Rapa Nui

Publiée le 16/11/2018
5 jours sur une terre qui en fait rêver plus d'un !

Départ pour Rapa Nui

Le réveil sonne, il est à peine 5h30... Nous nous habillons et bouclons les sacs. Nous faisons un gros bisous à Carla avant de descendre prendre le métro. Nous avons eu un super accueil durant ces deux jours ! Nous espérons bien la revoir en France dans quelques mois avec Camila et sa petite famille.

Le trajet en métro se fait très vite. Nous nous arrêtons pour aller prendre le bus qui mène à l'aéroport. Autant le métro était presque vide autant nous avons bien eu peur de ne pas rentrer dans le bus. Gentiane passe à peine, elle fera d'ailleurs le trajet coincée entre les nombreux voyageurs et les portes du bus. Heureusement nous n'en avons pas pour très longtemps.

Le bus nous dépose devant l'aéroport, il est 7h. Notre vol n'étant qu'à 9h30 nous allons pouvoir nous reposer un peu et avancer le blog. Enfin c'est ce que nous croyons à ce moment là ! Il y a une foule pas possible pour l'avion ralliant l'île de Pâques (qui s'appelle en réalité Rapa Nui) et nous avançons à allure d'escargot... d'abord l'enregistrement puis les contrôles de police et enfin la douane. Il est ainsi 9h10 quand nous arrivons à la porte d'embarquement. Autant dire que ce n'est pas ce jour là qu'on a avancé la rédaction (ça aurait pourtant été une bonne chose étant donné le retard que nous avons accumulé, vous vous en êtes rendus compte !).

Nous qui nous attendions à un petit vol dans un petit avion nous nous retrouvons dans un énorme Airbus de 47 rangées de 9 places, on vous laisse faire le compte. Pas de chance cette fois, nous sommes en plein milieu. Nous ne pourrons pas profiter de la vue. Ceci dit ce n'est pas vraiment un problème pour Alex qui a déjà commencé un film ! Nous avons en effet chacun une tablette avec film, jeux et musique, ça faisait longtemps que nous n'avions pas fait un vol long courrier.

Les 6h de trajet ne se font pas sentir et le pilote nous annonce déjà l'atterrissage imminent. Nous retrouvons le sol tout en douceur. Ça y est, nous sommes sur la fameuse Rapa Nui !

Dehors il fait chaud et humide, cela nous rappelle la Réunion. Nous apercevons déjà l'un des volcans de l'île. Nous passons acheter le pass pour accéder aux différents sites puis nous allons chercher nos bagages. Les valises arrivent et commencent leur tour sur le tapis roulant mais personne ne les récupère. Ça ne tarde pas à devenir un véritable bazar. N'ayant pas assez de place, elles se mettent à tomber de tous les côtés jusqu'à ce que certains des agents viennent les placer au milieu. Commence alors le jeu de "pouvez vous me passer ma valise ? celle la...non pas celle la... la negra ?..oui mais pas celle la...non l'autre... oui ! celle ci !!". Nos sacs ne sont toujours pas là et nous nous amusons à observer tous les touristes s'essayer à ce petit jeu ou bien à monter sur le tapis sans tomber pour arriver jusqu'à sa valise avant de faire le trajet inverse.

Passer un moment, nos bagages arrivent enfin et nous allons chercher la navette qui doit nous amener au camping. Nous avons l'agréable surprise d'être accueillis avec des colliers de fleurs !

Les 5 minutes de trajet nous permettent de découvrir la ville d'Hanga Roa avant d'arriver au camping qui se trouve juste au bord de l'océan. Nous nous croyons presque de retour à la Réunion : de grandes falaises de roche volcanique noire où viennent se fracasser les vagues. Au bout du terrain destiné aux tentes trônent 3 moais. Pas de doutes nous sommes bien dans cette île mystique et pleine d'histoire  qu'est Rapa Nui.

On nous fait faire un rapide tour du camping avant de nous montrer notre tente. Nous nous installons tranquillement puis allons faire un peu de cuisine. Il est encore assez tôt et nous décidons d'aller faire un tour de la ville. Nous allons en profiter pour voir ce qui est proposé en terme de location de vélos, scooters et voitures. Nous sommes surpris de déjà croiser quelques moais et sculptures. Il n'y a pas à dire, ils sont beaux et impressionnants ces géants de pierre. Nous achetons au passage quelques légumes et jettons un coup d'oeil aux prix dans les nombreuses supérettes. Comme prévus les prix sont hauts, bien plus qu'au Chili, mais il y a pas mal d'écart d'un magasin à l'autre. Nous constatons d'ailleurs que dans certains il n'y a que des touristes et dans d'autres que des locaux, un indicateur qui ne trompe généralement pas. Nous reperons aussi le point wifi de la ville qui fonctionne bien mieux que celui du camping pour nos futurs appels à la famille. 


Nous rentrons finalement, déjà émerveillés. Juste avant d'arriver nous sommes interpellés par une vingtaine de drapeaux noirs plantés dans le sol tout autour d'une propriété. Ils sont accompagnés de plusieurs panneaux de revendications qui nous explique que l'hôtel situé juste derrière se trouve sur le terrain d'une famille Rapa Nui. Cette famille aurait été forcée par l'état à vendre son terrain afin d'y construire un hôtel à touristes... l'appât du gain à encore frappé. Nous nous interrogeons sur la part d'argent des touristes qui revient réellement aux locaux, encore une fois.

Lorsque nous préparons à manger nous faisons la connaissance de Charly et Estelle, encore des français (ils sont partout !!), eux aussi en voyage depuis plusieurs mois. Nous apprenons assez vite que ce sont des voisins : des lyonnais, et qu'ils habitent même juste à côté de chez le papa d'Alex. Ils sont là depuis presque une semaine et font le trajet en sens inverse du notre. Nous leurs donnons des conseils sur l'Amérique du Sud et surtout le Chili et la Patagonie où ils vont juste après. A l'inverse ils nous indiquent tous les bons plans sur l'île et en Nouvelle Zélande. Ils quittent Rapa Nui seulement un jour avant nous, nous aurons le temps de nous revoir. Encore une super rencontre ce soir !

C'est donc des étoiles plein les yeux que nous partons nous coucher, impatients d'être à demain !

Rues désertes de Santiago
Un avant goût à l'aéroport de Santiago
L'avion est immense à notre grande surprise
C'est parti !
Aéroport de l'île de Pâques
Récupération des bagages
Arrivée fleurie !
Le bout du camping
En face de notre tente !
Camping Mihinoa
On a le sourire en tout cas
Premier moai !
Église d'Hanga Roa
Un deuxième !
L'île aux chevaux

Premier jour de visite !

Jeudi 25 octobre :

Première nuit sous la tente dans notre camping au bord du Pacifique.
Le réveil se fait en douceur et nous avons hâte d'ouvrir la tente pour découvrir le temps.
Aujourd'hui le temps se lève un peu, il y a du vent mais nous apercevons du ciel bleu.
Nous partons préparer le petit-déjeuner en nous faisant le programme de la journée.

Le programme est de partir à pied le long de la côte pendant quelques 10km pour découvrir à travers les sentiers quelques ruines, moaïs, grottes en tout genre.

Les sacs sur le dos avec nos sandwishs, nous avons hâte de commencer la balade.
Nous débutons par longée le bord de l'océan de Hanga Roa pour arriver au début du sentier du littoral.
Les premiers moaïs sont déjà là et nous prenons tout notre temps pour découvrir ces visages de pierres volcaniques que nous sommes venus voir.

Nous passons à proximité du musée de Rapa nui où un arrêt s'impose pour en apprendre un peu plus. C'est parti pour le point culture !

L'île de Rapa Nui a été formée il y a plus de 200000 ans par l'éruption de plusieurs volcans. Une île a immergé de l'océan au fur et à mesure du temps jusqu'à que l'activité cesse bien avant l'arrivée des premiers habitants.
Plusieurs théories ont été décrites sur l'origine du peuple qui a colonisé ce petit bout de terre isolé. Une est sortie du lot au fil des découvertes et ce serait bien une origine polynésienne.
Les habitants de polynésie connaissant très bien la mer auraient alors navigué sur des doubles canoës très grands type Catamaran afin de parcourir l'océan à la recherche d'une nouvelle terre.
Cette terre fut celle de Rapa Nui, une des terres les plus isolées au monde.
Peu de choses sont connus encore sur la culture Rapa Nui car entre 1722 et l'arrivée d'un navigateur hollandais le jour de Pâques (lui procurant son nom) et d'autres expéditions comme celle du français Pierre Loti au XIXeme, peu de choses ont été rapporté sur ce peuple et ses coutumes.
Ce n'est que grâce aux fouilles archéologiques commencées seulement à partir de 1914 et aux transmissions orales que nous connaissons un bout de leur histoire.

Les scientifiques sont assez d'accord pour dire que les premiers habitants sont arrivés entre l'an 800 et 1000 après JC. De cette période jusqu'au XVIeme siècle, le culte des moaïs fut à son apogée. Ces grandes statues de pierre volcaniques taillées dans la montagne et déplacés au 4 coins de l'île étaient d'une très grande importance pour les Rapa Nui.
Ils devaient représentaient les ancestres et l'importance de chaque tribu formée sur l'île. Ils faisaient partis intégrante de grand cérémonial dont nous apercevons les vestiges aujourd'hui.  Des chiffres ahurissant avec presque 900 moaïs fabriqués dont la moitié déplacés à la force des bras sur l'île. Certains pouvant atteindre 10m de haut. Un véritable travail de toute une vie pour tout un peuple.
L'histoire raconte qu'à partir du XVIeme siècle, une guerre entre chaque éclata pour contrôler les ressources. Fini le temps des moaïs. C'est le début de la tradition de l'Homme-oiseau.

Cette tradition était une compétition qui se déroulait chaque année au volcan Ranu Kau où un village a été construit à flanc de falaise. Chaque athlète choisi de chaque clan par un Chamane devait alors dévalaitla falaise de plus 300m de hauteur pour sauter dans les eaux de l'océan afin d'atteindre un petit îloy rocheux. 2km à la nage pour atteindre ce "Motu" afin de capturer le premier oeuf d'un Matura, oiseau migrateur venant faire son nid.
Une fois cet oeuf récupéré, l'athlète devait faire la même route afin de rejoindre la terre ferme et de présenter en premier l'oeuf et devenir roi de l'île pour l'année entière. Une sacrée performance qui a perduré jusqu'à la quasi extinction de la population à cause de l'arrivée des colons espagnols ramenant des maladies encore inconnues pour ce peuple.
On dit qu'il restait une centaine d'individu et aujourd'hui plus de la moitié de l'île sont des descendants des Rapa Nui. Une civilisation qui n'a pas encore révélé tous ses secrets.

Nous repartons du musée avec beaucoup de réponses apportées sur cette culture particulière.

Devant nous, se dressent plusieurs moaïs faisant dos à l'océan. Nous pouvons qu'être admiratifs devant un tel lieu, appelé Ahu Tahai. Ahu signifiant socle , estrade où sont posés les moaïs.

La randonnée se continue par un chemin côtier.
Nous entrons dans le parc naturel Rapa Nui. Les tickets tamponnés, nous continuons notre route en direction de plusieurs points de vue et monument.

Il fait un temps superbe et le soleil tape fort mais il y a un vent très fort. Nous essayons de nous abriter un peu du vent et à l'ombre pour manger nos sandwish maisons. Autour de nous quelques chevaux parmis les nombreux de l'île qui sont en liberté et nous regardent de loin.
Arrivés au dessert, ils n'hésitent pas à se rapprocher à quelques mètres pour voir s'il y a pas un petit bout pour eux.
Nous nous remettons rapidement en route en essayant de leur donner un trognon de pomme, sans succès.

Le prochain point d'intérêt est déjà là. Nous arrivons à une grotte dans laquelle une femme rapa nui s'est réfugiée pour échapper à une mort certaine. La grotte Ana Kalenga. Ana signifiant grotte en rapa nui. Nous pouvons s'y engoufrer chacun notre tour. Le passage du début est un peu étroit et sombre mais passé les quatre premiers mètres, nous pouvons nous mettre debout et avancer encore un peu.
La grotte donne alors sur l'océan avec deux ouvertures de chaque côté. De ce fait, la réfugiée pouvait couvrir ses arrières. La vue est vraiment géniale. Gentiane prend le temps de bien observer la grotte qui a quelques airs de tunnel de lave que nous avions visité à la Réunion.

Après être remontés dans la lumière, nous pouvons contempler le point de vue de la falaise en apercevant les ouvertures de la grotte également.

Il est temps de continuer notre chemin. Notre prochain arrêt est l'Ahu Te Peu, un site en ruine montrant les différentes dispositions des habitations autour de chaque cérémonial représenté par les moaïs. Des constructions toutes en pierres dont il ne reste plus grand chose.

Nous quittons maintenan la côte pour retourner dans les terres. Au bout de quelques kilomètres, une nouvelle grotte s'invite sur notre chemin. L'Ana Tepu est un immense hangar naturel qui servait essentiellement aux anciens à stocker de la nourriture et de l'eau pour garder la fraicheur. Il y a également des plantations importantes juste devant l'entrée. Nous y restons un long moment à observer ses recoins. Des couleurs très belles et un vrai tunnel de lave. Nous ressortons quasiment au bout d'une heure pour reprendre la marche. Il nous reste encore pas mal de kilomètres avant de rentrer au camping.

Notre dernier point d'intérêt n'est pas des moindres car il s'agit de l'Ahu Akivi. Le site représente 7 moaïs regardant l'océan. Ce serait un hommage aux premiers explorateurs qui ont découvert l'île et ses recoins habitables. Ces 7 moaïs sont majestueux et nous restons assis devant eux quelques instants à les regarder. C'est assez apaisant.

Nous nous remettons en marche pour rentrer au camping.
Encore 6km que nous allons faire à pied. Plus de chemins mais c'est par la route que nous finissons la randonnée du jour. Nous arrivons au camping en fin de journée avec tout de même presques 25km dans les pattes.

Nous retrouvons Charlie et Estelle dans la cuisine et nous nous racontons nos journées respectives.

Demain on s'attaque un autre site sacré chez les Rapa Nui, un site où se déroulait une compétition extrêmement difficile afin de devenir roi de l'île. C'est le rite de l'homme-oiseau. 

Aujourd'hui il fait beau
Un homme pressé
Style ahuri
Toujours regarder derrière un moai :)
La journée s'annonce belle !
Le site de Tahai
Tahai
Entrée dans le parc de l'île
Arrêt à la grotte kakenga
Une fois à l'intérieur
Deuxième ouverture
Toujours en compagnie
Sortie de la grotte
Deuxième grotte
Immense hangar naturel
Entre ombre et lumière
Qui dit grotte volcanique dit couleurs multiples
Une dernière avant de retrouver la lumière
Ahu Akivi
Un petit compagnon de plusieurs kilomètres
Une dernière avant de rentrer

Rano Kau et le mythe de l'Homme-poisson !

Vendredi 26 octobre :

Avec la fatigue de la randonnée, nous avons bien dormi. Le vent a soufflé toute la nuit mais le bruit des vagues se fracassant sur les rochers nous a bien bercé.

C'est parti pour le petit-déjeuner que nous prenons quasiment ensemble avec Charlie et Estelle. Nous prenons le temps car le site que nous visitons n'est pas très loin du camping. Nous sommes très bien placés.

Nous prenons de quoi manger pour le midi et nous nous mettons en route.
Sur le chemin nous nous arrêtons pour observer une nouvelle grotte. Nous descendons par les escaliers à flanc de falaise pour arriver dans une petite crique où une grotte est creusée. La particulatiré de celle-ci est qu'elle présente de nombreux pétroglyphes. Ce sont des dessins rupestres laissés par les Rapa Nui. Ceux-ci pouvaient représenter des animaux marins, canoës, divinité...etc.
Le site est bien protégé.
Aujourd'hui il y a toujours un peu de vent mais le ciel s'est un peu couvert. Il ne pleut pas, c'est le principal.

Nous reprenons la direction du site d'Orongo perché sur le volcan Rano Kau. C'est le village où les athlètes participant à la compétition de l'Homme-oiseau se préparaient et attendaient le signal pour partir. Nous avons hâte de le découvrir.

Mais avant cela il faut monter progressivement jusqu'au sommet du Rano Kau dont la vue sur le cratère est vraiment splendide. On vous laisse admirer les photos. Une fois arrivés au sommet, la vue devient plongeante sur le cratère où il y a une lagune. Le cratère est parfaitement rond avec une petite ouverture côté océan comme si on avait croqué dedans.
Une super découverte.

Le chemin se profile tout le long du cratère jusqu'à arriver au village d'Orongo.
Présentation des tickets, nous entrons et nous avons la chance d'avoir devant nous un tour organisé avec guide expliquant la tradition. Nous profitons d'être là pour écouter attentivement et discrêtement.

La tradition de l'homme-oiseau a succédée à celle des moaïs. Après la guerre entre les différents clans, cette solution a été toute trouvée pour mettre fin au conflit.
Un homme de chaque clan désigné par un chamane devat participer chaque année à la compétition avec comme récompense de régner sur l'île pendant 1 an.
La compétition était extrêment dur et se déroulait généralement autour de septembre sur notre calendrier. Le mois où le premier oeuf était arrivé sur le petit ilot à 2km des côtes.
Toute le village d'Orongo est fait de telle sorte que toutes les habitations avaient la vue sur ce Motu (ilot) où un garde était posté pour donner le signal.
Au signal, chaque concurrent se jeter à flanc de falaise, dévalant pas moins de 300m afin de plonger dans les eaux. Après une bonne petite nage de 2 bornes, ils récupéraient l'oeuf et ils devaient faire le chemin inverse le plus rapidement possible.
La traversée est rude et dangereuse. Beaucoup ont péri noyé ou croqué par les requins rodants aux alentours.
Beaucoup ont aussi chuté de la falaise bref une récompense à la hauteur du danger.
Il est arrivé quelques fois que plusieurs compétiteurs réussissaient à ramener l'oeuf ensemble. Ils devenaient alors tous rois et devaient coexister pour prendre les décisions.
Il est raconté aussi qu'un roi à réussi la compétition trois fois d'affilé, un sacré exploit.

Nous finissons le tour du site en admirant les petites habitations de pierres et les beaux panoramas sur l'océan et sur le Ranu Kau.

Nous finissons par sortir du site bien impressionnés de ce que nous avons vu et écouté.

Nous repartons près du volcan et nous nous arrêtons devant le cratère pour manger notre repas du midi.

La redescente se fait assez rapidement et nous arrivons en ville qu'en début d'après-midi.
Nous en profitons alors pour nous poser quelques instans près de l'océan où un spot wifi public a été installé.Le wifi est vraiment meilleur qu'au camping. Nous appelons chacun notre famille pour leur faire profiter du lieu mystique dans lequel nous sommes.

En rentrant par la côte jusqu'au camping, nous prenons le temps d'admirer les quelques surfeurs courageux pour oser surfer proche des rochers volcaniques. 


Nous retrouvons le camping et Charlie et Estelle avec qui nous passons toute la fin de journée.

Pour le lendemain, nous avons décidé de prendre un véhicule pour aller voir les autres sites de l'île. L'idéal aurait été de prendre un scooter pour deux. Le fait de parcourir les petites routes à scooter nous disait bien mais il fallait se résoudre que le temps n'allait pas s'améliorer. De la pluie est annoncée pour le lendemain. N'ayant pas trop le temps de repousser, nous décidons de louer une voiture, où nous serons à l'abris.

La voiture louée pour le lendemain matin, nous pouvons tranquillement nous reposer en pensant déjà aux merveilles que nous allons voir encore une fois.

Pétroglyphes sur la route de Rano Kau
Petite crique !
Belle petite randonnée
On prend un tout petit peu de hauteur
Surprise en arrivant, le cratère de Rano Kau
Début de visite du village  Ongongo
Habitation d'athlète
Tous dans l'attente du départ
Autre vue sur le volcan
Retour dans la ville
Petit spot de tortues
Et leurs surfeurs

Avec une voiture c'est plus simple !

Samedi 27 octobre :

Le temps s'est bien dégradé et de la pluie est bien tombée pendant la nuit. Une fois levés, la pluie s'est arrêtée. Nous partons au petit-déjeuner, nous avons le temps car nous récupérons la voiture qu'en fin de matinée.

Nous préparons nos sacs, la voiture est là. Le contrat signé et les clef en main, nous partons sur la route pour la journée. Avant cela, nous déposons Charlie et Estelle au musée de la ville pour leur éviter de marcher sous la pluie. Ils ont déjà tout visiter, ils peuvent maintenant profiter du temps qu'ils leur restent pour se reposer.
Nous passons à une petite boulangerie et nous prenons la direction du Nord de l'île, à la plage d'Anakena. La plus belle plage de l'île où l'on peut normalement se baigner mais le temps ne s'y prête guère.
Nous arrivons en à peine 15-20 minutes sur le site. Et oui l'île est minuscule.
La pluie s'est arrêtée et malgré les nuages, le site est merveilleux.
Une belle plage sur laquelle se dressent plusieurs moaïs.
Cette plage a servi aux premiers explorateurs d'atteindre la terre ferme car toute la côte est quasimente faite que de falaise et de rochers volcaniques. Pas très accueillant comme lieu.
Un véritable cérémonial avait été érigé en ce lieu, premier endroit visité de l'île.

Nous prenons le temps de photographier ce paysage avec en fond quelques chevaux qui galopent. Des moments vraiment uniques à vivre et ce n'est que le début de la journée.

Nous regagnons notre petit 4X4 pour continuer notre route. Nous quittons le goudron pour de la piste le long de la côte nord.
Plusieurs petits arrêts pour regarder le paysage et également un gros site où des pétroglyphes ont été découverts.

Nous arrivons en début d'après-midi sur un autre incontournable de Rapa Nui, le site de Tongariki.
Le fameux site où 15 moaïs très grands sont au bord de l'océan, tels des gardiens du lieu.
Tout simplement incroyable. Il manque certe le soleil pour donner un peu de couleur au site mais cela suffit à notre bonheur.

Assis dans l'herbe à les contempler laisse vraiment pantois.

Juste derrière nous, le site de fabrication des moaïs domine le paysage. Une grande carrière que les 15 moaïs regardent fièrement.

Nous allons de ce pas au volcan Rano Raraku, lieu de fabrication de tous les moaïs. Comme je l'ai dit presque 900 moaïs ont été taillés dans la pierre de ce volcan. Ce site est extraordinaire pour cela car il possèdent plus de 400 moaïs éparpillés un peu partout sur les flanc de la montagne. Un lieu laissé à l'abandon lors de la chute du culte de ces statues mais un lieu vraiment unique en son genre.

Nous franchissons l'entrée et nous commençons par aller voir le cratère. Comme le Rano Kau de la veille, celui-ci aussi possède une lagune en son centre. Quelques moaïs sont d'ailleurs présents enterrés ou couchés à terre déjà.

Nous poursuivons la visite pour découvrir le site de fabrication. Des moaïs de partout, de toutes les tailles, éparpillés à terre, cassés, renversés...
On en prend pleins les yeux. Par chance encore, un guide français fait la visite à quelques touristes, nous les suivons tranquillement pour écouter les quelques anecdotes mais le site suffit à lui-même pour l'apprécier.

Nous repartons du site qu'à la fermeture. Le reste de la côte, nous la visiterons demain matin avant  de rendre la voiture.
D'ailleurs nous avons prévu de revenir sur le site de Tongariki pour le lever de soleil qui est magique quand le temps est découvert bien sûr.

Le retour se fait très rapidement jusqu'au camping. La journée est passée à toute vitesse et heureusement que nous avions la voiture pour aller vite.

Nous retrouvons de nouveau Charlie et Estelle et nous leur proposons de faire le coucher de soleil ensemble. C'est leur dernier soir, ils repartent demain matin, nous serons déjà sur la route.
Nous profitons de cette dernière soirée ensemble pour échanger nos contacts.
Nous nous reverrons prochainement du côté de Lyon.

Nous regagnons notre tente car demain lever aux aurores pour être au site pour le lever du jour. 

Anakena
Anakena
Arrivée à la plage Anakena
Anakena
En longeant la côte !
Le plus grand moai de l'île
Un site de pétroglyphes impressionnant
Avec la traduction
Arrivée à Tongariki
Majestueux
De longue minutes de contemplation
Un lieu magique
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises
Rano raraku
Plantés là..
Laissés à l'abandon
Taillés dans la montagne
Un lieu unique
Petit reporter
Un lieu unique
Champs de moaïs
A l'échelle !
Alex et les moaïs
Sur la route du retour
Coucher de soleil à Tahai avec Estelle et Charli
Dernières lueurs

De Tangariki à Puna pau

Dimanche 28 octobre :

Le réveil sonne, les sacs sont déjà prêts. Plus qu'à grimper dans la voiture est prendre la route.
Le temps est couvert mais il ne pleut pas. Il fait nuit noir encore. Nous rejoignons le site au bout de 25 minutes de route.
Nous ne verrons pas le soleil très clairement mais 15 énormes ombres qui au fur et à mesure s'éclaircissent au lever du jour. Le spectacle est vraiment superbe de nouveau. Les couleurs du jour ne sont pas les mêmes que la veille, nous repartons pour une série de photos pour immortaliser tout ça.

Satisfaits, nous prenons la route du retour pour visiter les derniers sites avant de rendre le véhicule.

D'autres sites archéologiques où plusieurs moaïs sont à terre sont à visiter.
Nous rejoignons ensuite le site de Puna Pau. Ce site est le lieu de fabrication des Pokao, sortent de chapeaux que les moaïs portent. Ils sont fait à base de pierres de laves rouge et peuvent parfois atteindre des dimensions gigantesques. Eux-aussi transportés dans tous les coins de l'île et positionnés sur la tête des moaïs habilement. Le site permet également d'avoir un panorama sur la ville d'Hanga roa où nous logeons.
Nous repartons assez rapidement pour pouvoir terminer la visite.

Notre dernière visite est l'Ahu Vinapu, un lieu assez étrange car il a été découvert un mur de pierre dont le style rappelle étrangement les incas. Ce lieu a donné le tournis aux scientifiques de l'époque qui ont cru se tromper sur l'origine polynésienne des Rapa Nui. Ils ont cru alors que c'était bien les incas qui étaient venus coloniser ce petit caillou car l'architecture de ce mur est vraiment parfaite et il pourrait se fondre très facilement dans le décor à Cusco au Pérou. Bref depuis que plusieurs autres analyses ont été faites et notamment ADN sur des ossements, les scientifiques n'ont plus de doute sur l'origine polynésienne mais beaucoup de mystères planent encore.

C'est sur cette visite que nous partons rendre le véhicule.
Nous regagnons le camping pour nous préparer le repas. Nous avons la surprise de voir que Charlie et Estelle nous ont laissé pas mal de nourritures avant de partir, nous allons pouvoir nous faire un petit festin.

Nous nous posons pour le reste de la journée. Après une visite de l'île express, nous pouvons profiter pour nous reposer.

Demain c'est le départ pour la polynésie française mais nous avons encore la journée complète à faire en attendant le vol. 

Lever de soleil à Tangariki
Nuageux mais toujours aussi spécial
Clarté du jour
Dernier jour de visite on en profite
Site de Puna Pau
Très gros chapeau
Dernier site de visite
Nouveau compagnon d'Alex

Dernier jour..

Lundi 29 octobre :

Nous profitons de la matinée pour nous reposer mais nous devons rendre la tente avant 10h30. Nous bouclons les sacs et vidons la tente, direction le petit-déjeuner.

Nous allons quand même pouvoir laisser nos affaires dans le camping pour pouvoir aller profiter de se balader une dernière fois.

Nous partons en fin de matinée pour faire un dernier tour du centre-ville et de ses boutiques.
Nous proftions de nouveau dun spot wifi pour appeler Gabriel et Marjorie dans leur nouvel appartement à Lyon. La connexion n'est pas très bonne, beaucoup de vent mais le soleil qui est de retour.

Aujourd'hui ça sera essentiellement rédaction du blog devant le paysage de l'océan pacifique, il y a pire comme lieu.

La journée passe tout de même assez rapidement et nous sommes déposés par le van du camping à l'aéroport.

Les bagages enregistrés rapidement, nous n'avons plus qu'à attendre notre avion. La pluie s'est de nouveau installée.
L'embarquement à bord de l'avion se fait alors sous la pluie. L'aéroport étant petit, nous rejoignons l'avion à pied sur la piste pour s'installer.
De nouveau très bien installés, c'est le même avion de Santiago qui va nous mener jusqu'à Tahiti. 6h de vol avec 5h de moins encore sur l'horloge. 

Notre QG de l'après midi
Déluge pour le départ
Tahiti nous voilà
0 commentaire

2 Voyages | 89 Étapes
Rapa Nui, Île de Pâques, Chili
135e jour (24/10/2018)
Étape du voyage
Début du voyage : 12/06/2018
Liste des étapes

Partagez sur les réseaux sociaux