, manger les araignées, s’attaquer aux serpents, scorpions… sans quoi on en retrouverait partout dans la maison !

L'heure du grain!
Meuuh
À la queue-leu-leu
Petit tour en buffle d'eau !

On retourne chez le chef du village en attendant que le dîner soit servi. Ici, c’est les femmes qui font à manger, enfin … c’est les femmes qui font à peu près tout ! Elles vont au champs la journée, elles ramènent de l’eau, du bois pour le foyer de la cuisine, elles tissent, elles cousent… la plupart des hommes ne font rien, et restent à la maison à fumer du tabac, et pour certains de l’opium qu’ils (elles?) cultivent abondamment. Les femmes préparent donc à manger et nous servent sur une petite table ronde. Le riz est mis dans des paniers en bambous par terre, le reste est disposé dans des bols sur la table. Au menu nous aurons eu droit à : de la verdure (des plantes du même type que le morning 

Glory), des champignons, des œufs en omelette, des aubergines, des haricots, des pousses de bambou, du chou, de la tomate, toujours cuit… et on a aussi eu sur la table des grenouilles, du poisson, du crabe, du poulet, que l’on leur a laissé savourer dans leur plus grande incompréhension ! 

On n’aurait néanmoins pas pu trouver plus local et libre que ces animaux là !

Un foyer
Un autre
Table - panier de riz -  bancs

En accompagnement chez certains chefs ce sera du LaoLao maison, le fameux alcool de riz, plus ou moins bon et fort ! On fait tchin avec un petit « chipatow » en en langage akha, ou encore « he jiu » (qui littéralement veut dire « boire du vin ») dans la tribu chinoise où l’on était le deuxième soir, et selon les gens c’est soit cul sec soit gorgée par gorgée.

Les femmes nous servent donc, et repartent dans la cuisine, car oui, les hommes mangent en premier ! Ils mangent assez vite d’ailleurs (tant mieux pour les femmes !) puis une fois qu'ils ont fini leur repas ils apportent la table dans la cuisine où les femmes mangent à leur tour.

Lao Lao

Plus tard on se met au lit, les chambres sont des espaces surélevés situés autour de la pièce à vivre et fermées par du tissu en guise de rideau. Au sol sont dressées des nattes puis des fins matelas mais durs un peu comme des futons, on y dort très bien !

Réveil le matin au son du coq. Bon, pas le premier coq qui chante à 4h, mais celui de 6h du mat !

Il fait déjà bien jour, petit tour aux toilettes, enfin petit tour dans les buissons alentours, pas de toilettes ici ! Khamhak nous amène une bassine d’eau pour se laver le visage et se réveiller puis on attend ensemble le petit déjeuner… qui, en Asie est globalement identique au déjeuner et au dîner. Non, pas de Miel Pops dans les villages !

On se met ensuite en route à travers la montagne pour rejoindre le village dans lequel on va déjeuner le midi. Aux différentes entrées des villages on peut voir une « porte » faite de deux simples bambous plantés dans le sol avec un autre bambou reposant sur les deux premiers auquel est accroché un genre de rosace faute en bambou tressée. Ces portes sont dressées uniquement quand il y a des fêtes traditionnelles. À ce moment là personnes n’entreou ne sort du village pour ne pas faire entrer les mauvais esprits.

Porte pour fêtes traditionnelles
Parcelle brûlée
Parcelles brûlées dans le paysage

Dès le début du trek on voit de nombreuses parcelles de jungle brûlées. Après explications ce sont les futurs champs de riz pour cette année, car ils pratiquent la culture sur brûlis.

La culture du riz : 

Ici ils cultivent le riz sur les pentes de la montagne. Ils ne font pas de terrasses, et sèment directement dans les pentes. Pour ce faire voilà « l’itinéraire technique » de cette culture :

Fin janvier début février ils coupent tous les arbres et broussailles d’une parcelle donnée. Ils attendent ensuite environ un mois ou plus pour tout faire brûler. Ils, ou plutôt elles, récupèrent les branches moyennes qui n’ont pas brûlées pour s’en servir de bois de chauffe pour le foyer de la cuisine. Les grosses branches servent à faire une clôture tout le long de la parcelle pour empêcher notamment les vaches en liberté ou les buffles d’eau d’y aller. Tous les végétaux restants sont ensuite brûlés une deuxième fois. Le terrain est maintenant propre, les souches des arbres sont toujours présentes sur une hauteur d'un mètre environ. La terre est maintenant bien visible au sol, bien que recouverte d’une couche de cendre. Une cabane en bambou est alors construite sur la parcelle qui servira d’abris (soleil/pluie) pendant les travaux au champ.

Non, ce n'est pas de la brume!
Cabane dans le champ

La prochaine étape sera le semi. Pas de plantation comme dans les rizières en terrasse. Quand la saison des pluies est là, armée d’un bambou pointu, une femme fait un trou dans la terre, à environ 4cm de profondeur. Puis une autre met les grains de riz, environ une dizaine dans chaque trou. Cela a lieu en mai, et il faudra attendre novembre pour la récolte !

Semis
Construction couverture de toit pour cabane

Le riz sera ensuite stocké dans des petits bâtiments carrés sur pilotis, puis sera mangé tout au long de l’année ! La parcelle qui a servi à faire pousser le riz ne sera pas réutilisée avant 4 ou 5 ans, et tous les ans le procédé pour nettoyer les parcelles recommence donc.

Bâtiment de stockage pour le riz

On n’aura donc pas respiré l’air le plus pur pendant ce trek, car le deuxième brûlage était en cours dans pas mal de parcelles. Nous n’avons pas senti de gêne particulière, par contre c’est dans certaines habitations où la fumée était insupportable ! En effet entre les hommes qui fument, en utilisant un Bang en bambou, et surtout le feu de la cuisine l’atmosphère est parfois très enfumée à en faire pleurer! Bien que les murs soient de simples planches juxtaposées ce n’est pas vraiment suffisant pour évacuer la fumée et il n’y a pas de fenêtre dans ces maisons !

Cuisine

Sur notre route on croise des femmes qui vont et viennent des champs, dans leur habits traditionnels et portant leur paniers sur leur dos. Seuls les femmes portent les vêtements traditionnels, les hommes ont arrêté il y a des années. Il s’agit d’un ensemble en coton, planté, récolté, filé et tissé par leurs soins, et teinté ensuite dans un bain indigo fait à partir des feuilles pilées de la plante du même nom.

Femme Akha
L'apprentissage au plus jeune âge
Coiffe
Femme Akha
Jeune mariée : coiffe sans ornements

Sur leur tête, une coiffe. Elles la porteront dès le mariage. Pendant un ou deux mois le tissu sur la structure restera vierge, ensuite y seront ajoutés broderies et divers ornements en argent transmis pour la plupart de génération en génération. Ici les « femmes » se marient vers 15/16 ans, pour porter leur premier enfant vers 17/18 ans. Une fois mariés, le mari et la femme dorment dans des chambres séparées, et ne se rejoignent que pour faire des bébés ! Quand leur premier enfant se mariera, ils dormiront ensemble pour que le nouveau couple dorme séparément !

N’importe quelle fille ne peut pas se marier dans la famille ! En effet c’est l’aînée qui doit être la première à se marier. Si un jeune homme convoite une fille il doit donc se renseigner pour savoir si c’est l’aînée ou si l’aînée de la famille est mariée !

À la naissance, le cordon ombilical est conservé dans un petit monticule de terre entouré de bambou. 

On vient de voir dans un musée au Vietnam que certains groupes ethniques gardent un morceau de cordon ombilical ( repéré pour savoir à qui il appartient) de chaque nouveau né dans un tube de bambou. Quand quelqu’un meurt on retire son cordon du tube pour l’enterrer avec lui. Il y a peu être quelque chose de ce style chez les Akhas !

Monticule pour cordon ombilical

Le panier qu’elles portent est soutenu par le front via une sangle. Une planche en bois reposant sur les épaules permet à la sangle de ne pas frotter sur les épaules et le haut du dos ( déduction personnelle).

Système de portage

Pour notre dernière nuit, alors que l’on était dans la chambre (à regarder un épisode de The Walking Dead avec Khamhak) on entend le chef qui se met à crier on se sait trop quoi. On sort alors pour constater qu’il y a un départ de feu devant la maison ! Pleins d’hommes sont déjà là à faire des va et vient pour vider des gros bouts de bambous (diamètre de 20cm env sur un bon mètre de long) remplis d’eau. Le feu est rapidement maîtrisé et éteint mais ils s’en ai fallut de peu. En effet juste à côté se trouvait un gros tas de bois quasiment contre la maison (et les chambres dans lesquelles on dort), et si le feu s’était propagé dedans cela aurait été impossible à éteindre avec les moyens du bord et il se serait propagé à la maison. Ça a continué à crier dehors pendant plusieurs minutes car le chef de famille n’était pas hyper content bizarrement ! Il s’avèrera que c’est la belle fille du chef qui a commencé un feu pour brûler quelques déchets et est parti sans le surveiller. Heureusement le chef du village était dehors et a vu une lueur anormale et a pu lancer l’alerte à temps !

Notre trek touche à sa fin et nous repartons pour 3h30 de marche pour rejoindre le port et éventuellement prendre un bateau s’il y a des gens. En effet c’est le nouvel an Lao et la plupart des locaux ne travaillent pas. L’année dernière Khamhak avait dû piquer un bateau et ramer pour rejoindre la destination. Nous n’aurons pas droit à ce folklore, il y avait bien des gens au port ! Après un copieux déjeuner de l’autre côté de la rive (sticky rice, salad e de concombre, salade de haricots, blettes vapeur, œufs dur, sticky rice bouilli dans feuille de bananier avec cacahuètes), nous partons pour rejoindre la guesthouse à Phongsali. Mauvaise idée que ce gros repas avant la route. Des trous partout, des pentes et des virages, on est secoués dans tous les sens mais on arrive une heure plus tard à destination, sans avoir rendu notre repas !

Les pieds un peu sales!
Khamhak, toujours entrain de déconner!

On croise en arrivant de nombreux groupes de personnes trimballant des « Rockets ». En effet pour le nouvel an il y a un lancer de fusées artisanales conçues avec un long bambou d’au moins quatre mètres auquel est rattaché à son extrémité la réserve de poudre et la mèche d’allumage. Chaque groupe possède des chemises différentes, ils sont pour la plupart jeunes, et se rendent au stade (d’où sont lancées les fusées) dans la remorque d’utilitaires de chantier, avec de la musique et despoubelles remplies d’eau. C’est aussi la fête de l’eau qui a pour but de faire venir l’eau pour les cultures de riz, et donc tout le monde s’arrose dans tous les sens.

Après une douche express on part donc au stade voir ces fameuses fusées s’envoler. Mais on arrive trop tard. Non pas que toutes les fusées aient été tirées (il doit y en avoir une bonne trentaine) mais l’une des premières lancée a atterri dans la colline d’en face et a du continuer à brûler … entraînant un début d’incendie. Les lancers ont donc été stoppés et les camions de pompiers qui étaient sur place sont partis vers le feu. Forcément en pleine saison sèche ça prend bien ! 

Plusieurs personnes habitants dans les maisons au dessus de l’incendie envoient de l’eau par bassines et avec le jet d’eau à proximité des habitations. Plus de peur que de mal, le feu n’est pas violent, c’est toutes les broussailles au sol et les feuilles mortes qui brûlent mais ça ne prend pas aux arbres ! Ça fait déjà beaucoup d’incendie en deux jours, alors quand on apprend le jour même l’incendie de Notre Dame, c’est le summum !

Tous prêts à lancer les fusées... Ou pas!

C’est la fin de notre séjour à Phongsali et également dans ce beau pays qu’est le Laos.

Cette expérience du trek est inoubliable et tellement enrichissante tant dans ce qu’elle t’apprend que dans les questions qu’elle te fait te poser.

Un mode de vie « simple » dont les tâches quotidiennes servent à répondre à un besoin primaire. Des techniques de construction, d’artisanat, et une vie en extérieur et dans la nature.

Dans le même temps, le manque de connaissance, de remise en question, notamment sur le rôle des femmes, et le contact qu’ils ont avec le monde moderne donne une image très contrastée de ce que sont ces « Hill tribes » aujourd’hui.

Notre guide pense que d’ici 10 ans il y aura eu beaucoup de changements et que ces villages vont plus ou moins disparaître, ou du moins le mode de vie sera bien différent.

De plus en plus de jeunes partent travailler en ville pour gagner de l’argent, et donc tout change de plus en plus vite. Les femmes achètent du shampoing auprès de revendeurs au port ou directement en ville. Je ne sais pas pourquoi elles font ça mais elles achètent uniquement des shampoings unidose dans une ribambelle ressemblant à s’y méprendre à des préservatifs. Et chaque paquet fini par terre ou dans la rivière, avec tous les produits chimiques qu’ils contiennent. Dans les allées du village c’est un peu la déchetterie, surtout des déchets de bois mais aussi de plus en plus de plastique ou de déchets industriels. 

Je ne leur jette pas la pierre. Ça me fait plutôt réfléchir à nous, occidentaux. On trouve toujours répugnant les endroits comme ce qu’on a pu voir quotidiennement au Cambodge où le plastique fait parti des rues, en villes comme à la campagne. Les gens qui jettent directement leur déchets plastiques dans la rue devant chez eux… On pense forcément à l’environnement et tout ce qui va avec, mais se pose-t-on la question de nos déchets à nous ? Nos déchets on ne les voit pas, ils disparaissent dans les camions poubelles puis on n’en entend plus parler. Et on croit inconsciemment qu’on pollue moins que ces pays… est-ce vraiment le cas, avec nos mode de vie ? Je ne pense pas, mais tout est « propre » alors ça fait mieux ! Bref je vous laisse méditer ;-)

Quelques photos en vrac ...

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"bye bye"
Dans les "ruelles"
Les enfants s'occupent souvent de leur petits frères et sœurs
Couveuse
Papillon
Cueillette fruits sauvages
Hey
Salle de classe
Sunrise
Charrue tirée par buffle d'eau - oui il y a quand même des hommes qui travaillent
Enfants dans manguier
Vue du village
Homme fumant du tabac, mais vu ses yeux, homme fumant de l'opium régulièrement !
Un de nos nombreux copains
....un autre
Sur la route

En route vers le Nord du Vietnam maintenant où nous restons que quinze petits jours !

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