El sendero de los Quetzales

Publiée le 24/06/2019
Il est 5h et nous sommes attablés devant un solide petit déjeuner. Riz, haricots, oeuf, fruit. De quoi tenir au ventre au moins les premières heures

David et Azul viennent nous récupérer dans un énorme 4x4. Il va nous falloir rouler presque deux heures pour rejoindre l'autre versant du volcan. Nous avions le choix entre l'ascension, plutôt hasardeuse en cette période, du volcan et le sentier mythique des Quetzals. Le camion nous pousse au plus loin sur un sentier défoncé et caillouteux au possible.

Quand je serai grande, je conduirai cette grosse voiture :-):-)
L environnement de cette randonnée

Nous partons donc avec Azul, sac à dos, et un poncho qui nous servira forcément à un moment de la journée. Avant même d'atteindre l'entrée du parc national, notre guide nous montre l'étendue de ses connaissances. Botanique et ornitho. C'est bon, il connait son affaire. La cabane qui marque l'entrée de la réserve est fermée. Bon, on l'avait lu. Parfois on paie un droit d'entrée, parfois non. A droite, le cero Baru est à 3500 mètres. C'est le point culminant du Panama. Nous démarrons 1000 mètres plus bas, depuis la station del Respingo. La végétation, toujours aussi exubérante, nous offre ici un festival coloré de fleurs en tout genre. La première partie de la rando se fait à flanc de montagne. Avec vue sur un panorama simplement fantastique. Les nuages s'accrochent au volcan et les vallées et canyons en contre bas arborent toutes les teintes de vert.

Volcan  Baru
Début de la randonnée, et déjà les fleurs
Fleurs
Fleurs  on commence  par les mauves
Puis les oranges
Orange
Et encore
Azul et moi à chercher l oiseau qui chante

Nous sommes au niveau de la canopé et nous progressons sans bruits en nous arrêtant régulièrement pour identifier, une fleur ou le chant d'un oiseaux. De temps en temps des cohortes de passereaux croisent notre chemin. A chaque fois, ces petites troupes, d'une cinquantaine d'individus de plusieurs espèces nous encerclent comme si nous n'existions pas, jusqu'à s'approcher à moins d'un mètres. Ici, c'est la rain forest. Une forêt ou il pleut souvent. C'est un euphémisme. Nous nous enfonçons dans une épaisse végétation. Il est toujours aussi impressionnant de voir cette accumulation végétal. Les arbres sont difficilement identifiables tellement ils sont recouverts d'autres végétaux. Dans cette entrelacs difficile de repérer autre chose que des plantes.

La tête dans les nuages
La forêt
Volcan  Baru
Volcan  Baru
Initiative du chemin
Des fleurs
Des champignons
Un nid
Parulime  ceinturé
Le même
Anabassite rousse
Os et pic de porc epic

Azul nous montre discrètement, en souriant, le couple d'oiseaux posé à une trentaine de mètres. Ce sont des quetzals. Immobiles, silencieux. Malgré leurs couleurs resplendissantes, ils sont invisibles pour qui n'a pas le coup d’œil. Le mâle, tête hirsute, a deux grandes plumes caractéristiques dans se servaient les indiens pour orner leurs parures. Nous avançons sur un sentier de plus en plus difficile. Ici le bois mort n'est pas la fin de l’arbre. Des troncs énorme, encore droit où couchés supportent mousses, lichen, champignon,épiphytes,fougères et ce n'est que la partie visible. Ça pourrait être ça la forêt primaire. Nous faisons une pause sur un promontoire rocheux en compagnie d'un couple de Québequois qui fait le chemin dans l'autre sens.

Vue en face
Arbre étrange
Autre arbre
Mâle quetzal
Mâle quetzal
Femelle Quetzal
La forêt
Fleurs
Et on avance tout en silence
Un grand arbre
La forêt
Une fleur
La même
La même
Monté au mirador
Vue du mirador
Redecente du mirador
Fleur
On continue
Je commence à fatiguer un peu

Nous poursuivons notre route en nous enfonçant encore plus profondément sous les arbres. Des lianes tombent des houppiers comme des haubans. Des bosquets de bambous entremêlent leurs cannes dans un tressage inextricable. On pourrait y faire une infinité de photos, passer des heures, des jours à admirer ce tableau naturel.

Il est 15h30. Nous sortons nos ponchos. Il nous reste une bonne heure de marche. Le sous bois se fait plus obscure. Le bruit des gouttes sur les feuilles couvre tout, seul le cri des singes hurleurs se détache de cette atmosphère étrange. Nous accélérons le pas car nous avons 2 rivières à traverser. La boue nous remplit les chaussures et c'est avec un certain soulagement que nous retrouvons David qui nous attend au bout de la piste. Nous arrivons au gîte à la nuit. Trempés, crevés mais heureux de cette fantastique journée.

Refuge oiseaux
Roche prise dans les racines d'un arbre
Fleur
Arbre spectaculaire
Nid d abeilles
Arbre spectaculaire
Champions étranges
Plante
Grillon
Insecte
Plante parasite
Liane étrange
Liane étrange
Liane étrange
Euh il commence à pleuvoir fort là, on est encore loin?
Sur la route retour une belle  cascade
Sur la route retour, une belle  falaise
3 commentaires

Papyjeanclaude85

Magnifique reportage. Je vous signale que "moi" mes jambes tiennent le coup !

  • il y a 5 ans
Anna

Annabaty

Ben mes cadets !!!!! On serait fatigués à moins !!!!!

  • il y a 5 ans

Florent

Un beau reportage, merci pour le partage

  • il y a 5 ans
2 Voyages | 354 Étapes
Sendero Los Quetzales, Los Naranjos, Panama
87e jour (19/06/2019)
Étape du voyage
Début du voyage : 25/03/2019
Liste des étapes

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