Treck pour la Cuidad perdida jour 3

Publiée le 13/08/2019
Aujourd'hui on trouve le Graal!. Un moment qui restera à jamais dans nos mémoires.. C'est tellement beau.

Nous laissons une partie de nos sacs au campement. C'est aujourd'hui l'ascension finale vers Ciudad Perdida. Seulement une heure et demi  mais 1200 marches raides comme des échelles. C'est glissant et le palpitant est mis à rude épreuve. La récompense est au sommet.

We leave some of our bags at the camp. Today is the final ascent to Ciudad Perdida. Only an hour and a half but 1200 steep steps like ladders. It's slippery and the thrill is put to the test. The reward is at the top.

Début de notre 3 ème jour
Ascension lente des 1200 marches
L'ascension toujours
Nous y sommes!

Sur une crête largement dégagée, de grands cercles de pierres délimitaient l'emplacement de constructions, aujourd'hui disparues. Ici, au milieu d'une nuée de moustiques, pas de monuments ni de pyramides. Les archéologues peinent à déchiffrer l'histoire d'une civilisation sans écriture où seuls quelques pétroglyphes subsistent encore. Les interprétations sont hypothétiques. Les datations situent la construction de la ville entre 700 et 1600 après JC. Elle serait l'oeuvre des Tayrona dont descendent  les communautés locales.

On a largely open ridge, large circles of stones delineated the location of buildings, now extinct. Here, in the middle of a swarm of mosquitoes, no monuments or pyramids. Archaeologists struggle to decipher the history of a civilization without writing where only a few petroglyphs still remain. The interpretations are hypothetical. Dating places the construction of the city between 700 and 1600 AD. It is said to be the work of the Tayrona, from which local communities descend.

Le cercle , base de l habitation
Notre passeport nous autorisant à pénétrer sur ce site sacré
Palmier endémique de la ciudad perdida
Petroglyphe
Ici les traces de l ancienne cité
Et on continue à monter
La place centrale

Probablement capitale politique et culturelle, la Ciudad perdida dégage une impression de sérénité, elle semble posée sur la canopé. Forêts, montagnes et cascades sont comme des gardiens de cette cité perdue. On sait l'importance de la nature pour les kogis. Le site est fermé chaque mois de septembre pour évacuer les mauvaises ondes apportées par les petit frères. En l'occurrence nous, les touristes. Probablement déserté lors de l'arrivée des conquistadors, la cité a été phagocyté par la forêt. Jusqu'à ce qu'elle soit redécouverte en 1975 puis pillée par les guaqueros, les chasseurs de trésors. Dans les années 2000, seules une poignée de touristes s'aventurent dans cette zone hautement dangereux. Narcotraficants, guérilla, paramilitaires. Aujourd'hui, la sierra nevada a été pacifiée grâce, entre autre, a une forte présence militaires. Nous sommes loin du tourisme de masse mais le site voit tout de même défiler autour de 25000 marcheurs par ans. Avec ses impacts positifs et négatifs. C'est la difficile question du tourisme responsable.


Probably the political and cultural capital, the Ciudad perdida exudes an impression of serenity, it seems to be poised on the canopé. Forests, mountains and waterfalls are like guardians of this lost city. We know the importance of nature for kogis. The site is closed every September to evacuate the bad waves brought by the little brothers. In this case we, the tourists. Probably deserted when the conquistadors arrived, the city was phagocyted by the forest. Until it was rediscovered in 1975 and then looted by guaqueros, treasure hunters. In the 2000s, only a handful of tourists ventured into this highly dangerous area. Narco-trafficking, guerrilla, paramilitary. Today, the Sierra Nevada has been pacified thanks, among other things, to a strong military presence. We are far from mass tourism but the site still sees around 25,000 walkers per year. With its positive and negative impacts. It's à question.

Les fouilles
La végétation est ici reine
Une pause pour une si belle vue
Photo avec Karen qui encadre la marche et Marcos notre super guide
La plus belle vue, c'est  magique et nous sommes sans voix
La récompense est là
Le site est habitué par un Moma, Le chaman de cette region
La case traditionnelle

Après 3 heures de découverte du site. Il nous faut prendre le chemin du retour. Descente  acrobatique. Déjeuner au camp de paraiso puis retour sur le camp de Mamuke. Montées et descentes se succèdent au cours d'une marche rendue plus difficile par la fatigue accumulée ces derniers jours. Nous sommes à chaque fois émus lorsque nous croisons des Kogis ou des Wiwas. Tellement de questions sans réponses. Les hommes mâchent la feuille de coca et tiennent à la main leur poporo. Une calebasse dans laquelle se trouve une sorte de chaux, catalyseur de la cocaïne. La coca est ici un fort marqueur culturelle. Elle est sacrée, à la fois réducteur de fatigue, elle est aussi utilisé par les momas, guides spirituels et chefs de village, un un facilitateur dans les cérémonies chamaniques.

After 3 hours of discovery of the site. We have to go home. Acrobatic descent. Lunch at the paraiso camp and then back to the Mamuke camp. Ascents and descents follow one another during a walk made more difficult by the fatigue accumulated in recent days. We are always moved when we meet Kogis or Wiwas. So many unanswered questions. The men chew the coca leaf and hold their poporo in their hand. A gourd in which is a kind of lime, catalyst of cocaine. Coca is a strong cultural marker here. It is sacred, at the same time reducing fatigue, it is also used by momas, spiritual guides and village leaders, a facilitator in shamanic ceremonies.

Feuilles  de Coca et chaux
Le poporo

A la nuit tombée, tous les marcheurs se retrouvent au dîner. Une cantine des plus cosmopolite. Pour notre groupe Hollandais, Américain, Polonais, Colombiens. De quoi mettre à l'épreuve notre maîtrise légendaire des langues étrangères. Ce campement est aussi l'occasion d'être confronté à une image moins glorieuse des populations locales. Plantées derrière la cuisine, à mendier les restes de repas ou faisant le tour des tables pour quémander bonbons et bibelots. Nous sommes une nouvelle fois face à notre responsabilité de touriste. Chacun jugera

At nightfall, all the walkers meet at dinner. A very cosmopolitan canteen. For our Dutch, American, Polish, Colombian group. Enough to test our legendary mastery of foreign languages. This camp is also an opportunity to be confronted with a less glorious image of the local population. Planted behind the kitchen, begging for leftover meals or going around the tables begging for candy and trinkets. We are once again faced with our responsibility as tourists. Everyone will judge

Kogis attendant près de la cuisine

https://photos.app.goo.gl/k9waQBTHJcSTpyCB8

https://photos.app.goo.gl/k9waQBTHJcSTpyCB8

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2 Voyages | 176 Étapes
Sierra Nevada de Santa Marta, Aracataca, Magdalena, Colombie
132e jour (03/08/2019)
Étape du voyage
Début du voyage : 25/03/2019
Liste des étapes

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